DaVinciCode en ouverture de Cannes

Publié le par Vero

Ce n'est malheureusement pas en direct de Cannes que je publie ce poste, mais de Lyon. Cette année, seul le week end de l'Ascension me permettra de me pâmer sur la croisette. En attendant ce doux moment, j'ai honoré un cinéma de ma présence pour la sortie nationale du DaVinci Code de Ron Howard. Après le maigre succès de son dernier film, de L'ombre à la lumière, avec Russell Crowe, Ron Howard décide là de faire encore plus gros : adapter au cinéma le best seller de Dan Brown. Le livre à contreverse a et continue de faire couler de l'encre, surtout celle de l'Eglise. Il est vrai que les journalistes ont accueilli le film assez froidement sur Paris ; ils en parleront sûrement moins que du Ken Loach, par exemple, présenté demain au Palais des festivals.

Donc, le DaVinci Code c'est l'histoire de la quête du Graal des temps modernes avec des chevaliers, des serviteurs, des gens prêts à se sacrifier pour leurs croyances, le tout orchestré "apparemment" par Leonard de Vinci. Robert Langdon (Tom Hanks) et Sophie Neveu (Audrey Tautou) se retrouvent au Louvre, lieu où un homme se fait tuer. Avant de mourir, il a dessiné un pentacle sur son corps et écrit sur le sol. Là commence l'énigme du Louvre.

Les oeuvres de De Vinci servent uniquement de toile de fond à la trame de cette histoire qui ressemble étrangement à une aventure d'Indiana Jones (Harisson Ford en moins). Loin des paysages exotiques de la jungle, c'est plutot les musées de Paris et les châteaux de provine qui sont mis en avant. Ce film pourrait presque être utilisé par les offices du tourisme français afin de promouvoir Paris et le charme de ses rues et musées, tellement le film est bourré de clichés (je vous rassure Audrey Tautou ne porte pas de béret !).

A part la toujours impeccable interprétation de Ian McKellen, on regrette de trouver les 2 personnages principaux aussi creux, et Jean Reno aussi peu crédible.

On ne voit pas passer les 2 h 30, mais la fin reste décevante ; la faute à l'auteur du roman, révélation qui semble si peu crédible qu'elle en est risible.

Une ouverture de Cannes toutefois plus "hollywoodienne" que l'an passé, et une belle montée de marches pour inaugurer ce 59e festival de Cannes.

Publié dans Cinéma

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arnaud 21/05/2006 15:53

Impatient quand même de le voir ! Content de découvrir ton blog. Arnaud (musicien)

ally 19/05/2006 08:59

j'ai aussi honoré un cinéma de ma présence, et j'ai bien aimé ! Mais comme tu dis la fin reste décevante, surtout la dernière scène selon moi bien que bien pensée... Sans parler de l'intrigue du film c'était bien sympa quand même d'avoir un film hollywoodien, un peu frenchisé :) Même si comme tu dis il y a quelques "clichés" abusés :)