Miami vice - La médiocrité à l’état pur

Publié le par Vero

 L’été arrive avec ses blockbusters américains, et avec eux Miami Vice . Un titre qui nous rajeunit rien qu’à le prononcer, un casting alléchant, un lieu de tournage qui fait rêver, et pourtant…

 Pendant les 2 longues heures que nous fait subir Michael Mann, tout incite à se lever et quitter la salle obscure .

 Tout d’abord, la maladresse dont le célèbre réalisateur de Heat fait preuve : une caméra DV à l’épaule qui donne autant le mal de mer qu’un reportage de Thalassa, et malgré la tentative de vouloir plonger le spectateur au cœur de l’action, on se sent très loin de cette intrigue à laquelle nous ne sommes apparemment pas conviés .

 Si vous êtes fan des Etats-Unis, et surtout de sa cote Est, et bien vous allez être très déçu de ne reconnaître aucun coin de Miami ! Vous ne verrez aucun plan de Miami Beach et du célèbre Ocean Drive, mais de vagues palmiers d’une plage labda…

 L’étalage de grosses voitures au début du film fait peine face à n’importe quel clip vidéo de rap . Les seuls plans de « poursuite » sont à des kilomètres de la tension que l’on ressent à chaque rediffusion de Bullit, ou même de Fast & Furious !

 Le duo de flics, qui doivent se racheter leurs dettes auprès de la société, n’a rien de convaincant non plus . Mise à part leur goût respectif pour les parties de jambes en l’air dans les cabines de douche, on se demande encore comment ils ont pu co-opérer pour cette opération à haut risque…peut être par dépit, pour un inconscient goût du risque, ou par cupidité .

 Tout ceci, sans compter les dialogues qui sont si pauvres, que les équipes d’AB productions n’oseraient pas écrire . Pour n’en citer qu’un, la métaphore utilisé par Colin Farell pour signifier à sa ‘copine’ que tout est fini entre eux, les yeux dans les yeux au bord d’une plage : « Le sablier est vide » . Au passage, est-il nécessaire de préciser que cette idylle ne semble pas plus crédible que le reste de toute cette histoire de démantèlement de trafic de drogues (dont les dealers sont des colombiens, des russes et des nazis !)…

 Malheureusement, l’énumération peut être encore longue . En résumé, ce film grand public ne présente aucun intérêt ; il ne peut pas même prétendre nous  faire passer un bon moment, on sort de salle la rage au ventre d’avoir payé sa place .

Publié dans Cinéma

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