Et après

Publié le par Vero

Nathan étant enfant est tombé dans le coma à l’age de 8 ans, percuté par une voiture. Aujourd’hui, à l’age adulte, père de famille, il est devenu un avocat aigri par la vie, froid et sans pitié. Jusqu’au jour où va débarquer dans sa vie, un médecin qui voit quand les gens vont mourir…


Il y a l’amour après la mort


Au premier abord, la thématique de ce film et son scénario peut déranger, car tout le monde ne peut être sensible à la mort et la vie dans l’au-delà ; mais au fur et a mesure qu’elle se déroule, cette belle histoire devient de plus en plus réelle et emporte le spectateur avec lui dans la vie bouleversante de Nathan.


Esthétiquement, ce film est d’une beauté et pureté très touchante. Quand Nathan se souvient de son passé idyllique en famille, chaque plan lui rappelle combien la vie était bonne et douce, et filmé de loin pour que l’on reste spectateur de leur bonheur, et surtout que rien ne le perturbe. Les nombreux plans de famille dans la nature sont à mettre en opposition aux plans de ville américaine (NYC) où exercent Nathan aujourd’hui, froid et grouillant de monde (les amoureux de la grosse pomme se délecteront de chacun d’entre eux).


Pour la première fois au cinéma, Romain Duris joue en anglais (et en français), les 2 langues se mêlant librement dans la bouche de chacun des personnages de manière naturelle, et on peut le féliciter de cet exploit. Non pas tant que l’exercice soit difficile, mais parce qu’il excelle dedans. Enfin, Romain Duris a réussi à poser sa voix, sa fougue et prend de l’ampleur et de la stature. De gamin rebelle, au jeune homme paumé, il arrive enfin à nous donner quelque chose qu’il avait peut être au fond de lui depuis longtemps, mais qui restait encore inexploité, une réelle maturité. Et on en redemande.

Egalement, peut souligner la belle présence d’Evangeline Lili, actrice de la série Lost, qui flotte dans ce film comme un rêve, comme un mirage, d’un bonheur perdu. Sa beauté resplendit à chaque plan, et son jeu d’actrice est très convaincant.

On regrette que John Malkovitch soit encore enfermé dans des rôles de personnages mystérieux et mystiques, ne servant qu’à perturber les autres personnages…


Et après est une histoire somme toute banale de couples qui n’a pas su gérer un conflit, et qui ont tenté de reconstruire chacun de leur côté une nouvelle vie, mais qui reste sans saveur. La mort faisait partie de chaque être vivant, et la déceler avant l’heure : est ce un fatalité ou un outil qui pourrait nous aider à rendre la fin de vie des autres meilleures ?


 

Sortie le  14 janvier 2009

Publié dans Cinéma

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