Musique

Jeudi 22 septembre 2005 4 22 09 2005 00:00

L'été a pointé son nez dès le mois de juin, ses chaleurs, ses terrasses et ses lots de concerts et festivals. Comme chacun le sait, pour moi les concerts ce n’est pas que l'été, ou alors c'et l'été toute l'année !

 

 

 

Cette saison je la commençais assez tôt, dès la fin mai avec Avril Lavigne à la Halle Tony Garnier, suivi de Kyo au Ninkasi Kao (superbe petite salle de concert qui rappelle beaucoup le Pezner). Avril Lavigne fut plus que décevante, cette minette n'a aucune énergie sur scène, et pourtant depuis son premier album elle tourne pas mal à travers le monde. La grande rebelle de 19 ans est en réalité une grande timide. Heureusement, quelques jours plus tard, mes oreilles furent bercées par la douce voix de Benoît Poher et ses acolytes (Niko, Fab et Flo). Oui, on peut aimer le rock et aimer Kyo, les deux ne sont pas antinomiques. Comme on a pu le lire sur le Rocksound n° 131, où le groupe fait la couverture (c'est une première !) Kyo n'est pas "l'horreur que ses détracteurs veulent jeter aux orties", mais un groupe dont les influences artistiques vont de "Nirvana" à "System of a down" ou "Rage against the machine", qui préfère chanter en français des messages qui vont toucher un plus grand nombre plutôt que de gueuler leur mal être dans des micros avec des guitares saturées.  Bref, une petite salle un concert intime mais très rock, et toujours la même pêche, je leur souhaite bon courage pour leur tournée, et essayez de chanter "L'assaut des regards" et "Tout reste à faire", je les adore !

 

 

En juin, tout s'accélère, on sort les griffes (peintes en noir bien sûr) et les ceintures à clous, en route pour du bon gros son. Tout d'abord, avec Chloé, fidèle serveuse des forces obscures, nous sommes allées voir Slipknot, un petit groupe de l'Iowa (USA) dont les membres ne se présentent à leur public que visages cachés derrière des masques. Je n'entretiendrais pas là de polémique : Slipknot groupe marketing ou non. Bref, ces gros messieurs crient et font du bruit devant un public de tatoués ! Pas mal, mais je ne suis pas plus emballée que ça.

 

 

 

 Heureusement qu'à la fin du mois, le 30 juin, débarque Green Day, LE groupe de punk rock californien qui m'a fait découvrir cet univers rock. Bon, il faut dire que je suis vieille (!) et à l'époque du collège, Green Day ça déchirait un max ! La première fois, je les ai vus au Transbordeur en 1995, le 16 septembre plus exactement. Ce fut mon premier concert toute seule ; là, j'y ai vécu mes premiers émois dans les pogo au milieu de centaines de jeunes à la peau moite, transpirant la bière,...10 ans plus tard et quelques concerts dans les pattes, je ne pogotte que rarement et ménage ma petite santé. Mais la rage de la punkette que je suis sait se réveiller quand il le faut, et là c'est une énergie surnaturelle qui m'a fait entrer en transe. Un vrai show à l'américaine avec confettis et trois potes qui n'ont cessé de sillonner les routes et enchanter nos oreilles de textes forts. Chapeaux bas, je m'incline, au moins ils ne feront pas comme ces abrutis de Blink 182 qui décident de se séparer (oui, l'info est confirmée - cf. Rockmag n° 57 interview de Travis Barker).

Rockement vôtre,

 

 

 

v-dog

 

 

 

 

Par Vero
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 09 2005 00:00

Après le punk rock de Green Day, le mois de juillet s'annonçait sous de bons augures avec ses festivals: Musilac, Nuits de Fourvière et Authentiks.

Le festival de Musilac est encore peu connu mais gagne vraiment à être connu pour les amateurs de festivals sans aimer la foule comme aux Eurockéennes ou à Benicassim. Sur trois jours, la tripotée d'artistes qui se succèdent est tout de même remarquable, et chaque soirée a son thème.

Musilac J1 : la scène française que l'on peut qualifier de festive avec Les fils de Teuhpu, Les Ogres de Barback, La Tropa, la Phaze, La Ruda (Salska) et Sinsemilia. Ca fait quand même du beau monde ! On aurait presque pu inviter les Babylon Circus et la liste était complète ! Bien qu'il faille avouer que la majorité du public se soit déplacée pour Sinsemilia qui nous souhaite toujours '"out le bonheur du monde", le spectacle a eu lieu avant avec les joyeux trublions de La Ruda. Déjà la 3e fois que je les vois en concert et le public est de plus en plus à fond, complètement en transe devant un Pierrot plus survolté qu'un lapin Duracell. Pogo à volonté, des voix hurlantes essayant de scander les paroles d'un Pierrot au débit toujours aussi impressionnant. Bref, un peu plus d'une heure de bonheur, mais mesdemoiselles peut-on souvent dire que ça dure plus que ça ?!

 Musilac J2 : la scène française et internationale se partagen- la scène ce soir là : The Sunday Drivers, the Servant, Sinclair, Saez, Ghinzu et Iggy & the Stogges. Un peu déçue de la prestation des Espagnols des Sunday Drivers dont le single "On my mind" nous avait enchantés, mais on peut tout de même les encourager d'avoir débuté le festival ce soir là, cette place est loin d'être enviée. Suivent alors The Servant avec son chanteur survolté (qui a dû emprunter ses piles à Pierrot, cf. paragraphe ci-dessus) ; bien qu'ils aient bénéficié d'un bon battage médiatique sur les ondes françaises, on sent bien que ces gaillards sont habitués à la scène. Ils sont bons, on en redemande... et les filles craquent face à un Dan Black (le chanteur) dont l'accent (je l'avoue) est tout à fait charmant. Nos yeux se tournent vers notre supernova superstar à nous : Sinclair. Parce que c'est bon comme ça, Sinclair nous montre encore une fois que c'est une bête de se…  euh de scène ! Enfin, celui que j'attends avec une certaine impatience pour ne pas dire une excitation certaine, Damien Saez. Après l'avoir vu en Novembre dernier à Lyon au Transbordeur, j'avoue avoir été charmée par le personnage torturé, presque rock-glam ! Je ne suis malheureusement pas seule à l'apprécier et me fait vite pousser par de jeunes ados qui doivent me trouver bien vieille ! Bref, la prestation de Saez a dérouté les non adeptes du style ; effectivement, quand il nous a demandé de chanter avec lui "Marie ou Marylin", au bout d'un moment on s'essouffle et on chante moins fort, ça l'a apparemment déçu et est parti de scène. Caprice de star ou mise en scène... lui seul le sait et à dire vrai : on s'en fout. Son génie n'est plus à prouver. Ensuite, les Belges de Ghinzu ont mis le feu à un public demandeur d'un peu plus de bruit. Chose promise, chose due, un public en délire, qui en redemande : "Do you reeeeeeeeeeeeeeeeeeeaad me ?", avant de passer à l'iguane : Iggy Pop. Connaissant le personnage et non la discographie, le concert ne m'a pas mise en transe, mais cette énergie émanant de ce petit corps tout musclé de 58 ans ne peut que surprendre. J'ai été d'ailleurs autant surprise par sa musculature que par l'absence de tatouage qu'il présente.

 

Musilac J3 : des impératifs m'ont obligés à retourner dans ma petite capitale des Gaules. La tête d'affiche était alors Franz Ferdinand.

  

Rockement vôtre,

v

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Vero
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 09 2005 00:00
Nous voici partis pour la dernière ligne droite des concerts de l’été : les Authentiks à Vienne. Sur deux soirs s’étalent des concerts de la scène française. Cette année, nous avons eu une soirée rock et une soirée nouvelle scène française.
 
Soir 1 : les Uncommonmenfrommars, groupe de rock français aux influences nofx-ienne, a mis le feu à la scène du théâtre antique de Vienne. Un jeu net, frais, témoigne d’une grande habitude de la scène. On en redemande, mais ils doivent être déjà laisser la place aux  No one is innocent. Bien qu’ayant déjà de la bouteille, le groupe n’est plus le même qu’à l’origine – le guitariste doit avoir mon âge, c’est pour dire (mais un délice pour les yeux) ! Malheureusement, j’ai trouvé qu’il manquait de l’énergie et de la haine, rage de vivre et de protester dans la voix du chanteur qui devrait hurler "La peau". Ce n’est donc pas là-dessus qu’on pogotera ! Alors, on attend patiemment l’arrivée des Mass Hysteria. La chaleur humaine se fait sentir, et les corps se resserrent pour hurler. Enfin arrive Luke. Pour être franche, on se dit finalement que Luke est un groupe bien commercial, qui n’est peut-être même pas assez rock pour passer ce soir-là à Vienne. En réalité, les petits mecs de Luke, on peut le dire, ils déchirent un max ! Plus endurant qu’un lapin Duracell, ils jouent et jouent avec une énergie impressionnante. Entraîné par Thomas (le chanteur), qui nous donne l’impression d'avoir un orgasme à chaque fois qu’il ferme les yeux pour chanter avec une petite moue assez craquante, Luke nous emmène loin, très loin, et surtout ne nous donne pas l’envie de rentrer dans nos chaumières dès le set fini. Sniff…
 
Soir 2 : 2e soirée beaucoup plus calme, au premier abord seulement. On commence par Ridan, qui malheureusement ne nous a pas chanté son single mais a préféré nous parler, et nous parler, et encore parler,… mais on est venu l’entendre chanter le jeune homme ! Bref, on est bien content de voir débarquer La Tropa. C’est frais, c’est sympa, mais ça ne vaut pas la patate stéphanoise, la déferlante verte sur le théâtre antique,… allez les verts ! (une Lyonnaise qui dit ça devrait être pendue sur la place publique, mais pour la continuation et le bon fonctionnement de ce blog nous éviterons toute effusion de sang !). Bref, l’équipe de Mickael enflamme un public à moitié supporter des verts avec : "La France a peur", "Matador", "Tu vas pas mourir de rire", "Tu dis mais ne sais pas", etc. on chante, on crie, oh oui qu’ils sont bons sur scène (rien à voir avec le concert vu il y a troi" ans quand ils avaient fait la première partie de Dyonisos à Fourvière).  Je regrette tout de même de ne pas avoir pu m’époumoner sur ‘Jeudi pop pop", parce que je trouve les paroles de cet opus tellement décalées… j’adore ! Juste un extrait pour les novices : « Jeudi pop pop, on va enfin se retrouver, on ira au cinéma, à la piscine, ou on ira se promener, je ne te quitterai pas », très beau texte pour parler de sa copine. J’avoue qu’à la première écoute, je croyais qu’il disait « Je dis papa, on va à la piscine,… », mais rien à voir, c’est plus beau que ça ! Ils sont forts ces Stéphanois !
 
“Rock’n’roll is NOT dead” devrait chanter Lenny Kravitz. Première partie un peu décevante de la soi-disant petite amie de Lenny, Nina Costa, qui a "braillé" dans son micro pendant… beaucoup trop de temps à mon goût ! (J’ai même pu lire la moitié de mon livre : Amélie Nothomb "Péplum" – très sympa au demeurant !!!). Bref, Monsieur Kravitz se fait attendre, puis… débarque l’ange noir vêtu d’une cape noire et rouge, version Dracula de Bram Stocker revisité. Il se campe devant un public en délire qui n’attendait que lui (rappelons que ce fut l’un des premiers concerts complet). Il se la pète un peu, mais bon on lui pardonne aisément ses frasques, c’est tout de même Lenny Kravitz ! Bref, il commence à jouer, et je me tourne vers ma voisine en lui disant qu’il est complètement cramé (qui veut dire qu’il est très certainement sous l’influence de substances illicites). Il commence par balancer en l’air sa guitare, qui bien entendu se casse en deux (nous apprendrons plus tard qu’elle était soi-disant mal accordée, la salope !). Bref, je voyais le concert mal parti, mais il s’est finalement calmé. Il joue, s’applique, mais laisse surtout son groupe s’amuser à faire des petits bœufs bluezzy, pendant que l’on attend les autres tubes que l’on est venu écouter. Enfin, vient le « Are you gonna go my way ? » que j’attendais tant, et dont mes oreilles se délectent. Le bilan du concert pour moi est assez décevant : la bête de scène que j’imaginais a perdu de sa fougue et sa verve.
 
Retour de mes vacances viennoises et dernière soirée de concert à Lyon avec "Lyon rugit la nuit" aux Nuits de Fourvière. Il faut toujours finir par les Nuits de Fourvière pour un Lyonnais qui se respecte, et après, fini la bringue, on se calme. Et cette nuit-là, la programmation n’était pas là pour apaiser les foules ! Marie Cosmos, qui nous enchante toujours par sa présence scénique, la puissance de sa voix et ses mélodies envoûtantes. Vous l’aurez compris, je suis fan de ce groupe lyonnais menée par la belle Karine, que j’ai eu la chance de rencontrer l’an passé au jazz à Vienne. Ont suivi, dans un tout autre registre, les "Tits nassels", couple de Roannais,  qui a enchanté un public de punk à chien venus écouter les Babylon Circus ! Non, le jugement n’est pas du tout péjoratif, j’en fais partie, mais la musique des "Tits Nassels" est dans le registre français beaucoup plus proche des "Têtes Raides" que des "Babylon", ce qui peut dérouter.  Après un autre groupe dont le nom m’échappe, dont le style musical n’avait rien à voir avec le thème de la soirée, sont arrivés sur scène les "Babylon Circus". Je les avais déjà vus l’année dernière à Vienne pour le festival des Authentiks, et ils avaient bien assuré. Là, c’était toujours pour le même album qu’ils venaient, mais on y prend toujours autant de plaisir, surtout quand ils décident de finir leur concert dans la fosse avec leurs instruments. Vraiment très sympa !
 
En conclusion, le budget concert + bière du mois de juin juillet a explosé toutes les prédictions. Le budget "Soldes" fut donc diminué au profit de sorties et de purs moments musicaux, autant de souvenirs qui m’ont rempli la tête, les oreilles et le cœur pour les mois à venir.
 
Rockement vôtre,
v
 
Par Vero
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Samedi 24 septembre 2005 6 24 09 2005 00:00

Je dois vous annoncer à tous une bien triste nouvelle : la séparation presque officielle de Blink 182, un de mes groupes préférés (vous noterez là la nuance, je ne les qualifie pas de très bon groupe, mais simplement un groupe très cher à mon coeur).

En effet, la rumeur fut difficile à taire pour Travis Barker notamment, qui enchaîne projet sur projet, entre émission de télé-réalité "Meet the Barkers", sa marque de fringues qui cartonne "Famous stars and straps"  et nouvel opus pour son groupe '"Te Transplant". L'exposition médiatique est là et les questions sur l'avenir de Blink 182 fusent.

Dans le magazine "Rockmag" de Septembre, Travis avouait que Tom était à l'origine de cette rupture (il faut bien un coupable). Il souhaite apparemment se consacrer à sa famille, plutôt qu'au groupe... Fan de la première heure (depuis Dude Ranch, dont le célèbre Dammit est un hymne pour une génération de punk à roulettes), je ne pouvais croire que Tom DeLonge se rétracte. J'ai donc attendu de recevoir dernièrement par une newsletter les mots suivants : "I love my fans, and I promise, I will not let you down. The music that we all grew to cherish that was made, not only will continue, but it will be much better. All I can say is hold on, and prepare..."  Il nous prépare donc un nouvel album, plus personnel et sûrement plus mature que Blink (il n'y aura pas de mal), mais on espère avec la même joie de vivre et enthousiasme. Le groupe s'appellera "Angels & Airwaves".

 

 

 

 

 

 

 

Avec tout ça, il ne nous  reste plus qu'à attendre patiemment la sortie de cet album, en espérant qu'il sera différent du projet "Box Car Racer", qui était bien mais pas top !

 Rockement vôtre,

 V

 

 

 

 

Par Vero
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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 09 2005 00:00

Attention talents !

Lors des hasards de mes sorties lyonnaises, ma route croise parfois celle de différents amis et connaissances et je découvre des lieux ou des groupes. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un groupe lyonnais très prometteur sur lequel j'ai flashé : Fake Oddity.

En effet, pour la fête de la musique, nous sommes allés au Sirius où l'association des Dandelyon  s'occupe de la programmation des groupes pop rock de la région. Cette année, les trois groupes repérés furent A song, Scrambled eggs et Fake oddity, et purent jouer ce soir-là devant un public plus important.

La raison pour laquelle je souhaite vous parler de Fake Oddity est simple : j'ai été complètement subjuguée, et ce n'est pas peu dire, par la voix mélodieuse de leur chanteur. Dos à la scène, en sirotant un soda, mon sang n'a fait qu'un tour en entendant le son sensuel dégagé par les cordes vocales de Faik. Jeff Buckley peut maintenant reposer en paix, il a trouvé un remplaçant. Autant de charisme que de modestie se dégage de ce personnage. Ces acolytes ne sont pas en reste ; on notera les tenues et "bisous volés" du bassiste, Matthieu, qui  agrémentent le spectacle.

Un pur moment de plaisir : rythmes rock et mélancolie, douceur et force, un mélange bien dosé qui ne peut que séduire l'auditoire.

La sortie de leur premier album est prévue pour octobre. On attend avec impatience de nouvelles dates.

Pour plus d'infos: http://www.fakeoddity.com/

Pour plus de photos: http://www.lollwillems.com/

Rockement vôtre,

V

 

Par Vero
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Dimanche 9 octobre 2005 7 09 10 2005 00:00

Sur la scène internationale, une grande tendance se dégage : les groupes de "rock" nouvelle vague (ici les guillemets ont leurs importances) se ressemblent et se rassemblent. On connaît les Franz Ferdinand, les Libertines, les Strokes, et bien d'autres, tous sortis du même moule ou presque (sauf pour Pete Doherty, qui lui est vraiment "rock 'n 'roll"). Ils portent des costumes et une cravate, ils ont les cheveux longs mais stylisés, le négligé chic. Ils font croire qu'ils font du bruit, mais finalement n'ont pas de grandes âmes de rebelles (sauf Pete !), des boys band nouvelle génération.

Et bien The Film n'échappe pas à cette règle. Vu récemment sur la scène du Ninkasi Kao, le petit groupe français qui nous avait enchantés avec son premier single : "Can you touch me" n'a pas su nous transporter. Il faut dire que la première partie, Mass, un groupe anglais de rock menée par Justine, aux allures de Courtney Love qui aurait bien tourné, avait chauffé la salle à bloc. Le public était prêt à accueillir les frenchies de "The Film". Clopes au bec, jeans moulants, mocassins, lunettes de soleil, le groupe monte sur scène. Les filles se trémoussent devant le chanteur/bassiste comme elles le feraient devant Benoît Poher (Kyo). Le guitariste, un tant soit peu bedonnant, sûr de lui, se dandine allègrement sur la scène. Bref, on attend de se laisser entraîner... j'attends encore ! Le clou du spectacle, leur single : le chanteur pose sa basse et la partie de basse continue, seule = un sample ; on est déçu.

Tout ça pour dire que n'est pas rock star qui veut. Les frenchies de "The Film" ont déjà la tenue, il ne leur reste plus qu'à trouver un style musical bien à eux, qu'ils n'emprunteront pas aux années 70's, parce qu'ils ont la pêche et la rage nécessaire pour rivaliser avec nos compatriotes anglosaxons.

Rockement vôtre,

V

Par Vero
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Dimanche 9 octobre 2005 7 09 10 2005 00:00

Dans la nouvelle scène française, on a tendance à assembler beaucoup d'artistes qui n'ont très franchement rien à faire les uns avec les autres ; qu'ont Kyo, Eths, Mickey 3D, les Ogres de Barback et Benjamin Biolay en commun ?... Ils chantent en français me direz vous ! Certes, ces groupes ont choisi de s'exprimer en français, mais les mouvements musicaux dont ils font partie sont diamétrialement opposés.

Certains choisissent la poésie, les chansons à texte comme Vincent Delerm ou bien Camille, Pauline Croze (ma chouchoute, à écouter d'urgence), Keren Ann et autres. C'est aussi le choix de Siméo. Siméo fait de la musique, enfin surtout il écrit des textes touchants et sincères. C'est un amoureux de la vie, il la décrit dans toutes ses chansons nous narrant ses joies, ses râteaux (et à l'entendre, Dieu sait qu'ils ont l'air d'être nombreux). Doué pour ses textes, il n'est pas en reste sur le côté compo et orchestration. Pourtant, on ne peut pas dire que ce soit un as de la guitare, ni du piano, mais c'est un homme complet. Seul sur scène, il manie ses instruments de manière complètement surprenante ; il peut commencer à la guitare, puis à l'aide de pédale magique enregistre ses accords et se lance vers une basse, puis un clavier ou encore des percussions. Et voilà le morceau qui prend toute son ampleur. N'étant jamais mieux servi que par soi-même, Siméo a trouvé l'harmonie qui, sur scène, le rend magique. 

Allez découvrir son site: http://www.chezsimeo.com/, un vrai plaisir à surfer.

La scène française festive n'est pas en reste non plus. Avec Sinsémilia qui a enchanté les ondes depuis cet été avec leur message ultrapositif, la scène festive sort enfin de la lumière. Elle était pourtant présente et largement représentée par de nombreux groupes de talent, en vrac La Ruda Salska (mes chouchous), Tryo, les Ogres de Barback, Babylon Circus, & co. Maintenant, ces artistes sont propulsés au devant de la scène, et c'est comme cela que l'on peut découvrir des groupes tels que Mon côté punk. Mélange de genre, de personnes, d'influence, mon côté punk est tout sauf un groupe de punk malgré son appellation. Pour être punk, il faut à la base être anar', cultiver un côté anglo-saxon fort, amener un renouveau musical rock. Bon, alors, on est un peu loin de tout ça malgré la crête fictive qu'ils font au-dessus de leur tête. On sent davantage d'influences flamenco, gitan et saltimbanque, les petits frères des Babylon Circus le chapiteau en moins. Des textes engagés, une ambiance décontractée,... on regrette juste un peu la fluidité de leurs enchaînements et les paroles que tenaient un des chanteurs sur scène !

 

 

Rockement vôtre,

V

Par Vero
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Mercredi 19 octobre 2005 3 19 10 2005 00:00

Flipside

 

Petit groupe rock du Vaucluse, Flipside, a choisi de s'exprimer en anglais. On note assez facilement ses influences de britpop et rock UK, commençant par les déhanchés de Bowie (bien que plus maladroit) et le timbre de voix de Deluxe (chanteur), qui malheureusement devient de plus en plus commun vu l'invasion que l'on subit aujourd'hui sur les ondes (Keane, Coldplay et autres groupes de la nouvelle scène anglaise pop). On regrette toutefois que le show ne soit assuré que par ce chanteur aux allures de lapin Duracell qui saute dans tous les sens,... mais on pense que cela viendra une fois les scènes de France rodées. Un bon moment, mais sans grande surprise.

 

 

 

 

Patrick Eudeline et ses beaux gosses (c'est vite dit!)

 

C'est avec une certaine élégance mesurée que Patrick Eudeline entre sur scène. Figure emblématique de la scène punk rock française des années 70, rock critic pour Rock'n'folk, Nova, Libé, Tecknikart, auteur de deux ouvrages (Dansons sous les bombes et Ce siècle aura ta peau), bref Patrick Eudeline est loin d'être un débutant. Dans son costume Versace, Patrick est heureux et ça se sent... la scène semble être son élément et on l'imagine difficilement rester derrière sa plume, chose qu'il a fait pendant si longtemps. Une belle découverte pour l'inculte que je suis, face à un grand  bonhomme de la presse rock.

 

AS Dragon

   

 

 

Largement diffusé sur les ondes (Merci Le Mouv'!), AS Dragon a su remplir le Kao ce soir là (beaucoup plus que Zita Swoon, The Film et j'en passe). La scène française grandit de plus en plus, et ses représentantes féminines attirent un public avide de cette nouvelle scène dans laquelle on parle de toutes les choses de la vie ; mais AS Dragon s'en détache. Loin d'être là pour parler d'amour perdu, on vogue en plein spleen ! (ce n'est pas pour rien que Virginie Despentes leur a écrit certains textes).

AS Dragon a compris et fait monter la mayonnaise. Devant un public déjà conquis, Natasha se déhanche. Un côté androgyne, mi-garçon, mi-garce, elle évolue sur scène dans une sensualité déchaînée. Elle fixe son public comme dévorée par l'envie de le "baiser", puis retombe et ses yeux traduisent une certaine peur de l'énergie qu'elle dégage.

Ce groupe parisien pour sortir du Velvet Underground sans problème, on l'imagine d'ailleurs très bien arpenter les rues de New York. L'énergie retombe un peu à mi parcours, mais on l'excuse facilement. Elle est là, et compte bien tout donner.

Rockement vôtre,

Par Vero
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Lundi 31 octobre 2005 1 31 10 2005 00:00

Pour sa 3e édition, le Europe2 Campus Tour s'arrête à Lyon, avec à l'affiche des groupes Rock de la scène française, dont Mass Hysteria en tête d'affiche. Etonnamment, le public est très éclectique : un public assez, voire très jeune, les oreilles imbibées de nouveau son pop'rock viennent scander les paroles des deux nouveaux groupes émergeants dont la radio fait la promo, et les autres, trentenaires, viennent retrouver le rock énervé et engagé des Mass Hysteria.

Vegastar: copieurs de Nicola Sirkis?

Vegastar est de plus en plus diffusé sur les ondes grâce à son titre : 100e étage. Petit extrait... sur les jeunes filles en fleurs, dont la référence au 100e étage rappelle étrangement l'apesanteur de Calogero...

"Au 100 ème étage, les filles de ton âge
Pourrait bien finir par s'y plaire
Au 100 ème étage, même les filles les plus sages perdent la tête
Au 100 ème étage, les filles de ton âge
Cherchent à percer le grand mystère
Au risque d'en rester prisonnière.

Tu sens le frisson qui te caresse
Plus les chiffres défilent plus tes jambes vacillent
L'altitude est ivresse
Maintenant tu n'as même plus conscience de ton corps.
Peu à peu ta candeur s'évapore
Une dernière sonnerie annonce l'ouverture de la porte"

Faisant partie de la Nowhere team, on pourrait penser que les Vegastar balancent du gros son, et on s'attend même à éventuellement les catégoriser en néo-métal. Mais rappelons que Kyo fait également partie de la Nowhere team, et n'est pas tout à fait métal ! A écouter les Vegastar, ils se revendiquent plus proches de Pleymo que Kyo devant le public de jeunes excités qui s'est pressé contre la scène. Pourtant ils effectuent les premières parties de Kyo depuis quelques mois, et reviendront à Lyon le 2 décembre à cette occasion ; leurs chansons sont assez sirupeuses, ajoutant de grosses guitares pour toucher à la fois le public d'Avril Lavigne et de Green Day.

Bref, Vegastar est un groupe pop rock comme beaucoup de nouveaux groupes, au look punk-rock-goth soigné, qui fait du bruit mais pas trop. Que les parents se rassurent, leur progéniture peut écouter sans réserve ce petit groupe d'Orléans ; c'est inoffensif ! 

Melatonine : le pop rock féminin en force

Melatonine c'est tout d'abord une figure de proue : Bénédicte. Et puis, c'est aussi un groupe qui surfe sur la vague pop-punk-rock, avec une belle énergie. Complètement fan de Shirley Manson (Garbage) et David Bowie (on voit moins le rapport), Bénédicte saute dans tous les sens, ondulant sa chevelure telle une égérie de L'Oréal. On ne peut en tout cas pas lui reprocher de savoir exciter son public et de vouloir communier avec lui. Et le public la suit. Il faut dire que les chansons de Melatonine sont surtout pop, on a pas entendre dernièrement "Prozac generation" et le tout nouveau "J'aime pas" sur les ondes, bien qu'il y ait de grosses guitares dernièrement, assez inoffensives d'ailleurs.

Bénédicte nous offre sa présence sur scène avec les Mass Hysteria pour un petit tour de danse, puis à la fin pour une petite séance de dédicace. La bonne humeur et un bon esprit animent ce groupe, dont la photo nous rappelle étrangement Evanescence... la voix d'Amy Lee en moins !

La parité scénique est enfin réparée sur la scène du Campus tour, et finalement ça fait du bien à tout le monde !

 

Mass Hysteria : toujours la meme verve, on dit oui !

Avec 4 albums à leur actif, les Mass Hysteria sont déjà rodés ! La scène, ils connaissent, et adorent ça, ça se voit et se sent. Entre néo-métal et samples, Mass hysteria a su imposer son style éclectique qui les différencie de ses collègues de la scène metal francaise. Mouss au micro et un groupe uni qui le suit, la synergie est là. Une fusion. On saute avec eux, pogotte un peu, le tout dans un bon esprit, dans un respect complet où lycéens et trentenaires se retrouvent autour d'un même message d'unité.

Dans un sens, on pourrait presque les rapprocher de La Ruda (Salska), dans l'énergie qu'il dégage et le message ultra-positif de respect qu'il prône.

C'est encore une fois une petite heure de bonheur et de bonne humeur.

Bref, du rock, du rock, du rock, ... on en veut encore plus, mais vivement que la mode rock passe et que l'on se retrouve entre puristes !

Rockement vôtre,

Vero

Par Vero
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Vendredi 11 novembre 2005 5 11 11 2005 00:00

Jeronimo fait partie de la "clique" belge émergeante. Largement diffusés sur les radios rock avec leur titre '"es mains qui tremblent", ils ont sorti leur second album "12 h 33" la semaine derniere et c'est bon !

Pour la seconde fois, j'ai eu l'occasion de voir Jeronimo sur Lyon. La première, il eut l'honneur de faire la première partie de ses compatriotes belges : dEUS, maintenant c'est seul que Jérôme et sa bande, Sacha et Thomas, viennent défendre leur second opus.

Jeronimo chante en français, ce qui est rare pour un groupe belge (si on les compare à Ghinzu, Girls in Hawai ou autres artistes), mais Jérôme est de Liège, et y tient. Avec un délicieux accent, il nous narre des choses simples de la vie, coup de coeur ou coup de gueule, mais surtout ses histoires de coeur, qui se finissent mal en général.

Dans son premier opus, il rencontre Sarah, une jeune femme pour laquelle il annule son mariage. Il raconte sa tenacité face à sa femme qui le trompe, pour laquelle il a arrêté de fumer, boire, le foot à la télé. Extrait : "Je sais que ma femme me trompe mais je tiens bon, je me fais traiter de tous les noms, mais je tiens bon". Cet album recelait également une belle reprise de Bowie, "I'm afraid of Americans", traduction : "J'ai peur des Américains".

Pour le second opus, Jerome garde le cap : chansons au texte précis, un trio efficace dont la complicité n'est plus à prouver. Le premier single "Les mains qui tremblent" matraque nos ondes et c'est tant mieux. Les artistes francophones dont la cible a plus de 25 ans sont rares... heureusement Jeronimo nous parle de sujets universels certes, mais qui touchent nos coeurs de célibataires déjà usés.

"Intérieur en désordre, impossible à ranger
L'espoir qui nous liait a fini par casser
En silence j'ai brûlé tes affaires excepté
Ca et là des cassettes que tu as oubliées

J'ai les mains qui tremblent
Ce n'est pas la drogue, ce sont les couleurs
De tes jolies robes que je n'oublie pas
J'ai les mains qui tremblent
Ce n'est pas l'alcool, ce sont les paillettes
De tes yeux de braises qui ne s'effacent pas"

Il décrit avec un certain tragi-comique ses expériences, dont il a l'air de s'être relevé. Rassurez-vous Jérôme invente aussi certaines  de ses histoires, tout n'est pas autobiographique ! Et ce pour notre plus grand plaisir auditif. Une énergie scénique malgré le public venu peu nombreux ce soir là au Ninkasi Kafé (concert pourtant gratuit !), Jeronimo aime la scène et la pratique dans la plus grande simplicité. Il reviendra (c'est promis) pour une grande tournée, où là on viendra pour lui seul.

A écouter de toute urgence !

       

Par Vero
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