Rochester

Publié le par Vero

 De Laurence Dunmore

 Avec Johnny Depp, Samantha Morton, John Malkovich

 Le comte de Rochester, deuxième du nom, est un ami et un confident du roi d’Angleterre Charles II. Libre penseur, homme d’esprit et en perpétuelle quête de plaisir charnel, Rochester s’attirera les foudres de certains et l’admiration des autres.

 

 Le film débute par un monologue du comte Rochester (Johnny Depp), qui se présente comme un homme irrespectueux et cruel, dont les mœurs sont censées nous faire éprouver le plus grand dégoût. Un homme dont le langage est cru, et provocateur. Un homme qui se moque bien du qu’en-dira-t-on. Une scène qui semble nous annoncer une série de scènes de débauches sans équivoque. Or, ce n’est pas tout à fait ce qui nous est proposé là. Oui, le sexe a une part prépondérante dans le film, mais n’est jamais montré. La suggestion est "gentillette" et n’a rien de bien choquant, même pour l’époque : tromperies, bordels, putes, homosexualité et sodomies.

 Bien entendu, ce personnage va s’éprendre d’une jeune femme, comédienne, Elizabeth Barry, dont il fera la coqueluche du tout Londres. Par cet amour, il assouvit sa mégalomanie, ses fantasmes théâtraux ainsi que le plaisir de voir une créature modelée par ses soins être érigée au rang d’icône.

Malgré son talent, Johnny Depp ne peut sauver ce film. Le personnage est censé être détestable ? On éprouve à peine de la pitié pour son pathétisme, mais certainement ni de la haine, ni de la colère. Une légère indifférence pour ce vaniteux.

 Que dire des maladresses du réalisateur qui nous donnent le tournis et des troubles de la vision à chaque séquence, des maquillages aussi laids que peu naturels, ou encore de la prothèse nasale de John Malkovitch…

 Tant de médiocrité laisse coi. Pendant ces 2 heures, on ne peut qu’avoir envie de se lever de son siège, afin de mettre un terme à notre agonie.

Publié dans Cinéma

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