Jeudi 2 octobre 2008

Quand Dan, père veuf, se rend chez ses parents pour une réunion de famille annuelle. Ne vouant sa nouvelle vie qu’à ses 3 filles, il ne pense pas une seconde à lui et à refaire sa vie. Jusqu’au moment où son chemin croise celui de Marie, une jeune fille pétillante, qui n’est autre que la nouvelle petite copine de son frère…

 

Amour imprévisible

 

Au delà de son titre, qui sent à plein nez le plagia d’un célèbre film avec Julia Roberts et Hugh Grant, « Coup de foudre à Rhode Island » est, pour sur, le film romantique de la rentrée. Mélangeant avec habileté comique de situation et réflexion philosophique sur le romantisme, « Coup de foudre à Rhode Island » nous entraîne dans une suite de situations délicates, où les 2 protagonistes cherchent à dissimuler leurs sentiments, et à feindre l’indifférence face à l’autre, sans grand succès, où le non-dit représente le plus important des éléments comiques du film. On pourrait même dire que « Coup de foudre à Rhode Island » frise parfois avec le vaudeville, la maison familiale devenant le théâtre d’intrusions permanentes, et sans complexe, des membres de la famille dans la vie de chacun d’entre eux.

 

Le couple au cœur de l’histoire est magnifiquement interprété par Steve Carell et Juliette Binoche, la star française qui s’exporte le mieux aux US. Juliette Binoche apporte ici une fraîcheur particulière, mêlant légèreté, joie de vivre et beauté simple et authentique. Quant à Steve Carell, que l’on a l’habitude de voir dans des comédies idiotes (Evan tout puissant, Max la menace, ou 40 ans toujours puceau), excepté « Little miss sunshine », se voit confier un premier rôle profond et touchant dans le rôle du père maladroit qui ressent de nouveau les premiers émois du coup de foudre.

 

La scène la plus romantique reste celle du bowling, où Dan et Marie se retrouvent, seuls, dans un moment de complicité. La beauté de cette scène réside principalement dans le fait que le jeu de séduction et de retenue entre les 2 personnages, montrent une sensibilité touchante de la part de quadra, et cela change des amourettes adolescentes que montre la plupart des comédies romantiques américaines.

 

Coup de foudre à Rhode Island n’est pas forcement le film événement de la rentrée, nous pouvons laisser ce privilège à « Entre les murs » ou « Faubourg 36 », mais un film léger qui respire l’espoir et la bonne humeur.

 

P.S. : pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Rhode Island, et bien ce détail ‘titresque’ n’a aucune incidence sur l’histoire ! Les paysages ne sont pas particulièrement beaux (mélange de paysages côtiers et forêts).

 

 

par Vero publié dans : Cinéma communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Mardi 30 septembre 2008
Après 15 ans sur les ondes lyonnaises, Couleurs 3, la radio suisse romande, arrêtera d'émettre demain, le 30 septembre 2008.
Il ne restera plus qu'à ses fans, dont je fais partie, à écouter la programmation suisse sur le web sur www.couleur3.ch .
On souhaite bon voyage à la radio suisse et on la remercie très fort pour ces bons et loyaux services, sans oublier sa programmation musicale. 
par Vero publié dans : En apparté
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Lundi 29 septembre 2008
Quand un acteur séduit en noir et blanc, c'est aussi en noir et blanc qu'une grande marque choisit de le photographier... et on peut dire que c'est ça la classe made in Britain.
par Vero publié dans : Cinéma
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Jeudi 25 septembre 2008

La vie d’une classe de quatrième observée pendant une année : un professeur face à 24 élèves dans une école difficile à Paris, qui eux doivent faire face à leurs angoisses de l’apprentissage, leurs difficultés, leurs histoires familiales parfois compliquées (immigration, parents ne parlant pas français), leurs désinvoltures… Entrez dans le microcosme d’une classe comme les autres, mais que les plus de 20 ans ne peuvent pas connaître…

 

Fenêtre ouverte sur le monde de l’éducation

 

En tant que film sur l’éducation et les classes difficiles, on peut se demander si « Entre les murs » est plus proche du très beau « Etre et avoir » ou bien de « Dangerous mind » (ou « Esprit rebelle » en français). Et bien, pour faire des raccourcis, on peut dire qu’il a l’élégance du film de Nicolas Philibert, avec la thématique du second film, américain. Mais cela semble réducteur car « Entre les murs » est un film sur une classe, sur laquelle son réalisateur et son acteur principal posent un regard bienveillant et presque attendrissant.

 

Dans la classe dans laquelle le spectateur est invité, on retrouve : Esméralda, l’élève insolente mais volontaire, Khoumba, l’élève qui a des difficultés mais qui tente de les couvrir par son silence, Wei, l’élève d’origine asiatique dont les parents ne parlent pas français, Souleymane, l’élève rebelle qui ne veut pas travailler mais pourtant pourrait réussir, etc. Le panel d’élève est vraiment large, et tous ont ce petit truc qui les rend aussi exaspérant qu’attachant.

 

On voit bien que l’enjeu pour l’enseignant est de prodiguer un apprentissage le plus complet possible dans des conditions plus ou moins compliquées. Parfois celui-ci passe par des jeux, ou exercices faisant appel à l’histoire de ses élèves, les impliquant ainsi dans leurs travails d’une autre manière que par les exercices grammaticaux basiques. Ici, on laisse la place au dialogue ; malgré le langage familier de ses élèves, le professeur nous prouve qu’il est possible d’adapter les exercices à son « public », et même d'arriver à en tirer le meilleur.

 

Au delà de l’enseignement, il nous est également montré qu’une classe est avant tout un microcosme, où élèves et professeurs vivent en communauté 5 jours par semaine. C’est aussi un endroit où des tensions peuvent se déclencher, des frustrations peuvent éclatées, aussi bien du côté des élèves que des professeurs. Le professeur est avant tout un homme, et l’erreur étant humaine, des dérapages peuvent arriver. Sans vouloir relancer le débat, le livre nous montre aussi les difficultés d’une profession parfois dénigrée.

 

Loin de critiquer le système éducatif, ou bien de montrer les difficultés d’une profession, « Entre les murs » a le mérite d’être un portrait réaliste d’une classe, car écrite à partir du livre de Francois Bégaudeau, acteur principal du film, mais aussi ancien professeur, maintenant chroniqueur. « Entre les murs », c’est le portrait sans censure de ce que peut être une classe en 2008 et c'est la palme d'or. C’est tout.

par Vero publié dans : Cinéma communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Mercredi 10 septembre 2008

 

Sophie, une jeune fille de 20 ans, habite avec sa mère sur une île grecque paradisiaque. Alors qu’elle est sur le point de se marier, elle part en quête de ses origines. Elle va découvrir que 3 hommes ont traversés la vie de sa mère au moment de sa conception, et un d’eux pourraient potentiellement être son père. Mais lequel…

 

 

Mama mia est une petite histoire légère, qui sert de prétexte pour chanter à tue tête du Abba pendant 1h50. Les chansons, connues et moins connues, s’enchaînent dès la première minute du film afin de mettre le spectateur dans une ambiance de fête. Et si les paroles de certaines chansons ne collent pas à l’histoire, et bien c’est le thème musical qui est repris, et on n’en perd pas une miette.

 

C’est dans un décor de carton pâte que se déroule la majorité des scènes (dans l’hôtel de Donna, alias Meryl Streep). Et malgré les contraintes techniques que l’on imagine, on peut déplorer ce choix, et le coté authentique qu’un film aurait pu apporter à cette histoire, née sur les planches de Broadway.

 

Côté acteur, on ne peut que s’extasier devant la brochette proposée :Meryl Streep, en mère hippie est plus belle que jamais, Pierce Brosnan, est parfait en amant transi et en père responsable, Colin Firth en homme sensible et père attendri…ils ont tous ce petit quelque chose qui fait qu’on se prend de sympathie pour eux, même si ce sont tout de même de sacrées caricatures. Et surtout les efforts faits pour les chansons sont assez touchants, même si pas toujours réussi.

 

On peut tout de même déploré certaines scènes chantées, qui coté mise en scène, laisse à désirer…Pour « money, money, money », on retrouve Meryl Streep à la proue d’un yacht tell « Priscilla folle du désert » sur son bus, des draps de satin accrochés à ses bras, flottant tel des étendards, ou encore pour « Dancing Queen », où Meryl Streep se retrouve à sauter tel une adolescente sur son lit en chantant « …Only 17 oh yeah ! ». Mais certains spectateurs peuvent encore être amusé de ces scènes, bien que frisant le ridicule, comme celle du générique de fin. Là, où le sommet est atteint, c’est pour la chanson « The winner takes it all », chanté par le duo Streep-Brosnan, au bord d’une falaise ; on ne sait pas trop lequel des 2 poussés pour mettre un terme à notre agonie, et peu être la leur !

 

Malgré tous ces aspects qui pourraient faire pencher le film vers les navets de l’année, on ne peut nier que l’on ressort gonflé à bloc, que pendant la séance on a fredonné au moins un air connu du groupe suédois mythique, et que finalement, on a passé un bon moment.

par Vero publié dans : Cinéma communauté : Club de cinéphilie élitiste
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