Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 18:38

Jamal Malik est un jeune des bidon-ville de Mumbai qui se retrouve dans le show télévisé le plus regardé de l'Inde : qui veut gagner des millions ? Comment est il arrivé dans ce programme télé ? Comment connait il toutes les réponses aux questions ? Tricherie, chance, ou destinée ? Voici les questions auxquels Danny Boyle va tenter de répondre en nous entraînant dans une Inde authentique.

Vous l'aurez compris, on est loin d'un bollywood version anglaise ; personne ne chante ni ne danse, ou alors ce sont des enfants enlevés à qui l'on apprend à faire le singe pour récolter quelques roupies. Danny Boyle a choisi de montrer une Inde authentique : bidon villes, enlèvement d'enfants, couleurs saturées en pagaille, trafic d'organes, mais aussi l'Inde qui avancent avec ses call-centres et ses entreprises d'informatiques. Portraits de deux mondes différents, qui se côtoient, mais comme le système de castes, ne se mélangent pas.  La délicatesse et finesse de Danny Boyle fait que cette opposition est montrée mais pas dénoncée ; l'Inde est à prendre comme elle est, avec ces failles et ses beautés qui arrivent à naître au milieu d'un champ d'ordure ou au milieu d'un chantier de construction.

Certains spectateurs se trouveront choqués par certaines images ou scènes dans lesquels, en tant qu'occidentaux, nous ne sommes pas habitués à voir des enfants mendiés, volés ou juste s'en sortir livré à eux même, ou encore voir la violence des castes envers les autres. Mais une fois ces considérations passées, il reste en fond une magnifique leçon de courage, de loyauté et de respect de ses valeurs.

Egalement il faut souligner la prouesse des acteurs, qui nous font perdre cette histoire comme un documentaire plus qu'un film tant ils sont parfaits et naturels dans ce qu'ils font ou disent. Les 3 trio d'acteurs qui jouent les rôles de Jamal, son frère Salim et la petite Latika, sont tout simplement parfait. Les textes flottent, les actions sont des plus naturels, et la complicité est omniprésente, et on se demande où se situent la limite entre le jeu d'acteurs et la vraie vie...

Slumdog millionnaire est tout juste un bijou, comme Danny Boyle en a déjà fait, mais qui touchera un plus grand nombre de spectateurs. Il a su créer un univers où se mêlent amour, destin, courage, espoir, suspense, sans tomber dans aucun cliché... une grande prouesse pour un cinéaste qui nous démontre une nouvelle fois son talent.
 

Sortie le 14 janvier 2009

 

Par Vero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 09:17
Dure constatation de début d'année : MTV n'est plus disponible sur la freebox. Alors pourquoi une telle décision ?
Parce que Canalsat, surement en perte de vitesse, et voulant de plus jeunes abonnés, on achete les droits d'exclusivité de diffusion de la chaine musicale americaine.
Super décue... je ne pourrais plus voir : Next, Kiffe ma mère, Dismissed, Roomraiders, ... et toutes ces émissions qui me lavaient le cerveau après une bonne journée de taff. Pfff..
Par Vero - Publié dans : En apparté
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 08:20

Nathan étant enfant est tombé dans le coma à l’age de 8 ans, percuté par une voiture. Aujourd’hui, à l’age adulte, père de famille, il est devenu un avocat aigri par la vie, froid et sans pitié. Jusqu’au jour où va débarquer dans sa vie, un médecin qui voit quand les gens vont mourir…


Il y a l’amour après la mort


Au premier abord, la thématique de ce film et son scénario peut déranger, car tout le monde ne peut être sensible à la mort et la vie dans l’au-delà ; mais au fur et a mesure qu’elle se déroule, cette belle histoire devient de plus en plus réelle et emporte le spectateur avec lui dans la vie bouleversante de Nathan.


Esthétiquement, ce film est d’une beauté et pureté très touchante. Quand Nathan se souvient de son passé idyllique en famille, chaque plan lui rappelle combien la vie était bonne et douce, et filmé de loin pour que l’on reste spectateur de leur bonheur, et surtout que rien ne le perturbe. Les nombreux plans de famille dans la nature sont à mettre en opposition aux plans de ville américaine (NYC) où exercent Nathan aujourd’hui, froid et grouillant de monde (les amoureux de la grosse pomme se délecteront de chacun d’entre eux).


Pour la première fois au cinéma, Romain Duris joue en anglais (et en français), les 2 langues se mêlant librement dans la bouche de chacun des personnages de manière naturelle, et on peut le féliciter de cet exploit. Non pas tant que l’exercice soit difficile, mais parce qu’il excelle dedans. Enfin, Romain Duris a réussi à poser sa voix, sa fougue et prend de l’ampleur et de la stature. De gamin rebelle, au jeune homme paumé, il arrive enfin à nous donner quelque chose qu’il avait peut être au fond de lui depuis longtemps, mais qui restait encore inexploité, une réelle maturité. Et on en redemande.

Egalement, peut souligner la belle présence d’Evangeline Lili, actrice de la série Lost, qui flotte dans ce film comme un rêve, comme un mirage, d’un bonheur perdu. Sa beauté resplendit à chaque plan, et son jeu d’actrice est très convaincant.

On regrette que John Malkovitch soit encore enfermé dans des rôles de personnages mystérieux et mystiques, ne servant qu’à perturber les autres personnages…


Et après est une histoire somme toute banale de couples qui n’a pas su gérer un conflit, et qui ont tenté de reconstruire chacun de leur côté une nouvelle vie, mais qui reste sans saveur. La mort faisait partie de chaque être vivant, et la déceler avant l’heure : est ce un fatalité ou un outil qui pourrait nous aider à rendre la fin de vie des autres meilleures ?


 

Sortie le  14 janvier 2009

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 11:50

Voici mon classement des meilleurs films de l'année 2008 :
1. Juno

2. California Dreamin'

3. Le Premier jour du reste de ta vie

4. Deux jours à tuer

5. The Dark Knight, Le Chevalier Noir

6. Mesrine : L'Ennemi public n°1 et Mesrine : L'Instinct de mort

7. Tonnerre sous les Tropiques

8. Let's Get Lost

9. Il Divo

10. Promets-moi


Cette année, j’ai eu des coups de Coeur pour des films principalement grand public : Juno, the dark knight, Mesrine, etc
. et aussi globalement assez éclectiques.

J’ai été complètement subjuguée par Juno, film indépendant américain, petite perle du début d’année qui aborde le thème de l’avortement et de l’adolescence avec une sensibilité et un humour comme seuls les américains en sont capables. Des dialogues fins et affûtés, un scénario incroyablement drôle et touchant, un casting impeccable, … il n’y a rien à jeter, et chaque seconde est du miel dont on se délecte jusqu’à la fin.

Dans le cinéma de l’Europe de l’est, j’ai été aussi très touchée par ce film, décalage complet entre armée américaine qui traverse les pays dans le but d’arriver en Afghanistan et une population pour laquelle ils représentent encore ce rêve et cet échappatoire à leur condition… sujet lourd mai abordé avec une finesse incroyable par le feu Cristian Nemescu, et qui fut récompensé à Cannes en 2007 du prix « un certain regard ».

Et puis il y a ces films français qui parle de la vie, de la vie que tout le monde, avec justesse et pudeur. La maladie n’étant pas le centre du film, mais plutôt la fatalité qui peut toucher une famille.

Les biographies qui vous apprennent quelque chose, et vous rendent moins bête, mais surtout qui ne se vont pas les juges d’une existence, mais tente de la photographier avec objectivité.

Et puis, parmi tous les films de super héros dont on nous gave, on trouve un joyau. Un film qui capture enfin l’essence même d’un personnage et de son ennemi, interprété magnifiquement par un acteur qui a toujours su repousser ses limites, et dont on ne pourra malheureusement plus admiré le talent…

 

2008 fut aussi une année de forte déception. Australia, Be happy, Into the wild, Shine a light, ...et j’en passe ; des films et des réalisateurs dont on attend beaucoup, et qui nous donnent peu d’émotions et de plaisir.

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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 11:38

Après Monica Bellucci, c'est Marion Cotillard qui prête son image à la grande maison de haute couture, Christian Dior, pour son sac Lady Dior.
La trame du sac reprend les traits de notre vieille dame parisienne, sur laquelle semble flotter notre jolie mome.
Ici à Paris et demain dans 3 autres villes, Dior va nous inviter à voyager avec elle. Départ imminent...
Plus d'infos : http://www.ladydior.com/
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 14:09

Bella habite avec sa mère en Arizona. Alors que sa mère part sur la route avec son petit ami, Bella se voit obliger d'aller vivre avec son père dans l'état de Washington, l'un des états le plus pluvieux des Etats-Unis. Là, elle recommence une vie de lycéenne normale, jusqu'au jour où elle va tomber sous le charme du mystérieux Edward Cullen, un vampire....


Amour adolescent ridicule


A première vue, pour les non initiés à ce roman culte, l'histoire de cette jeune fille s'approche de la célèbre série « Buffy contre les vampires », la notion de « tueuse » en moins. Une jeune fille solitaire, un jeune homme mystérieusement fascinant, un amour impossible... tous les ingrédients sont réunis pour faire fantasmer les coeurs des jeunes filles romantiques, que nous sommes toutes.


Et pourtant...on rigole ! On rigole face à la réaction que provoque Bella à notre vampire, dont le sang sent apparemment si bon qu'il peut la sentir de très loin ; il ne peut la regarder dans les yeux, a presque un air dégoûté, et a des sortes de toc lui faisant faire des mimiques très inhabituels et il faut l'avouer, ridicule.

On se marre aussi beaucoup en apprenant quels sont les caractéristiques des vampires : ils sont assoiffés de sang, ont un odorat très développé, craignent la lumière direct du soleil, mais surtout ils  brillent comme des diamants au soleil, ont les yeux qui changent de couleur à la pleine lune, sont très rapide et peuvent grimper aux arbres avec la dextérité d'un lémurien, et ont une force extraordinaire.


On comprend bien que Catherine Hardwicke (réalisatrice) choisit de s'attarder sur de très beaux plans de paysages de montagne boisée, voulant profiter du thème de la solitude dont ont besoin les vampires,  mais ils sont foncièrement gâchés par les pérégrinations de notre héros dans les cimes des sapins centenaires... 


On ne peut imaginer non plus qu'en 2h10 de film il n'y ait qu'une histoire d'amour : il y a aussi une lutte de pouvoir entre le bien et le mal, car certains vampires sont méchants et tuent des hommes, mais ceux qui nous intéressent sont « végétariens »! (ils ne s'attaquent qu'aux animaux)


Pourtant assez fleur bleue, et pleurant pour un rien assez facilement, je trouve difficilement d'être touchée par ce film, où la mièvrerie des amours adolescents ne gênent pas, mais ou les petits détails empêchent de rentrer dans l'histoire, et de s'inquiéter de la survie de leur amour.


 

Sortie le 7 janvier 2009

Par Vero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 16:19
anti_bug_fC’est dans une maison isolée du village brésilien de Mutum qu’habite la famille de Thiago ; son père et son oncle vont au champ, et les femmes s’occupent de leurs foyers. C’est à travers les yeux de ce jeune enfant de 10 ans, sensible et timide (mutum voulant dire muet, et oiseau noir en portugais), que sera décrit le quotidien de cette famille : jeux, problèmes de violence conjugale, adultère, mort…

 

Beauté et pureté d’un enfant

 

Détesté par son père dont il est le souffre douleur, Thiago est un enfant à fleur de peau, qui tentera pourtant tout pour se faire aimer de lui. Son père, un paysan, est agacé par les manières et l’émotivité de son fils, ses relations avec lui se limitant à le punir, le priver de nourriture, lui casser ses cages à oiseaux, le frapper… Les seules personnes qui apportent à Thiago de l’amour sont son oncle, sa mère (malgré les représailles de son mari) et son petit frère qu’il protège de toutes ses forces.

 

C’est d’ailleurs sur cette relation fraternelle et fusionnelle que s’attarde Sandra Kogut. En effet, ces 2 frères à la ville comme à l’écran, entretiennent une complicité rare et émouvante tellement elle est sincère. à travers leurs yeux verts d’outremer, des yeux toujours grands ouverts comme pour mieux capter tous les couleurs et sensations que leurs procurent leurs environnement, tous 2 nous offrent une vision de leur monde.

 

A l'aide de sa caméra, la réalisatrice porte un regard de mère sur ces enfants, filmant avec une grande sensibilité et aussi une grande pudeur les émotions de chacun. Ainsi elle accentue chaque sentiment par des plans serrés sur les visages, voire parfois sur des détails de ceux-ci, comme si elle voulait que l’on sente l’odeur des larmes, du soleil qui leur brule la peau, de leur colère.

 

Le fait que ces enfants ne soient pas des acteurs professionnels est également un atout important grâce auquel la réalisatrice a su tirer une authenticité et une beauté incroyable. Aucun rire, aucune larme ne sont forcés. C’est de cette simplicité que ressort toute la beauté des émotions de ses enfants.

 

Mutum est un portrait simple et authentique de la vie des campagnes brésiliennes, vu par les yeux d’enfants, vision la plus pure que l’on puisse avoir de ce monde à la beauté brute.

Par Vero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 10:49
Brad et Kate détestent Noel et tout autant leur famille. Chaque noel, ils trouvent des excuses pour ne pas être chez eux, et s’envoler vers des destinations paradisiaques. Jusqu’au jour, leur avion ne peut pas décoller, du à un brouillard persistant paralysant tout l’aéroport, et où ils se font interviewer par un reporter local à ce sujet. Ils se retrouvent donc obliger d’aller rendre visite à leurs parents, tous divorcés, ce qui impliquent 4 différents repas de Noel…

 

 

Trentenaires en fuite

 

Tout le monde n’aime pas la période de noël. Cette époque ou toutes les familles se réunissent, qu’elles s’apprécient ou non, pour une sorte de trêve annuelle qui dure une journée. C’est le cas de nos 2 personnages principaux, dont le seul bonheur est de vivre le leur caché. Ils n’ont pas forcément de projets commun de vie, si ce n’est leur chez eux et leurs congés. « Tout… sauf en famille » décrit u couple de trentenaires comme ils en existent beaucoup à notre époque, qui repoussent les limites de l’engagement, ont peur des contraintes et ressentent ce besoin de profiter de la vie. Amené gentiment, mais tout de même un peu moralisateur, Seth Gordon veut nous montrer qu’on ne peut pas fuir ces responsabilités toute sa vie, et que finalement, la famille, c’est ce qu’on a de plus important, mais le tout dans une certaine légèreté.

 

Les 2 personnages principaux sont interprétés par des acteurs ayant l’habitude des comédies grand public. Vince Vaughn a surtout explosé suite à « La rupture » où il partageait l’affiche avec Jennifer Aniston, portrait très drôle d’un couple qui se séparent, et remplit ici très bien son rôle de gros nounours attachant et très « male ». L’excellente Reese Witherspoon continue à éblouir l’écran, et nous fait rêver dans sa tenue hyper sexy noir, et surtout admirative face à sa démarche dans ses Louboutin tout au long du film. Malgré quelques appréhensions, le couple fonctionne réellement, et les rend très sympathique au spectateur.

 

Certes, on peut reprocher à ce film qu’il est léger, que les familles des 2 personnages sont des caricatures : lui a des frères catcheurs et sans cervelle, et une mère qui sort avec son ancien meilleur ami, et elle une mère nympho, mais finalement, ne sont ils pas là pour montrer que quelque soit leur défaut, la famille c’est la famille…

 

Sortie le 31 décembre 2008

Par Vero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 14:46
C'est en recevant des communiqués de presse au boulot que je suis tombée devant une idée toute simpl, qui m'a complètement séduite : vendre des cousins originaux, avec des imprimés complètement dingues.
C'est ce que fait : bonjour mon coussin. Retro, boudoir, ou gourmands, les amis d'imprimés chargés seront ravis. Et pour les gourmandes : ils ont une collection de 9 coussins parfumés : chocolat, tagada.... a consommer sans modération, ils ne font  pas grossir !
http://www.bonjourmoncoussin.com/
Par Vero - Publié dans : En apparté
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 13:27
Si vous voulez voir un site intelligent de marque de fringues, je vous invite à voir celui de Marithé et Francois Girbaud :
http://www.girbaud.com/fr/
Telle de petites marches, ou un égaliseur de son, le menu virevolte sous notre curseur et pour le plus grand plaisir des yeux. A visiter à délectation.
Par Vero - Publié dans : En apparté
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