Etreintes brisées

Publié le par Absolutvero

Aujourd'hui, Mateo Blanco, ancien réalisateur, se fait appeler Harry Caine. Après avoir perdu la vue suite à un traumatisme, 14 ans auparavant, il est devenu scénariste. Le jour où il apprend la mort d'un riche homme d'affaires : Ernesto Martel, de vieux souvenirs reviennent à la surface et plonge Harry dans une profonde nostalgie. Celle d'une histoire d'amour extraordinaire... 

 

L'amour est un bouquet de violettes

 

Les histoires d'amour finissent mal en général, chantait Catherine Ringer. C'est aussi ce que pourrait fredonner Mateo Blanco au sujet de la passion qu'il a vécu avec son actrice principale, Lena (interprétée par Penelope Cruz), sur le tournage des « Filles et valises », une comédie légère dans laquelle elle fait ses premiers pas d'actrice. La passion qui anime nos 2 protagonistes est belle, simple et pure, bien que contrarié. Et ce n'intéresserait personne si cela n'était pas le cas.

 

Pourtant, on est déçu par cette histoire, presque trop simple : une femme, un amant, et un cocu. Jalousie, pouvoir, argent,... qui prend rapidement les aluures d'une banale histoire de séries B, ou de roman-photos, où les amants maudits sont épiés et poursuivis par le malheureux dindon de la farce.

 

Bien entendu, Penelope est magnifique, le maître (Pedro Almodovar, ou Mateo Blanco, au choix!) s'amusant et sublimant sa muse à chaque plan. Les décors sont éclatants, colorés à souhait, sortant presque d'un univers de Jacques Tati.

 

C'est une petite déception avec laquelle on ressort de la projection, face à un épilogue explicatif très long voire pénible et prévisible. Et on se prend à se demander si par ce film Almodovar n'accomplit pas son fantasme avec son actrice fétiche... En un mot, « Etreintes brisées » ne convainc pas vraiment, bien qu'agréable à regarder. Le coche est raté.

 

Sortie le 20 mai 2009

Publié dans Cinéma

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