L'été de tous les concerts épisode 3

Publié le par Vero

Nous voici partis pour la dernière ligne droite des concerts de l’été : les Authentiks à Vienne. Sur deux soirs s’étalent des concerts de la scène française. Cette année, nous avons eu une soirée rock et une soirée nouvelle scène française.
 
Soir 1 : les Uncommonmenfrommars, groupe de rock français aux influences nofx-ienne, a mis le feu à la scène du théâtre antique de Vienne. Un jeu net, frais, témoigne d’une grande habitude de la scène. On en redemande, mais ils doivent être déjà laisser la place aux  No one is innocent. Bien qu’ayant déjà de la bouteille, le groupe n’est plus le même qu’à l’origine – le guitariste doit avoir mon âge, c’est pour dire (mais un délice pour les yeux) ! Malheureusement, j’ai trouvé qu’il manquait de l’énergie et de la haine, rage de vivre et de protester dans la voix du chanteur qui devrait hurler "La peau". Ce n’est donc pas là-dessus qu’on pogotera ! Alors, on attend patiemment l’arrivée des Mass Hysteria. La chaleur humaine se fait sentir, et les corps se resserrent pour hurler. Enfin arrive Luke. Pour être franche, on se dit finalement que Luke est un groupe bien commercial, qui n’est peut-être même pas assez rock pour passer ce soir-là à Vienne. En réalité, les petits mecs de Luke, on peut le dire, ils déchirent un max ! Plus endurant qu’un lapin Duracell, ils jouent et jouent avec une énergie impressionnante. Entraîné par Thomas (le chanteur), qui nous donne l’impression d'avoir un orgasme à chaque fois qu’il ferme les yeux pour chanter avec une petite moue assez craquante, Luke nous emmène loin, très loin, et surtout ne nous donne pas l’envie de rentrer dans nos chaumières dès le set fini. Sniff…
 
Soir 2 : 2e soirée beaucoup plus calme, au premier abord seulement. On commence par Ridan, qui malheureusement ne nous a pas chanté son single mais a préféré nous parler, et nous parler, et encore parler,… mais on est venu l’entendre chanter le jeune homme ! Bref, on est bien content de voir débarquer La Tropa. C’est frais, c’est sympa, mais ça ne vaut pas la patate stéphanoise, la déferlante verte sur le théâtre antique,… allez les verts ! (une Lyonnaise qui dit ça devrait être pendue sur la place publique, mais pour la continuation et le bon fonctionnement de ce blog nous éviterons toute effusion de sang !). Bref, l’équipe de Mickael enflamme un public à moitié supporter des verts avec : "La France a peur", "Matador", "Tu vas pas mourir de rire", "Tu dis mais ne sais pas", etc. on chante, on crie, oh oui qu’ils sont bons sur scène (rien à voir avec le concert vu il y a troi" ans quand ils avaient fait la première partie de Dyonisos à Fourvière).  Je regrette tout de même de ne pas avoir pu m’époumoner sur ‘Jeudi pop pop", parce que je trouve les paroles de cet opus tellement décalées… j’adore ! Juste un extrait pour les novices : « Jeudi pop pop, on va enfin se retrouver, on ira au cinéma, à la piscine, ou on ira se promener, je ne te quitterai pas », très beau texte pour parler de sa copine. J’avoue qu’à la première écoute, je croyais qu’il disait « Je dis papa, on va à la piscine,… », mais rien à voir, c’est plus beau que ça ! Ils sont forts ces Stéphanois !
 
“Rock’n’roll is NOT dead” devrait chanter Lenny Kravitz. Première partie un peu décevante de la soi-disant petite amie de Lenny, Nina Costa, qui a "braillé" dans son micro pendant… beaucoup trop de temps à mon goût ! (J’ai même pu lire la moitié de mon livre : Amélie Nothomb "Péplum" – très sympa au demeurant !!!). Bref, Monsieur Kravitz se fait attendre, puis… débarque l’ange noir vêtu d’une cape noire et rouge, version Dracula de Bram Stocker revisité. Il se campe devant un public en délire qui n’attendait que lui (rappelons que ce fut l’un des premiers concerts complet). Il se la pète un peu, mais bon on lui pardonne aisément ses frasques, c’est tout de même Lenny Kravitz ! Bref, il commence à jouer, et je me tourne vers ma voisine en lui disant qu’il est complètement cramé (qui veut dire qu’il est très certainement sous l’influence de substances illicites). Il commence par balancer en l’air sa guitare, qui bien entendu se casse en deux (nous apprendrons plus tard qu’elle était soi-disant mal accordée, la salope !). Bref, je voyais le concert mal parti, mais il s’est finalement calmé. Il joue, s’applique, mais laisse surtout son groupe s’amuser à faire des petits bœufs bluezzy, pendant que l’on attend les autres tubes que l’on est venu écouter. Enfin, vient le « Are you gonna go my way ? » que j’attendais tant, et dont mes oreilles se délectent. Le bilan du concert pour moi est assez décevant : la bête de scène que j’imaginais a perdu de sa fougue et sa verve.
 
Retour de mes vacances viennoises et dernière soirée de concert à Lyon avec "Lyon rugit la nuit" aux Nuits de Fourvière. Il faut toujours finir par les Nuits de Fourvière pour un Lyonnais qui se respecte, et après, fini la bringue, on se calme. Et cette nuit-là, la programmation n’était pas là pour apaiser les foules ! Marie Cosmos, qui nous enchante toujours par sa présence scénique, la puissance de sa voix et ses mélodies envoûtantes. Vous l’aurez compris, je suis fan de ce groupe lyonnais menée par la belle Karine, que j’ai eu la chance de rencontrer l’an passé au jazz à Vienne. Ont suivi, dans un tout autre registre, les "Tits nassels", couple de Roannais,  qui a enchanté un public de punk à chien venus écouter les Babylon Circus ! Non, le jugement n’est pas du tout péjoratif, j’en fais partie, mais la musique des "Tits Nassels" est dans le registre français beaucoup plus proche des "Têtes Raides" que des "Babylon", ce qui peut dérouter.  Après un autre groupe dont le nom m’échappe, dont le style musical n’avait rien à voir avec le thème de la soirée, sont arrivés sur scène les "Babylon Circus". Je les avais déjà vus l’année dernière à Vienne pour le festival des Authentiks, et ils avaient bien assuré. Là, c’était toujours pour le même album qu’ils venaient, mais on y prend toujours autant de plaisir, surtout quand ils décident de finir leur concert dans la fosse avec leurs instruments. Vraiment très sympa !
 
En conclusion, le budget concert + bière du mois de juin juillet a explosé toutes les prédictions. Le budget "Soldes" fut donc diminué au profit de sorties et de purs moments musicaux, autant de souvenirs qui m’ont rempli la tête, les oreilles et le cœur pour les mois à venir.
 
Rockement vôtre,
v
 

Publié dans Musique

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