Toute la beauté du monde

Publié le par Vero

De Marc Esposito

Avec Marc Lavoine, Zoé Félix

Franck est un beau célibataire trentenaire, qui a passé sa vie à s’occuper de ses frères et sœurs, puis de l’exploitation forestière de ses parents. De retour en France, il croise le destin de Tina, une jeune maman qui vient de perdre son mari dans un accident de voiture, la laissant seule avec ses 2 enfants. Sur le conseil de son frère, Tina part dans un lieu paradisiaque, histoire de se retrouver…

Il y a le ciel, le soleil et la mer !

C’est une histoire d’amour bien mièvre qui lie ces 2 personnages. Marc Lavoine est tellement transi devant la beauté de Zoé Félix (on le comprend), qu’il en oublie ou bafouille son texte. Quand à elle, son rôle est plutôt silencieux et froid face aux avances d’un homme qui a du mal à comprendre qu’elle a perdu une moitié d’elle-même en perdant son mari, et n’est pas prête à aimer de nouveau.  

 

   On comprend vite que l’histoire n’est pas le centre du sujet, et qu’elle n’est qu’un prétexte pour filmer de magnifiques paysages. Alors, on ne peut que se demander pourquoi avoir un scénario aux dialogues aussi maladroits. On a l’impression que les acteurs récitent une poésie dont ils ne comprennent pas le sens. Cela rend cette petite histoire d’amour bien bancale. Connaissez-vous beaucoup d’enfants de 4-5 ans qui, après avoir passé une journée à la plage, la décrivent comme "gigantesque" …

 

  La bande son doit-elle être aussi présente que l’on en occulte les dialogues ? (là peut-être !) A-t-on besoin des Cranberries à volume maximum pour admirer un coucher de soleil sur la mer ? On peut comprendre que le volume sonore augmente alors que cette jeune veuve se replie sur elle même, et entre dans sa bulle dès qu’elle met ses écouteurs, mais pourquoi les autres personnages ? On en arrive à se demander si ce n’est qu’un énième placement de produit de baladeur MP3 de couleur blanche dont je tairai le nom. Ici, la musique n’apporte rien, juste le souhait de baisser le son.

 L’intérêt principal du film, car il y en a un, réside dans les paysages magnifiques de Bali que l’on découvre en même temps que Tina. Sauvage, vierge, accueillante, Bali est l’île des merveilles où l’on oublie tout. Il faudra voir cet été si les réservations augmentent vers cette destination…

Publié dans Cinéma

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