Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 19:26

Pas_si_simple.jpgJane et Jake ont divorcé il y a 10 ans. Depuis, Jake s’est remarié avec une jeune femme de 25 ans de moins que lui, et Jane est restée célibataire, s’occupant de ses enfants et de sa boulangerie. A l’occasion de la remise de diplômes d’un de leurs enfants, ils vont être contraint à se revoir. Lors d’une soirée un peu trop arrosée, ils finissent dans le même lit…

 

50s love triangle

 

Nancy Meyers fait partie de ces réalisateurs qui savent faire des comédies, de sacrément bonnes comédies ! Après les succès de ‘The holiday’, ‘Ce pensent les femmes’, la réalisatrice de l’excellent ‘Baby boom’ revient en force avec une comédie romantique mettant en scène la difficulté à retrouver l’amour après un divorce quand on est quinquagénaire. Sujet d’autant plus d’actualité que les divorces de couples à l’approche de la retraite devient de plus en plus fréquents.

 

Ici, notre héroïne est tiraillée entre les sentiments qu’elle a envers son ex-mari (Alec Baldwin) et la volonté de se laisser aller à découvrir quelque chose de nouveau avec un parfait inconnu (Steve Martin). Cette sorte de triangle amoureux est loin d’être ridicule, et les sentiments de chaque personnage ne sont pas magnifiés pour rendre certaines situations comiques, et c’est pour cela que malgré le genre choisi, le film reste juste et n’emprunte pas les codes d’une farce ou d’un vaudeville.

 

Le personnage le plus comique de l’histoire est celui du beau fils interprété par John Krasinski (vu cette année dans Away we go), qui est le témoin silencieux des dérapages de ses beaux parents, et cherchent à tout prix à préserver sa future femme de cette vision d’horreur.

 

Pour certains, la sexualité de personnes de plus de 30 ans est considérée comme peu ragoûtante sur grand écran, mais là réside le talent et la subtilité de la réalisatrice. C’est avec un œil amusé et aimant envers ses personnages, qu’elle nous montre ce couple attendrissant qui renoue avec ses premiers émois. Alec Baldwin, même bedonnant, en devient absolument craquant, et Meryll Streep rayonne par son sourire et sa simplicité.

 

« Pas si simple » est vraiment LA comédie de fin d’année qui fait du bien, pendant laquelle on rit, on s’attendrit et on oublie tout pendant un moment.

 

Sortie le 23 décembre 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 23:42

mr-nobody.jpgDans un monde futuriste, un Docteur, au visage entièrement recouvert de tatouages, qui rappellent un autoportrait de Kendell Geers (artiste contemporain sud africain, musicien et réalisateur), demande à un vieillard de se souvenir de moments précis de sa vie. Le vieillard semble atteint de la maladie d’Alzheimer, ne se souvient de rien, à part sa date de naissance : le 9 février 1975. Nemo a aujourd’hui 117 ans, il est le dernier homme mortel sur terre, dans une société aseptisée. Un journaliste lui demande de se raconter. Là, il raconte ses vies, ses choix et ses non-choix, …

 

Un chef d’œuvre esthétique, terriblement troublant

 

C’est souvent en début d’année que l’on prend les plus grosses claques cinématographiques, et « Mr Nobody » fait partie de ces films qui vous mettent ok du début à la fin, et quelques jours encore après. On comprend pourquoi Jaco Van Dormael a souhaité peaufiner son film, méticuleusement le monter, puis remonter pour en extraire l’essence…

 

mr-nobody-main.jpgEsthétiquement magnifique, Van Dormael arrive à faire cohabiter dans un même film des décors futuristes avec des images aux couleurs saturées des années 60, le tout avec une cohérence et une poésie incroyable. Avec beaucoup de tendresse, il extrait la beauté des sentiments de son personnage principal, sa pureté et sa fragilité, dont toute la sincérité et l’émotion passe essentiellement par son regard. Regard hypnotisant face à tout l’amour qu’il renvoie à sa femme, ou plutôt aux femmes de ses vies.

 

« Mr Nobody » apporte une réflexion sur les choix de vie, commençant par le choix d’un enfant à qui on demande de choisir entre son père et sa mère sur le quai d’une gare. Face à ses  2 choix possibles, on pourrait penser que 2 vies bien différentes s’offrent à lui… mais c’est une multitude de vies qui deviennent possibles. Et c’est dans cet enchevêtrement de vies réelles, imaginaires, réalistes, irréalistes, que nous entraîne Van Dormael, en tentant par moment de nous y perdre, tel la mémoire défaillante du vieillard.

 mr-nobody-nemo-jared-leto.jpg

Côté casting, à projet titanesque, équipe de choc : tout d’abord, il faut souligner la performance de Jared Leto, tantôt mari soumis, amoureux transi, vieillard endormi, trentenaire réfléchi, qui une nouvelle fois nous prouve par ces choix filmographiques qu’il n’est pas qu’une belle gueule, mais sait aussi prendre des risques avec des films indépendants. Pour lui donner la réplique à Leto, Sarah Polley méconnaissable en femme dépressive, et Diane Kruger, étincelante de simplicité et de beauté, devenue brune pour l’occasion. On retrouve aussi avec plaisir Pascal Duquenne (Le huitième jour), dont prestation, même courte est très agréable. Mr Nobody sera également aussi le film de la révélation pour Toby Regbo, qui interprète le jeune Nemo, dont la sensibilité rappelle un personnage de Gus Van Sant.

 

Mr Nobody n’est pas un film qui remportera l’unanimité. Pour certains, il sera trop long, trop complexe, pas assez accessible, et pour d’autres ce sera le film qu’on voudra revoir, qui nous taraudera pendant des heures, des jours, … Pour moi, c’est une belle surprise de ce début d’année, et je peux très raisonnablement annoncé que Mr Nobody est indéniablement un des films qui feront partie de mon top 10 des films de 2010.

 
Sortie le 14 janvier 2010

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 07:54

did-you-hear-about-morgans.jpgMeryl et Paul, couple marié mais séparé, sont témoins d’un meurtre et ont été identifié par le tueur. Alors qu’ils pensaient être tranquille et rester à New-York, Meryl est attaquée, et ils vont donc être contraints à quitter la ville pour une destination inconnue... et c’est le Wyoming qui deviendra leur terre d’accueil pour un temps. Là, ils seront obligé de co-habiter malgré les rancoeurs et les reproches qui les ont menés à leur séparation…

Je t’aime… moi non plus

Contrairement à ce que l’affiche du film voudrait laisser croire, les Morgan ne sont pas envoyés dans un pays africain très lointain, mais dans le Wyoming, dans une petite bourgade de cowboys. Dans ce bled, les 2 new-yorkais perdent tous leurs repères, ce qui donnent lieu à quelques blagues plutôt lourdingues, mais qui, heureusement, ne durent pas. L’essence du film étant basé sur ce couple qui s’est perdu et qui va se retrouver face à une situation les forçant à s’entendre. Par moments, on peut se demander si la morale de l’histoire n’est pas un peu trop orienté sur les valeurs de l’Amérique, basée sur la famille, le pardon, l’écoute, la communauté, le respect de la nature, mais après tout, comme on vient voir ce type de comédie, c’est ce qu’on vient chercher : un peu d’optimisme dans ce monde de brutes !

Côté personnage, Hugh Grant fait du Hugh Grant, gentleman sous le charme d’une femme forte et indépendante, lui soumis. On regrette pour lui qu’il passe l’intégralité du film à remonter ses sourcils d’interrogation ou de soucis, face à Sarah Jessica Parker « botoxiser » du front ! (mais qui a tout de même pris un coup de vieux avec sa couleur et sa coupe complètement ringarde). Et malgré cela, un sentiment de joie ou d’émotion peut animer le spectateur (ou plutôt la spectatrice) sensible face à 2 scènes du film : le récit des vœux sous le ciel étoilé, et le dernier plan face à Central Park…

Ou sont passés les Morgan est une petite comédie légère, qui peut redonner du baume au cœur des couples qui battent de l’aile ou des femmes fleurs bleues en manque de romantisme…

Sortie le 20 janvier 2010

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 07:16
Blur---no-distance-left-to-run.jpgAujourd'hui (mardi 19 janvier 2010) sort, uniquement dans les Mega CGR de France, le documentaire : "No distance left to run", a story about Blur.
Le docu retrace l'épopée des "4 membres de Blur lors de leurs répétitions et de leur triomphale tournée de l’été 2009. Agrémenté d’images d’archives inédites ainsi que de nouveaux reportages et interviews, le fil relate les hauts et les bas du groupe, de Colchester and Goldsmiths à leur retour en tête d’affiche aux festivals de Glastonbury et Hyde Park." Pour ceux qui préférent le voir depuis leur canapé, le docu en double DVD sera dispo dans les bacs le 15 février.
Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 23:28

bliss-affiche.jpg Bliss, jeune lycéenne du Texas, passe ses journées entre le lycée, son job de serveuse et les concours de beauté dans lesquels sa mère l’entraine. Jusqu’au jour où elle va s’initier au derby de rollers, et être prise dans l’équipe des Hurl Scouts…

Il devient maintenant récurrent depuis Juno de donner à Ellen Page des rôles de lycéenne rebelle (Rebelle adolescence, Smart people), mais finalement pleine de bonnes valeurs familiales… et malheureusement c’est le piège dans lequel Drew Barrymore et Ellen Page sont tombées.

On se perd dans cette histoire bancale qui mixe l’envie de réussir dans ce sport-spectacle de la jeune fille, sa crise d’adolescence, son amourette, sa relation mère-fille difficiel… et finalement, on se donne si l’intention du film était de montrer les difficultés relationnelles de cette famille moyenne texane, ou bien si ce n’est qu’un prétexte pour remettre à la mode le patin à roulettes.

Côté réalisation, on est déçu de la manière dont sont filmés les compétitions, où l’on sent peu la vitesse des filles sur la piste et leurs hargnes à remporter les courses. Chacune a l’air assez maladroite, tentant de marcher avec ces patins, tel des pingouins sur la banquise. Ce qui est dommage car la photo est très soignée et certains plans vraiment très beaux (quand Bliss téléphone sur un parking, dans le champ de blé, …).

Coté casting, on sent la bande de potes de presque quadra, qui ont encore envie de rester jeunes et qui ne veulent pas se prendre au sérieux : dans le rôle de la grosse lourdingue, Drew Barrymore, dans le rôle de la méchante et trash, Juliette Lewis, et dans le rôle « qui sert à rien », la chanteuse Eve, qui n’a pas fait grand-chose depuis son duo avec Gwen Stefani et qui a fait plus de films que de disques à ce jour !

Un des éléments qui sauve cette légère petite comédie reste sa bande son, et son fabuleux clin d’œil à une icône de la scène américaine underground : Daniel Johnston, et sa célèbre signature : « Hi, how are you ? ». On retrouve sur la bande son : les Strokes, Adam Green, les Ramones, les Breeders, Kaiser chiefs, … (Attention, mais tous ne sont pas sur la BO).

Bliss se résume en petit film maladroit, qui se veut indépendant, mais n’en a pas la superbe. Dommage pour le premier essai de Drew Barrymore en tant que réalisatrice.

Sortie le 6 janvier 2010

 

whip-it-afficheBande originale :
1 Pot Kettle Black - Tilly and the Wall
2 Sheena Is a Punk Rocker - The Ramones
3 What's the Altitude - Cut Chemist featuring Hymnal
4 Bang On - The Breeders
5 Dead Sound - The Raveonettes
6 Blue Turning Grey - Clap Your Hands Say Yeah
7 Your Arms Around Me - Jens Lekman
8 Learnalilgivinanlovin - Gotye
9 Boys Wanna Be Her - Peaches
10 Jolene - Dolly Parton
11 Caught Up in You - .38 Special
12 Never My Love - Adam Green, Har Mar Superstar
13 Black Gloves - Goose
14 Crown of Age - The Ettes
15 Hightimes - Landon Pigg and the Turbo Fruits
16 Unattainable - Little Joy
17 Lollipop (Squeak E. Clean & Desert Eagles Remix)- The Chordettes
18 Doing It Right - The Go! Team
19 Breeze - Apollo Sunshine

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 10:02

Cette année a été plutôt riche en très bons films et pour une fois n’en choisir que 10 fut difficile. Mon choix s’est porté sur des films qui m’ont beaucoup touché, des films dont on ne sort pas sans une émotion intense qu’elle soit triste ou joyeuse, remettant en cause nos modes de fonctionnement, nos avis politiques, nos idéaux sociaux, etc.

 

Boy-aTop 10 des films 2009 :

Boy A de John Crowley

J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

Là-haut de Pete Docter, Bob Peterson

The Reader de Stephen Daldry

(500) jours ensemble de Marc Webb

Harvey Milk de Gus Van Sant

Les Noces rebelles de Sam Mendes

Un prophète de Jacques Audiard

Good Morning England de Richard Curtis

Mary et Max. de Adam Elliot


good-morning-englandCes dernières années, les thématiques sociales sont de plus en plus présentes sur grand écran. Dans notre société en pleine régression et suppression des acquis sociaux, il est bon de se faire rappeler par le cinéma de tous les efforts faits pour arriver où on en est aujourd’hui, ou bien où l’on croyait être : le combat pour la liberté d’exister pour une communauté, à qui la Californie vient de retirer le droit de se marier (Harvey Milk), l’absurdité du besoin de justice de l’Allemagne après 45 (The reader), la quête de la liberté des media qui est encore en danger de partout dans le monde de nos jours (Good morning England), les ravages du milieu carcéral et de nos préjugés sur celui-ci (Un prophète et Boy A)…


 

500 jours ensembleAussi, je ne peux évincer de mon classement des films qui ont su parler à ma définition du couple, de la famille et de l’amitié. En tant que grande idéaliste des relations amoureuses, j’ai été très touchée par 6 personnages : Carl et l’amour inconditionnel qu’il porte à sa femme même après son décès (Là-haut ), Tom et sa vision idéaliste du couple (500 jours ensemble), Xavier Dolan et sa déclaration d’amour à sa mère (J’ai tué ma mère), April,interprété par la grande Kate Winslet, faisant le sacrifice ultime de sa vie de femme pour son mari(Les noces rebelles), et enfin Mary et Max, que la correspondance a su unir malgré leur solitude et mal-être.

 

A ce classement, il manque bien d’autres films, mais tout comme pour le vin, 2009 sera un grand cru de cinéma.




la hautTop 5 des films qui m’ont fait pleurer comme une madeleine :

Ma vie pour la tienne de Nick Cassavetes

Là-haut de Pete Docter, Bob Peterson

L'Etrange histoire de Benjamin Button de David Fincher

The Reader de Stephen Daldry

Mutum de Sandra Kogut


  


Top 5 des meilleurs acteurs

noces-rebellesSean Penn, Harvey Milk

Leonardo Di Caprio, Les noces rebelles

Mickey Rourke, The Wrestler

Tahar Rahim, Un prophète

Andrew Garfield, Boy A

 




Top 5 des meilleures actrices

the readerKate Winslet, The reader

Kate Winslet, Les noces rebelles

Cameron Diaz, Ma vie pour la tienne

Melanie Laurent, Inglorious Basterds

Garance Le Guillermic, Le hérisson

 


 

 

Top 5 des meilleurs réalisateurs

affiche j'ai tué ma mereXavier Dolan, J’ai tué ma mère

Sam Mendes, Les noces rebelles et Away we go

Jacques Audiard, Un prophète

Spinke Jonze, Max et les maximonstres

Terry Gilliam, L’imaginarium du Dr Parnassus

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 10:25

chats persansAshkan et Negar vivent à Téhéran. A leurs sorties de prison, ils veulent monter un groupe de rock, et se mettent en quête de musiciens pour compléter leurs formations, et devront les convaincre de quitter le pays, pour s’assurer un avenir...


Let music free yourself

Tiré de l’histoire vraie du groupe « Take it easy hospital », dont les membres résident actuellement à Londres, « Les chats persan »s met une petite claque à nos idées reçues d’occidentaux sur les libertés exercées dans d’autres pays, comme l’Iran.


Même si la musique qu’ils jouent n’est pas révolutionnaire, emprunt de new wave et de synthétiseurs, qui n’est pas sans rappeler la musique de ‘The Organ’, ce qui nous intéresse est la plongée dans l’univers clandestin de cette jeunesse persane et l’underground de faussaires qui gravitent autour. A la limite du documentaire, Bahman Ghobadi nous emmène dans les rues et les sous sols de Téhéran, où fourmillent une scène underground importante, et où les jeunes générations retrouvent un peu de liberté face au régime en place.


Avec des moyens plus minimalistes, et un tournage rapide (17 jours) réalisé dans la clandestinité, Bahman Ghobadi a réussi un beau tour de maître, malgré une trame un peu trop maigre, qu’on lui pardonne volontiers.


Film récompensé à Cannes, en 2009, par le prix « Un certain regard ».


Myspace de Take it easy hospital : http://www.myspace.com/takeiteasyhospital


Sortie le 23 décembre 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 22:30

http://popmovies.blog.free.fr/public/Avatar/.Avatar-Affiche-France-2-356x500_m.jpgA des années lumière de la Terre se trouve Pandora, une planète dont le sol regorge d’une matière qui pourrait sauver la Terre. Alors que de riches industriels s’apprêtent à exploiter le sol de cette planète, une bande de scientifiques essaient de rentrer en contact avec les habitants de cette planète : les na’vis. Et pour cela, ils ont « cloné » des na’vis qu’ils contrôlent par la pensée depuis leurs vaisseaux, sorte de pilote de ces nouveaux êtres. L’un d’entre eux est un ancien marine, Jake Sully, paraplégique, et qui va retrouver grâce à son Avatar une nouvelle vie et de nouvelles sensations. Son objectif est de sympathiser avec les autochtones et les faire migrer afin que les travaux commencent, mais cela était sans compter sur la rencontre de l’avatar de Jake avec Neytiri, une na’vi, qui va l’initier à leur mode de vie…

 

Fable écolo en 3D

 

Avatar marquera forcément les esprits et le cinéma par sa puissance technique, et le fait d’avoir réussi à réaliser un film en 3D de cette qualité, mêlant les images de synthèse et les images du tournage. On est complètement transporté par le paysage de Pandora, et la végétation qui la compose. L’imagination des dessinateurs ayant largement contribué à créer un univers féerique. Les na’vis, habitants de Pandora, ont aussi un aspect physique aussi attirant et repoussant : mi-homme, mi-chat, mi-singe, et avec la peau bleutée et tigrée ornée de grains de beauté fluorescents… de vrais personnages de science fiction, nés de l’imagination de James Cameron, himself.

 

Et malgré toute cette technique et cet univers fantastique luxuriant, on regrette vite la tournure américaine que prend ce film : l’officier américain qui prend conscience de l’absurdité de sa mission, et qui va se rebeller contre sa hiérarchie, et tenter de sauver ce peuple de « gentils sauvages » respectueux de la nature. Les clichés vont commencer à s’accumuler : les gentils sans défense contre les méchants surarmés, le profit contre la protection des valeurs, le fer contre la terre, l’amour contre toute raison, … face à ce scénario un peu trop simpliste, on se demande pourquoi avoir fait un film aussi long pour en venir là (2h41 tout de même).

 

Et d’ailleurs on se demande aussi si les motivations de Jake Sully, qui dans la vraie vie est cloué à son fauteuil roulant, sont réellement d’aider ce peuple, ou bien est ce que ce n’est pas le fait de se libérer de cette prison et de rester dans son corps de na’vi, libre et agile ?

 

On regrette aussi que la technologie 3D ne soient pas si « au point » que cela. Le filtre des lunettes enlevant beaucoup d’intensité à l’éclat de la végétation multicolores et lumineuses. Sans parler que pour les myopes et astigmates, le port de 2 lunettes superposées n’est pas du plus grand confort !

 

Bref, cette jolie fable écolo, dont le scénario aurait pu être écrite par l’équipe d’Al Gore, Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, aurait mérité un peu plus de budget pour les scénaristes, et un peu moins pour les techniciens…

 

Sortie le 16 décembre 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 23:34

Voici les nominés des Golden Globes, qui se dérouleront le 17 janvier prochain.

Personnellement, je voterai pour : "500 jours ensemble" (meme si Nine le remportera surement),"un prophète" pour le film étranger, "La-haut" en animation,  et pour n'importe quelle serie sauf Entourage...


- Meilleur film dramatique : Avatar, Démineurs, Inglorious Basterds, Precious, In the Air.
- Meilleur comédie ou comédie musicale : (500) Jours ensemble, Very Bad Trip, Pas si simple, Julie & Julia, Nine.
- Meilleur acteur dans un drame : Jeff Bridges (Crazy Heart), George Clooney (In the Air), Colin Firth (A Single Man), Morgan Freeman (Invictus), Tobey Maguire (Brothers).
- Meilleure actrice dans un drame : Emily Blunt (Victoria : les Jeunes années d'une reine), Sandra Bullock (The Blind Side), Helen Mirren (The Last Station), Carey Mulligan (Une Education), Gabourey Sidibe (Precious).
- Meilleur acteur dans une comédie ou comédie musicale : Matt Damon (The Informant !), Daniel Day-Lewis (Nine), Robert Downey Jr. (Sherlock Holmes), Joseph Gordon-Levitt (500 Jours ensemble), Michael Stuhlbarg (A Serious Man).
- Meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale : Sandra Bullock (La Proposition), Marion Cotillard (Nine), Julia Roberts (Duplicity), Meryl Streep (Pas si simple), Meryl Streep (Julie et Julia).
- Meilleur acteur dans un second rôle : Matt Damon (Invictus), Woody Harrelson (The Messenger), Christopher Plummer (The Last Station), Stanley Tucci (The Lovely Bones), Christoph Waltz, (Inglorious Basterds).
- Meilleure actrice dans un second rôle : Penelope Cruz (Nine), Vera Farmiga (In the Air), Anna Kendrick (In the Air), Mo'Nique (Precious), Julianne Moore (A Single Man).
- Meilleur film en langue étrangère : Baaria, Etreintes Brisées, La Nana, Un Prophète, Le Ruban Blanc.
- Meilleur film d'animation : Tempête de boulettes géantes, Coraline, Fantastic Mr. Fox, La Princesse et la Grenouille, Là-Haut.


TELEVISION :

- Meilleure série dramatique: Big Love, Dexter, Dr House, Mad Men, True Blood.
- Meilleur acteur dans une série dramatique : Simon Baker (The Mentalist), Michael C. Hall (Dexter), Jon Hamm (Mad Men), Hugh Laurie (Dr House), Bill Paxton (Big Love).
- Meilleure actrice dans une série dramatique : Glenn Close (Damages), January Jones (Mad Men), Julianna Margulies (The Good Wife), Anna Paquin (True Blood), Kyra Sedgwick, (The Closer).
- Meilleure série comique ou musicale : 30 Rock, Entourage, Glee, Modern Family, The Office.
- Meilleur acteur dans une série musicale ou comique : Alec Baldwin (30 Rock), Steve Carell (The Office), David Duchovny (Californication), Thomas Jane (Hung), Matthew Morrison (Glee).
- Meilleure actrice dans une série comique ou musicale : Toni Collette (United States of Tara), Courteney Cox (Cougar Town), Edie Falco (Nurse Jackie), Tina Fey (30 Rock), Lea Michele (Glee).

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 07:04


Tom Smith et sa joyeuse bande ont de nouveau envahi le Transbordeur de Villeurbanne pour faire découvrir à un public lyonnais restreint son dernier opus : 'In this light and on this evening'. Par rapport à leur dernière venue, on sent que l'engouement pour cet album, volontairement plus électronique, n'a pas pris. La salle est à moitié pleine (ou vide) et moins jeune que d'habitude. Les spectateurs sont déjà conquis par le groupe depuis leur début et ne saurait leur tenir rigueur de cet écart.
En première partie, les Maccabees tentent d'enflammer le Transbo, mais seuls le guitariste et le bassiste semblent vouloir donner à ce public lyonnais de novices une bonne idée de leur son, mais semblent sous influence de substances illicites...
Et malheureusement, on se demande si Tom n'aurait pas consommé la meme chose. D'abord très classe avec sa veste de costume à col mao, dès la 4e chanson, il quitte le haut pour nous laisser admirer sa silhouette svelte et longiligne. Il enchaine les titres, passant de micro en micro, du piano à la guitare, oscillant telle un animal égaré sur scène, semant après chaque chanson un "merci beaucoup" dans un français qui semble être assez bon.
Que tous ceux qui ne sont pas venus le regrette, car l'attitude quasi désinvolte de M. Smith n'a pas entâchée la qualité de sa voix et sa rigueur. Sa voix grave nous transporte jusqu'au célèbre "Camera" , puis nous emporte grâce à un "Munich" qui a su complètement réveillé l'audience.
Bref, encore une excellente performance pour un groupe que j'adore !

091206-Editors-158.jpg
Setlist :

In the light and on this evening
And end has a start
Blood
You don't know love
Bones
Bullets
The bower
The big exit
Escape the nest
Eat raw meat = blood drool
Smokers
Like treasure
Camera
The racing rats
You are fading
Bricks and mortar

_____

Walk the fleet road
Munich
Papillon
Fingers in the factories

Par Absolutvero - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Catégories

Rechercher

Agenda concert

12 au 15/06 : Mylène Farmer (Halle T. Garnier)

14/06 : Oasis (Théatre antique de Vienne)
22/06 : Marylin Manson  (Théatre antique de Vienne)

05/07 : Blur (Fourvière)
17/07 : Tracy Chapman (Fourvière)
20/07 : Olivia Ruiz (Fourvière)
21/07 : Anthony and the johnsons (Fourvière)
23/07 : Jamie Cullum (Fourvière)
25/07 : Bénabar (Théatre antique de Vienne)
26/07 : Peter Doherty et Cold War Kids (Fourvière)

01/08 : Anaïs (Fourvière)
18/08  : Leonard Cohen  (Théatre antique de Vienne)

20/11 : Indochine (Halle T. Garnier)

18/12 : Superbus (Halle T. Garnier)


Syndication

  • Flux RSS des articles

Festivals ciné

Les festivals lyonnais :
Festival Cinéma nouvelle génération
(du 22 au 26/09/09)

Festival du cinéma
(du 13 au 18/10/09)

Toiles des Gones
(du 24/10 au 4/11/09)

Asie expo
(du 03 au 08/11/09)

Festival du film court de Villeurbanne
(du 13 au 22/11/09)

A nous de voir
(du 19 au 29/11/09)

Festival en court
(du 23 au 28/11/09)

Ciné o'clock
(du 27/01 au 02/02/10)

Et les festivals internationaux :
Sundance - Janvier
Berlin - Février
Cannes - Mai
Venise - Septembre
Deauville - Septembre

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés