The visitor

Publié le par Vero

Walter Vale est un professeur d'université dont l'existence est faite de solitude et d'ennui. Sa vie va prendre un sens nouveau le jour où il va découvrir un couple d'immigrés chez lui, et dont la vie sur le sol américain est en sursis...

Au pays de l'oncle Sam, terre de toutes les libertés et de tous les rêves, des milliers d'immigrants essaient de passer la frontière pour échapper aux conditions de leur pays, ou juste pour poursuivre une utopie que leur inspire ce pays de tous les possibles. C'est le cas de Tarek et Zainab, lui syrien, elle sénégalaise. Ils vivent dans la peur d'être un jour découvert. Quotidien qui n'est pas fait de cachette, mais une vie d'apparence « normale » et naturelle, comme n'importe quel autre citoyen américain.
C'est avec cette conviction, et ce besoin de justesse que Thomas McCarthy a décidé de montrer le quotidien de ceux qui pourraient être nos voisins.

Le personnage de Richard Jenkins est plutôt surprenant, car malgré son caractère fermé, c'est un homme qui ne demandait qu'a s'épanouir au contact d'autrui. D'un homme presque sans saveur, il se métamorphose  grâce a ce couple qui lui apporte une autre vision de son environnement, de sa vie, et de son lâcher prise. C'est une vraie révélation pour cet acteur dont le cinema n'avait pas encore su extraire l'essence.

Ce que l'on pourrait reprocher au film, c'est une très longue mise en place de l'histoire et que finalement la tension que ressent les personnages n'est pas assez palpable. Si ce n'est pour la dernière partie du film, il aurait pu aisément verser dans le film grand public « à la Dangerous mind », où des professeurs essaient d'apporter de l'aide à des jeunes gens en détresse.

The visitor est donc un beau portrait de l'Amérique d'aujourd'hui, qui était aussi celle d'hier, et dont la question de l'immigration sera toujours un (an issue).

Publié dans Cinéma

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