Samedi 6 septembre 2008

Chet Baker, monument du jazz, était le plus grand trompettiste blanc de son époque. Talentueux, belle gueule, il a donné du fil à retordre à ces confrères noirs, dans un monde musical encore très codifié, et a su s’imposer comme l’une des figures incontournables du jazz. Ce documentaire se glisse sous la peau du jazzman, un an avant sa mort.

 

Sex, drugs and jazz

 

Pour les fans de jazz, Chet Baker fait partie, au même titre que Miles Davis ou Billie Holliday, des figures incontournables du jazz des années 50. Au-delà de sa beau minoi (qui devait grandement faciliter ses ventes de vinyls), Chet Baker innovait par son sens de la mélodie et sa douceur. On peut d’ailleurs rappeler aux novices que Chet Baker est l’auteur du magnifique « My funny Valentine ». Joueur de trompette, mais aussi chanteur, il nous époustoufle par sa voix dont la douceur et la justesse laisse rêveur tant elle est similaire dans son ton à sa trompette.

 

Au-delà de sa carrière, Chet Baker est un homme qui voulait mordre la vie à pleines dents. Marié 3 fois, et père de 4 enfants, les femmes ont toujours fait partie de son quotidien, car Chet ne pouvait pas réellement accepter à la solitude. Il y a eu celles qu’il a profondément aimé, celles qu’il a utilisé pour leur argent, ces enfants qu’il ne prenait pas la peine de voir, … Chet Baker n’était pas un homme sans histoire. Il a commencé aussi très tôt à se droguer (herbe, puis cocaïne), une attitude d’artistes souvent associés au rock’n roll, mais qui était également applicable au jazz.

 

Entre interviews de Chet ou de ses proches, vidéos d’enregistrement de ses dernières années, extrait de films dans lesquels il jouait les jolis cœurs, ou simples photos de l’artiste, « Let’s get lost » propose une sorte de témoignages biographiques, qui permet de mieux connaître Chet Baker. L’intérêt aussi de ce documentaire réside dans le fait que les vidéos réalisées sont les dernières faites de l’artiste avant sa mort à Amsterdam en 1988.

On peut cependant regretter une petite chose : la manière de Bruce Weber de raconter certaines anecdotes du passé de l’artiste en utilisant de vieilles photos d’archives sur lesquelles il laisse glisser sa caméra, faisant des va et viens qui laissent le spectateur un peu dubitatifs, car le nombre d’images d’archives ne doivent pas manqué…

 

Néanmoins, « Let’s get lost » par son magnifique travail de noir et blanc et son caractère introspectif de ce monument du jazz restera certainement l’un des plus beaux hommages fait à ce génie du jazz, le grand M. Chet Baker.

par Vero publié dans : Cinéma communauté : Club de cinéphilie élitiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Agenda concert

 

01/06 : Kylie Minogue

06/06 : Ezskiel
12/06 : Les ‘tits nassels

25/06 : Neil Young


03/07: Cat Power + Benjamin Biolay

08/07: R.E.M.

08/07 : ZZ Top

09/07: Leonard Cohen

11/07: Marianne Faithfull + Etienne Daho

23/07: Vanessa Paradis

24/07: Massive Attack

26/07: Yael Naim + Pauline Croze

27/07: Camille + The do

30/07: Cocorosie + Moriarty

Texte Libre

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus