Bon visionnage
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Gabrielle et sa soeur sont abandonnées à l'orphelinat par leur père,
après la mort de leur mère. C'est ensemble qu'elles vont grandir et tenter d'accéder à un monde auquel elles n'appartiennent pas. L'une choisira d'épouser un baron, l'autre choisira de loger
chez Balsan, un brave aristocrate qui s'est prise en affection pour Gabrielle, qu'il surnomme Coco...
Le fabuleux destin de Gabrielle Chanel
De la même manière que tous les films de super héros sortis récemment (référence à Wolverine, Batman, etc.), Anne Fontaine a décidé de mettre en lumière les « origines » de Coco Chanel. Il veut nous montrer comment une jeune femme pauvre a pu atteindre les sommets de la haute couture parisienne. Sorte de Cosette du début du siècle, Mlle Chanel incarne aujourd'hui le luxe et l'élégance, mais ce qui intéresse Anne fontaine, c'est la manière dont ce petit bout de femme a gravi les échelons, jusqu'à la première marche.
On entend beaucoup dans les media que l'histoire que conte Anne fontaine est bien différente de la réalité. Peu importe. L'intérêt de « Coco avant Chanel » est de dressé le portrait d'une femme indépendante, libre, et très peu guidée par ses émotions, et dont l'ambition et le désir de réussite passe avant tout.
Dans l'incarnation de ce personnage historique de notre patrimoine culturel du XXe siècle, le choix d'Audrey Tautou semble une évidence pour incarner la grande dame. Un regard perçant et dur, un parlé campagnard et franc, une singulière élégance... Le seul élément dérageant de cette biopic reste les similitudes que son personnage a avec celui d'Edith Piaf, incarné par Marion Cotillard dans « La môme ».
« Coco avant Chanel » reste un film grand public, accessible à une audience féminine comme masculine, car n'abordant aucune subtilités de la couture. On peut regretter de ne pas voir qu'elle sera son ascension, et ce qui fera d'elle l'une des prêtresses de l'élégance et du raffinement à la française. La fin de cet épisode laissant un goût de 2e opus, que l'on ne verra certainement jamais venir...à notre regret.
Sortie le 22 avril 2009
Premier opus montrant les origines de l'un des plus célèbres personnages de
Marvel : Wolverine. Dans la trilogie X-men, le passé de Wolverine n'a jamais été révélé... ce film va permettre de comprendre qui était cet homme-loup avant de devenir ce grand justicier aux
pointes ascerrées.
Justicier aux griffes et au grand coeur
Ce qui est agréable ces films grand public, c'est le soin pris à rendre un film aussi accessible à son public. En effet, même sans avoir vu aucun des épisodes de la série des X-men, jamais vous ne serez gêné ou larguez par l'histoire que l'on va vous narrer, et cela aussi principalement parce que l'on parle de l'origine du mythe.
Point de vue effets spéciaux, on en attendait pas moins ! Les scènes de cascades, les décors, les explosions (ou presque toutes), tout a été soigné, pour donner des frissons à tout le monde, sans non plus effrayé. Rien que pour le générique de début de film, dans lequel ont été filmé les « aventures » des frères Logan, Victor (l'aîné) et Jimmy (futur Wolverine), qui ont traversé toutes les époques et toutes les guerres (guerre de sécession, guerre des tranchées, 2e guerre mondiale, Vietnam), ce film montre que les moyens mis en oeuvre sont colossaux (certainement aussi parce que les producteurs savent que la rentabilité du film sera rapidement atteintes!).
Dans ce film est donc retracé l'origine de Wolverine, de son enfance à son engagement auprès du gouvernement américain, expliquant ses motivations pour rejoindre le groupe de ceux qui plus tard s'appeleront les X-men, et la perte de mémoire qu'il a subi, et qui laissait les fans de la série dans l'ignorance de son origine.
Bien ficelé, rythmé et plutôt agréable, Wolverine est le film d'action de cette fin de printemps qui va concilier tous les goûts au sein des familles. Un bon divertissement.
Sortie le 29 avril 2009
Dans le Paris de la belle époque, les courtisanes étaient de véritables célébrités, amassant d'incroyables fortunes. Quelques
années plus tard, les rivalités qui les tenaient à l'écart les unes des autres, n'ont plus lieu, et les visites de courtoisie entre ces anciennes femmes de joie sont monnaie courante. Lors
d'une de ses visites chez son amie Charlotte, Léa va se laisser aller aux charmes de Chéri, 19 ans, le fils de son amie...
Roméo et Juliette séparés par le fossé des générations
Adaptés des livres de Colette « Chéri » et « La fin de Chéri », "Chéri" sait justement nous replacer dans le contexte parisien du début du XXe siècle. Décor art nouveau, hôtel particulier, toilettes et savoir vivre, tout est soigné pour plonger le spectateur dans cette époque de raffinement et de séance dans lesquels évoluent nos personnages.
On pourrait croire qu'une histoire d'amour tel que celle entre un bel éphèbe à l'immense fortune et aux moeurs légères et une vieille prostituée haut de gamme paraîtrait déplacée et plutôt dérangeante... mais c'est avec une grande sincérité que les deux amants se complètent dans leur besoin amoureux et la pureté des sentiments qui les animent, les 2 découvrant l'amour pour la première fois. L'amour qui rend fou, l'amour qui rend bête, et l'amour qui rend beau.
Cet adjectif s'applique surtout à Michelle Pfeiffer qui n'a pas hésité à montrer un visage, dont les rides d'expression et le travail de l'âge ont donné une sagesse, mais ont su conserver la fraîcheur de son être, sublimant d'autant plus ses magnifiques yeux bleus en amande. Par ce rôle de Léa, elle montre à ses consoeurs d'Hollywood que sans lifting, on peut se voir confier des rôles denses, dans lesquels une actrice peut rayonner et écraser toutes les jeunes premières. Cela fait longtemps que l'on attendait son retour, et on peut dire sans risquer de se tromper que « Chéri » sonne le grand retour de Michelle Pfeiffer au cinéma.
Aussi dérangeant que pourrait être le sujet de ce film, où une femme vit une histoire d'amour avec un jeune homme de 30 ans son cadet, « Chéri » n'inspire en rien le dégoût, mais laisse plutôt un goût de nostalgie pour une époque où les conventions empêchaient certaines amours d'exister, et où l'élégance et la bien séance font regretter les habitudes et tenues vestimentaires d'aujourd'hui.
Mike O'Donnel fut l'un des plus grands joueurs de basket-ball de son lycée. Populaire et sortant avec l'une des plus jolies filles, il était destiné à un grand avenir, jusqu'au jour où, alors qu'un recruteur venait voir son match et lui proposer une bourse, sa petite amie lui apprend qu'elle est enceinte. Jour où il décidera de fonder une famille et mettre de côté ses rêves. A l'approche de la quarantaine, Mike est devenu un homme aigri, constamment grincheux, et dont la femme ne supporte plus son attitude négative, et les reproches, jusqu'au jour où il lui est donné la possibilité de revivre son adolescence...
Réflexion d'adulte dans un corps de minet
Quand on demande à des personnes s'ils ont des regrets face à des décisions prises par le passé, ou s'ils auraient agi différemment, la réponse est souvent positive. Et c'est exactement la
réflexion dans laquelle nous entraine « 17 ans encore ». S'il nous était donné de revivre certaines scènes de notre vie, mais avec l'expérience des années déjà passées, ferait on toujours les
mêmes erreurs, ou plutôt les mêmes choix ? Le personnage principal, Mike O'Donnel (interprété par Matthew Perry et Zac Efron) revit des années lycées, à 20 ans d'intervalle avec les siennes. On
aurait pu craindre d'être plongé dans un film de fiction du type de « retour vers le futur », mais pas du tout, c'est avec une grande délicatesse que Burr Steers aborde sa thématique, et malgré
ses allures de teen-movie, « 17 ans encore », n'en est pas forcément un...
En effet, la présence de Zac Efron, se pavanant dans chaque scène, n'est pas sans rappeler des émeutes ou crises d'hystérie de jeunes demoiselles s'étant amouraché de ce bel éphèbe dès la sortie
du premier volet de la série des High School Musical, et aurait plutôt tendance à crédibiliser le film. Mais malgré son jeu d'acteur qui mérite d'être encore beaucoup amélioré, il apporte une
fraîcheur, une bonhomie et un capital sympathie, qui ne laisse pas indifférent le spectateur, qui s'identifie (quand il a plus de 30 ans) à lui.
On s'amuse beaucoup de le voir se ridiculiser dans des attitudes ou des dialogues un peu réac', et de même pratiquer l'auto-dérision, notamment dans une scène où une belle jeune fille de 17 ans
lui demande s'il est gay, s'habillant trop bien pour être hétéro (rumeur sur le compte de Zac qui court depuis un certain temps sur la toile). Donc même si on lui demande de « faire son show »,
il reste très attachant. On lui souhaite simplement de faire une meilleure et plus longue carrière que son homologue et partenaire Matthew Perry !
Les éléments comiques de ce film sont de 2 ordres : du comique de situation d'un adulte coincé au milieu d'adolescents dont il ne comprend plus les codes et le comportement, mais aussi dans les
gags de geeks (histoire parallèle du meilleur ami de Mike, informaticien ayant fait fortune, mais looser en amour, fan de « Star Wars » et de la trilogie du « Seigneur des anneaux »). Certes,
certaines scènes restent très légères, mais le fil conducteur du film restant le même, sérieux, le spectateur n'est pas trop gêné dans son appréciation du film ; d'autant plus que le rythme du
récit est tenu sous constante pression.
Juste un bémol : On regrette le placement de produits, trop insistant, concernant les produits de luxe qui y sont présentés : Lamborgini, Apple, Bose, ... mais qui, on le suppose, a permis de
financer les cachets des 2 stars. Et on regrette également de n'avoir joué que sur la valeur ajoutée de Zac Efron dans une production telle que celle-ci, car un public plus mature pourrait être
séduit par le concept de ce film, qui propose à tous d'avoir 17 ans encore.
« 17 ans encore » n'est donc pas le teen-movie que le public de moins de 15 ans attend, mais une bonne comédie pour trentenaire et plus. Certes, c'est un film qui défend les valeurs familiales,
d'une Amérique traditionnelle, mais avec une énergie si débordante que l'on en oublie l'intention moralisatrice qui peut se cacher derrière.
Sortie le 22 avril 2009
Réinsertion d'un jeune homme, qui a commis un crime étant petit. Nouvelle vie, nouvelle identité et le secret lourd d'un passé qui doit rester secret. Boy A, l'histoire de Jack,
jeune homme solitaire et fragile, lâché dans un Manchester ouvrier, qui lui offre une seconde chance...
Seconde chance ?
Boy A est incontestablement en ce début d'année 2009 LE film de l'année. Réalisation parfaite, jeu d'acteur de Andrew Garfield (personnage principal) exceptionnel, scénario impeccable... la liste des superlatifs est longue pour décrire ce film, dont le sujet est finalement très peu traité sur grand écran.
Construite sur la dualité de l'homme d'aujourd'hui et de l'enfant d'hier, l'histoire de ce garçon, dénommé Boy A lors de son procès, alterne flash d'un passé de solitude, de manque d'amour et de violence, et moment heureux d'une vie nouvelle dans laquelle Jack évolue tel un extra-terrestre, tant il a oublié les codes de notre société. C'est sa maladresse et sa timidité qui le rendent si touchant ; il ne sait pas abordé les filles, rase les murs tête baisée, s'excuse sans arrêt, ... car dans un sens, il ne sait pas s'il mérite sa place dans cette société qui l'a exclue plus de 10 ans en arrière.
Et c'est là que réside l'ambivalence du film : comment un personnage qui nous semble si innocent peut il avoir commis un crime ? Et quel crime a t il réellement commis ? Il semble très difficile de ne pas s'attacher au personnage, et à la fois, doit on donner une seconde chance à un « criminel » ?
Même si on ressent pendant plus d'une heure que le réalisateur veut attirer la sympathie du spectateur, en dévoilant les circonstances « atténuantes » de son passé et en nous montrant un élève modèle dans sa réinsertion... il pose le problème de la violence d'un crime et de sa sentence, en laissant chaque spectateur, seul arbitre de sa pensée sur ce sujet. Et c'est justement sur ce point que le génie de John Crowley réside.
Un autre trait de la réalisation qui est bluffant est la solitude et l'enfermement dans lequel se situe chaque personnage. Plans serrés sur le visage, pour capter au plus près la confusion, la gène ou la peur du personnage de Jack. Presque à la Gus Van Sant, dans « Last Days » ou « Paranoid Park ». Cette distance, que même la petite amie de Jack n'arrive pas à percer, rend le personnage plus attachant, car il nous donne le sentiment d'être plus proche physiquement de lui.
Boy A fait partie de ses films indépendants qui bouleverse, qui font se poser des questions, et dont on ne peut sortir indifférent. Magnifique, déroutant, et inoubliable.
Sortie le 25 février 2009
John et Jenny viennent de se marier et décident de déménager dans le sud de la Floride. Jenny a tout en tête le déroulé
de leur vie : mariage, maison, bébé, ... elle avait tout prévu sauf Marley...
Présenté par une comédie mi-romantique, mi-potache, « Marley et moi » est finalement une comédie agréable et pas si niaise que l'on voudrait nous le faire croire. Le film nous emporte
à travers la vie ordinaire d'un couple, passant de leurs jeunes années par les peurs d'engagement et du quotidien, au début des difficultés de couples et des concessions ... Tous ces petits
riens qui composent un quotidien. Et comme fil conducteur de cette tranche de vie, qui s'étale sur plus de 15 ans, il y a Marley, un labrador qui partage leur quotidien.
Malgré un début de film très léger qui met en avant le caractère immature de John (Owen Wilson) et sa peur de devenir père, et un chien complètement incontrôlable qui enchaîne gaffe sur gaffe,
on est rassuré au fur et à mesure que se déroule l'histoire de ce couple, dont chaque épreuve ou tracas sont si « banales », que chacun s'y retrouvera, et surtout quand les gags
canins se raréfient pour laisser place à l'histoire du film.
Sur les 2h de film, il faut tout de même attendre la première heure pour voir les personnages prendre corps, et gagner en profondeur. Et on se demande jusqu'à la fin quel était l'histoire
principale de ce film : la comédie et les farces du chien, ou les choix et difficultés de la vie de couple.
Sans répondre à la question, afin de ne pas gâcher la fin de ce périple canin, « Marley et moi » nous donne à voir toujours avec plaisir une Jennifer Aniston toujours aussi
attachante, et très crédible en mère et épouse, et un Owen Wilson, qui, sorti de ces rôles de pitres, peut aussi s'imposer en tant qu'acteur à qui confier des rôles de premier plan, des rôles
plus adulte, ou « sérieux ».
« Marley et moi », malgré un début de film trop léger, entraîne le spectateur dans une tranche de vie d'un couple américain moyen, dans laquelle chacun se retrouvera. Un succès
commercial assuré, et un capital sympathie optimal pour nos 2 acteurs chouchous.
Sortie le 4 mars 2009
Nick joue dans un petit groupe de rock dans les scènes new-yorkaises. Il s’est fait larguer par sa copine, la sulfureuse Tris, qui le cocufiait depuis le début, et vit plutôt mal cette séparation jusqu’au jour ou il rencontre Norah. Malgré le fossé qui les sépare, ils vont passer une nuit à fuir certaines personnes, et à trouver le lieu secret d’un concert où va se produire leur groupe préféré à tous les deux, ce qui va grandement les rapprocher…
Amourette adolescente sur fond musical
Le scénario est un peu banal : un road trip à travers les rues de New-York, une rencontre inattendue, de la musique… Les dialogues sont assez pauvres, les groupes de musique peu inconnus (en tout cas en France), les acteurs pas si attachants (à part Michael Cera). Même si au premier bord « Une nuit à New-York » prend des airs de teen movie que l’on aurait sorti du lycée pour le mettre dans une ville, on est loin d’un bon teen movie. Pour cela, il nous manque une certaine magie, que l’atmosphère des bars new-yorkais n’arrive pas à nous transmettre ; peut être parce que les personnages paraissent trop jeunes pour évoluer dans ce milieu. La même histoire avec des trentenaires nous aurait semblée plus crédible…
On apprécie tout de même la poursuite dans la grosse pomme, qui pour ceux qui connaissent un peu les rues de la ville et ses allures prend des airs familiers ; Peter Sollett ne cherche pas à embellir New-York, mais réalise des plans crus et donc sincères de l’apparence nocturne de la ville.
Aussi la performance de Michael Cera, qui n’en est peut être pas une, mais que l’on retrouve dans le rôle d’un garçon timide, mais affirmé, et terriblement craquant (surtout quand on voit les gros plans sur ces lèvres mâchant un chewing-gum, rappelant le plan dans « Juno » où avant de faire l’amour, il mange quelques tic-tac à l’orange).
Enfin, pour un titre original dans lequel on vante une BO (le film s’appelle la playlist sans fin de Nick et Norah), le film propose une BO avec quelques bons morceaux de Vampire weekend, We are scientist, ou the dead 60s… mais pas tant que ca, ce qui est dommage.
"Une nuit à New-York" ne sera pas retenu comme un film culte adolescent, ni un bon film non plus, mais reste sympa pour les vues de New-York pour tous ceux qui aiment et surtout connaissent bien
cette ville.
Une nuit à New-York ne sera pas retenu comme un film culte adolescent, ni un bon film non plus, mais reste sympa pour les vues de New-York pour tous ceux qui aiment et surtout connaissent bien
cette ville.
Sortie le 18 mars 2009
Le commissaire Bellamy et auteur d’un célèbre recueil de mémoire passe de douces
vacances avec sa femme dans le sud de la France. Un homme, ancien assureur, accusé de détournement de fond disparaît. Il ne mettra pas longtemps à contacter le commissaire Bellamy pour l’aider
dans sa fuite, et pour couvrir un meurtre qu’il a commis quelques jours auparavant…
Sujet qui n’a rien à voir avec le magnifique ouvrage de Flaubert, Bellamy s’attaque à un sujet plutôt actuel d’escroquerie aux assurances sous couvert d’une histoire d’amour naïve. Bellamy met
surtout en avant l’enquête officieuse du grand commissaire Bellamy, interprété par l’un des piliers de notre cinéma français Gérard Depardieu. Au fil du temps, le commissaire tâtonne, interroge,
déduit, tel un Hercule Poirot version française, pour arriver à dépasser les flics en charge de l’affaire. Ce rôle de commissaire semi retraité, insatiable (autant dans les enquêtes qu’il mène
que dans sa vie privée – Depardieu pelote et caresse sa partenaire pendant tout le film) lui va comme un gant. Et pourtant…
On s’ennuie à mourir de ce polar sans suspense, ni rythme. On se moque des dialogues aussi creux que mal écrit ; parmi lesquels on pourra retenir : « C’est mal de tuer des gens », « un bon flic
est un bon samaritain » ou encore « Il faut pardonner aux faibles, parce que les faibles sont faibles ». On se demande en combien de temps le tournage s’est déroulé, tant les acteurs donnent
l’impression d’avoir eu le script le matin même du tournage, le dentiste et la vendeuse du bricomarché en tête. La relation fraternelle entre Depardieu et Cornillac, en raclure humaine
alcoolique, est peu convaincante et ne sert pas vraiment le propos du film (pendant lequel on se demande s’il va coucher avec la femme de son frère). Le clin d’œil à Georges Brassens parait un
peu tiré par les cheveux. Et enfin, les allusions et les clichés sur les homos sont pitoyables…
Tout cela manque bien de naturel et de réflexion. Alors, à la question : est ce que le fait de convier toute la famille Chabrol a contribué à ce film était une bonne idée. Il est difficile de le
dire, mais là on peut sans hésiter dire que l’équipe a raté le coche de nous faire passer un moment dans la vie d’un commissaire dont la passion pour son métier ne le lâche jamais.
Sortie le 25 février 2009
14/06 : Oasis (Théatre antique de Vienne)
22/06 : Marylin Manson (Théatre antique de Vienne)
05/07 : Blur (Fourvière)
17/07 : Tracy Chapman (Fourvière)
20/07 : Olivia Ruiz (Fourvière)
21/07 : Anthony and the johnsons (Fourvière)
23/07 : Jamie Cullum (Fourvière)
25/07 : Bénabar (Théatre antique de Vienne)
26/07 : Peter Doherty et Cold War Kids (Fourvière)
01/08 : Anaïs (Fourvière)
18/08 : Leonard Cohen (Théatre antique de Vienne)
20/11 : Indochine (Halle T. Garnier)
18/12 : Superbus (Halle T. Garnier)