Joy Division, le docu

Publié le par Vero

Un peu plus d'un an après le magnifique film « Control » d'Anton Corbjin, Grant Gee propose aux fans du groupe un documentaire sur la naissance, la vie puis la fin du groupe mythique de Manchester, Joy division...


Une biographie décevante d'un groupe légendaire


Après le film retraçant la courte vie de Ian Curtis, chanteur emblématique du groupe Joy Division, il n'est surprenant de voir débarquer ce documentaire dans les salles obscures. Surfer sur un succès est toujours un risque moins grand, que de partir de zéro. C'est le pari qu'a fait Grant Gee.


C'est donc en partant de la formation initiale, dont Ian ne faisait pas encore partie que le documentaire commence, tout en placant également le contexte historique de la ville ouvrière de Manchester. Tour à tour, les 2 plus charismatiques des membres de l'actuel New Order (groupe qu'ont formé les membres de Joy Division, après la mort de Ian) décrivent leur début, leurs influences, leurs rencontres... le tout sur fond noir, et en alternant plan fixe sur les interviewés et sur des images d'archives de villes du nord de l'Angleterre. Ensuite viendront s'ajouter de nombreux témoignages : Debbie, femme de Ian,  manager,  producteur, la célèbre maîtresse Annick, etc. Cette multitude d'intervenants fait rapidement perdre le fil aux spectateurs qui se demandent qui sont tous ces gens, tant ils sont nombreux, et que le réalisateur assume que les spectateurs les reconnaîtront tous et retiendrons nom et fonction de chacun.


Nul choix n'est donc laissé aux spectateurs que de simplement suivre le récit, sans savoir qui lui parle. L'Histoire de Joy Division s'écrit donc au fil des minutes, interviews ponctuées de quelques images d'archives, plus ou moins rares, mais tellement anecdotiques, que l'on se lasse rapidement de  cette « parlote sans illustration ». D'autant plus que l'on sent que les anciens membres du groupe sont assez détachés de ce qui leur ai arrivé, et de ce qu'Ian a fait ; certes il y a 30 ans, mais qu'ils qualifient cette tragédie d'inévitable ou d'imprévisible, on sent bien que de l'eau a coulé sur les ponts et que la vie continue après Ian Curtis.


Globalement, ce documentaire est intéressant mais n'apporte pas grand chose, et ne semble pas assez fouillé et esthétiquement si pauvre que même un propos intéressant est difficilement défendable avec une telle forme.


 

Sortie le 28 janvier 2009

Publié dans Cinéma

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