Jeudi 21 mai 2009

Aujourd'hui, Mateo Blanco, ancien réalisateur, se fait appeler Harry Caine. Après avoir perdu la vue suite à un traumatisme, 14 ans auparavant, il est devenu scénariste. Le jour où il apprend la mort d'un riche homme d'affaires : Ernesto Martel, de vieux souvenirs reviennent à la surface et plonge Harry dans une profonde nostalgie. Celle d'une histoire d'amour extraordinaire... 

 

L'amour est un bouquet de violettes

 

Les histoires d'amour finissent mal en général, chantait Catherine Ringer. C'est aussi ce que pourrait fredonner Mateo Blanco au sujet de la passion qu'il a vécu avec son actrice principale, Lena (interprétée par Penelope Cruz), sur le tournage des « Filles et valises », une comédie légère dans laquelle elle fait ses premiers pas d'actrice. La passion qui anime nos 2 protagonistes est belle, simple et pure, bien que contrarié. Et ce n'intéresserait personne si cela n'était pas le cas.

 

Pourtant, on est déçu par cette histoire, presque trop simple : une femme, un amant, et un cocu. Jalousie, pouvoir, argent,... qui prend rapidement les aluures d'une banale histoire de séries B, ou de roman-photos, où les amants maudits sont épiés et poursuivis par le malheureux dindon de la farce.

 

Bien entendu, Penelope est magnifique, le maître (Pedro Almodovar, ou Mateo Blanco, au choix!) s'amusant et sublimant sa muse à chaque plan. Les décors sont éclatants, colorés à souhait, sortant presque d'un univers de Jacques Tati.

 

C'est une petite déception avec laquelle on ressort de la projection, face à un épilogue explicatif très long voire pénible et prévisible. Et on se prend à se demander si par ce film Almodovar n'accomplit pas son fantasme avec son actrice fétiche... En un mot, « Etreintes brisées » ne convainc pas vraiment, bien qu'agréable à regarder. Le coche est raté.

 

Sortie le 20 mai 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Jeudi 14 mai 2009

Le capitaine Kirk a su sauver son équipage en se sacrifiant, lors de l'approche du vaisseau de Nero. Une vingtaine d'année plus tard, la terre envoie toujours des équipes dans l'espace pour protéger l'alliance, et parmi eux se rencontrent pour la première fois Kirk et Spok...

 

Policiers de l'espace

 

De nouveau, on nous propose de connaître l'origine de la rencontre entre 2 personnages mythiques de science fiction : le capitaine Kirk et Docteur Spok (tout comme on a vu dernièrement sur les écrans les origines de Wolverine, de Batman, ...). Comme si l'on ne pouvait plus laisser aux spectateurs la liberté d'imaginer ou fantasmer le passé de ces héros, les cinéastes du moment doivent ressentir un besoin profond d'expliquer tout. Prendraient ils leurs spectateurs pour des animaux à l'encéphalogramme plat ?

 

Peu importe leurs points de vue en ce qui concerne Star Trek... Les spectateurs n'en attendent rien d'autre que de revoir la mythologie du célèbre vaisseau, l'Enterprise, et de se laisser divertir par un film d'action à gros budget bien rôdé. Et c'est ce que nous propose J. J. Abrams. De l'action, du suspense, de l'émotion, de l'humour, un film grand public qui plaira au plus grand nombre.

 

Pour les fidèles des séries télé, comme celle du réalisateur, ils seront aussi agréable surpris de retrouver le «machiavélique horloger» de Heroes : (nom acteur), en Spok rigide et geek, et pour les fans de la série, ils seront émerveillés de retrouver Leonard Nimoy, le Spok original, qui malgré ses 68 ans, qui n'a pas changé (des rides en plus), et qui se risquent à quelques répliques humoristiques.

Au casting, on note bien sur la superbe performance d'Eric Bana, méconnaissable en vilain tatoué, et Winona Rider, en mère de Spok, toute ridée et toujours magnifique.

 

Star Trek reste donc un bon divertissement à gros budget, qui fait du bien, et nous empeche de réfléchir pendant près de 2 heures.

 

Sortie le 6 mai 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Dimanche 10 mai 2009

Dans les années 60, le rock'n roll ne faisait pas encore l'unanimité en Angleterre, et les radios pirates commençait à s'emparer des ondes. Radio Rock, l'une des plus célèbres radio pirate anglaise, officiait depuis un bateau au large des cotes anglaises. Par les yeux de Carl, jeune homme de 18 ans, nous allons pénétrer dans l'antre de la mythique radio où se cotoie les stars du micro...

 

I love rock'n roll

 

Berceau de la musique populaire, l'Angleterre fut le pays où les radios pirates ont eu du mal à trouver leur place sur les ondes anglaises, non pas auprès des auditeurs mais auprès des politiques ; et c'est par l'exemple de Radio Rock, que  Richard Curtis a décidé de montrer : la lutte qui a existé à une époque où le rock'n roll était encore assimilé à un mouvement de rebellions.

 

Il va sans dire que les animateurs de l'époque étaient considéré comme des rock stars. Alors pour mettre en scène leur charisme, Richard Curtis a fait appel à des pointures : Philipp Seymour Hoffmann, Rhys Ifans, Bill Nighy, Nick Frost, ... toute la crème de la scène britannique (et américaine) humoristique et cinématographique réunie là pour le seul plaisir de voir sur un même plateau tous ces acteurs de talent. Et pour compléter le tableau, on retrouve Kenneth Branagh en ministre aigri et conservateur (méconnaissable) et Emma Thomson en ex-nymphette... jubilatoire !

 

Ce qui est fascinant, c'est de rentrer dans le quotidien un peu extraordinaire de cette radio hébergé sur un bateau. Par les yeux neufs de Carl, un jeune blanc bec de 18 ans, nous découvrons leur univers, chaque animateur reflètant les différents courants musicaux du rock, du rock a billy a Hendricks. Et tout ça donne lieu a une cohabitation entre mecs pluôt éclectique, parfois harmonieuse (car sans femme à bord!) et parfois plus chaotique, surtout quand cela concerne leur vie sexuelle ou les guéguerres pour savoir qui est le plus populaire des animateurs.  

 

Bien entendu, il n'y a pas de rock'n roll sans sexe ! Ces icônes radiophoniques n'échappait pas à la règle. Telle des groupies qui attendent en backstage après un concert, les fans arrivent sur le bateau radio chaque semaine tel un lâché de dindes ou de pintades voulant perdre leur virginité à une divinité du micro. 

 

Nul besoin de dire que la bande son est génial... les vinyls s'enchaînent sur les platines à un tel rythme que  l'on s'imagine nous aussi devant notre poste de radio à écouter attentivement chacune de leurs émissions. D'ailleurs, la bande originale paraît en 2 CD, mais pourrait tout a fait être un coffret de 5 !

 

« Good morning England » est un film engagé mais léger, où l'on passe un excellent moment, rythmé par une excellente BO, un casting magnifique, un humour et une bonne humeur communicative. A voir, et à revoir sans modération.

Sortie le 6 mai 2009 

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Samedi 9 mai 2009

Kym, ex-top model, a connu la gloire : couvertures de magazines, succès, et drogue. Aujourd'hui en cure de désintoxication, elle obtient le droit de partir un week-end dans sa famille, pour célébrer le mariage de sa soeur Rachel. Son retour va soulever des tensions entre les différents membres de   cette famille recomposée...

 

Mariage sans invitation

 

Filmé tel un documentaire, DV à l'épaule, « Rachel se marie » plonge dans une Amérique un peu particulière, ou les traditions et valeurs semblent mises au placard. Loin du mariage traditionnel à l'église, et la belle robe blanche, Rachel se marie dans sa maison, habillée d'un Sari, sous une tente où joue des musiciens slaves, semblants tout droit sortis d'un film de Kuzurika de bas étage (et dont on se demande l'origine d'ailleurs, car ils ne semblent pas avoir été invité à ce mariage). Et le spectateur est invité à se joindre à ce mariage, comme s'il en était lui même le cameraman, reporter de cette fête, engagé pour la soirée. Et pourtant, nous n'avons pas l'impression d'y être invité. Tout comme Kym, le personnage d'Anne Hathaway. Bien qu'étant la soeur de la mariée, elle n'est pas vraiment conviée à la fête, elle non plus.

 

La répétition du mariage, le mariage, le repas, le lendemain de fête... tous ces événements se succèdent, amenant des éléments de plus en plus lourds du passé de cette famille, révélant l'origine du malaise qui lie les différents personnages. Ce qui en principe pourrait être intéressant, afin de maintenir un suspense, pour crescendo arriver à l'apothéose : la révélation de ce terrible secret de famille. Mais il n'en est rien. On se doute assez rapidement de l'issue de cette histoire, et surtout : on s'en moque ! En effet, un ennui profond ayant déjà gagné le spectateur depuis longtemps, le dénouement de l'histoire importe peu.

 

Malgré une très belle interprétation d'Anne Hathaway, qui grâce à ce rôle se verra certainement confié des rôles plus denses à l'avenir, elle n'arrive pas à sauver cette réalisation plate et maladroite. 

 

On sort de ce film assez agacé, d'avoir accepter cette invitation à un mariage où l'on ne connaît personne, et où finalement notre absence aurait été préférable, aussi bien pour nous que pour les mariés, tout comme Kym. Alors, félicitations aux époux, et oubliez nous !

 

Sortie le 15 avril 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Samedi 9 mai 2009
Le nuage des filles est revenu à Lyon pour la seconde fois. Miss Hello nous a concocté une soirée de filles avec une lecture des Pintades, série de bouquins qui raconte de manière humoristique la vie des femmes dans différentes villes, et avec une séance de relooking/déguisement par l'équipe de Bazar Chic.

C'est toujours sympa de se retrouver entre bloggueuses, même si ce n'est qu'une fois par an. J'attends avec impatience de voir les photos du shooting...

Mort de rire : en revoyant la vidéo du premier nuage des filles, je réalise que je portais la même tunique et la même ceinture à la première édition ! Heureusement que je ne tiens pas un blog fashion !!!!
http://www.wat.tv/video/nuage-filles-party-lyon-o3s8_licf_.html 

 
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Jeudi 7 mai 2009
Je suis tombée sous le charme de ce court métrage ; je n'en dirais pas plus.
Bon visionnage

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Mercredi 6 mai 2009

Gabrielle et sa soeur sont abandonnées à l'orphelinat par leur père, après la mort de leur mère. C'est ensemble qu'elles vont grandir et tenter d'accéder à un monde auquel elles n'appartiennent pas. L'une choisira d'épouser un baron, l'autre choisira de loger chez Balsan, un brave aristocrate qui s'est prise en affection pour Gabrielle, qu'il surnomme Coco...

 

Le fabuleux destin de Gabrielle Chanel

 

De la même manière que tous les films de super héros sortis récemment (référence à Wolverine, Batman, etc.), Anne Fontaine a décidé de mettre en lumière les « origines » de Coco Chanel. Il veut nous montrer comment une jeune femme pauvre a pu atteindre les sommets de la haute couture parisienne.  Sorte de Cosette du début du siècle, Mlle Chanel incarne aujourd'hui le luxe et l'élégance, mais ce qui intéresse Anne fontaine, c'est la manière dont ce petit bout de femme a gravi les échelons, jusqu'à la première marche.

 

On entend beaucoup dans les media que l'histoire que conte Anne fontaine est bien différente de la réalité. Peu importe. L'intérêt de « Coco avant Chanel » est de dressé le portrait d'une femme indépendante, libre, et très peu guidée par ses émotions, et dont l'ambition et le désir de réussite passe avant tout.

 

Dans l'incarnation de ce personnage historique de notre patrimoine culturel du XXe siècle, le choix d'Audrey Tautou semble une évidence pour incarner la grande dame. Un regard perçant et dur, un parlé campagnard et franc, une singulière élégance... Le seul élément dérageant de cette biopic reste les similitudes que son personnage a avec celui d'Edith Piaf, incarné par Marion Cotillard dans « La môme ».

 

« Coco avant Chanel » reste un film grand public, accessible à une audience féminine comme masculine, car n'abordant aucune subtilités de la couture. On peut regretter de ne pas voir qu'elle sera son ascension, et ce qui fera d'elle l'une des prêtresses de l'élégance et du raffinement à la française. La fin de cet épisode laissant un goût de 2e opus, que l'on ne verra certainement jamais venir...à notre regret.

 

Sortie le 22 avril 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Mercredi 29 avril 2009

Premier opus montrant les origines de l'un des plus célèbres personnages de Marvel : Wolverine. Dans la trilogie X-men, le passé de Wolverine n'a jamais été révélé... ce film va permettre de comprendre qui était cet homme-loup avant de devenir ce grand justicier aux pointes ascerrées.

 

Justicier aux griffes et au grand coeur

 

Ce qui est agréable ces films grand public, c'est le soin pris  à rendre un film aussi accessible à son public. En effet, même sans avoir vu aucun des épisodes de la série des X-men, jamais vous ne serez gêné ou larguez par l'histoire que l'on va vous narrer, et cela aussi principalement parce que l'on parle de l'origine du mythe.

 

Point de vue effets spéciaux, on en attendait pas moins ! Les scènes de cascades, les décors, les explosions (ou presque toutes), tout a été soigné, pour donner des frissons à tout le monde, sans non plus effrayé. Rien que pour le générique de début de film, dans lequel ont été filmé les « aventures » des frères Logan, Victor (l'aîné) et Jimmy (futur Wolverine), qui ont traversé toutes les époques et toutes les guerres (guerre de sécession, guerre des tranchées, 2e guerre mondiale, Vietnam), ce film montre que les moyens mis en oeuvre sont colossaux (certainement aussi parce que les producteurs savent que la rentabilité du film sera rapidement atteintes!).

 

Dans ce film est donc retracé l'origine de Wolverine, de son enfance à son engagement auprès du gouvernement américain, expliquant ses motivations pour rejoindre le groupe de ceux qui plus tard s'appeleront les X-men, et la perte de mémoire qu'il a subi, et qui laissait les fans de la série dans l'ignorance de son origine.

 

Bien ficelé, rythmé et plutôt agréable, Wolverine est le film d'action de cette fin de printemps qui va concilier tous les goûts au sein des familles. Un bon divertissement.

 

Sortie le 29 avril 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Lundi 27 avril 2009

Dans le Paris de la belle époque, les courtisanes étaient de véritables célébrités, amassant d'incroyables fortunes. Quelques années plus tard, les rivalités qui les tenaient à l'écart les unes des autres, n'ont plus lieu, et les visites de courtoisie entre ces anciennes femmes de joie sont monnaie courante. Lors d'une de ses visites chez son amie Charlotte, Léa va se laisser aller aux charmes de Chéri, 19 ans, le fils de son amie...

 

Roméo et Juliette séparés par le fossé des générations

 

Adaptés des livres de Colette « Chéri » et « La fin de Chéri », "Chéri" sait justement nous replacer dans le contexte parisien du début du XXe siècle. Décor art nouveau, hôtel particulier, toilettes et savoir vivre, tout est soigné pour plonger le spectateur dans cette époque de raffinement et de séance dans lesquels évoluent nos personnages. 

 

On pourrait croire qu'une histoire d'amour tel que celle entre un bel éphèbe à l'immense fortune et aux moeurs légères et une vieille prostituée haut de gamme paraîtrait déplacée et plutôt dérangeante... mais c'est avec une grande sincérité que les deux amants se complètent dans leur besoin amoureux et la pureté des sentiments qui les animent, les 2 découvrant l'amour pour la première fois. L'amour qui rend fou, l'amour qui rend bête, et l'amour qui rend beau. 

 

Cet adjectif s'applique surtout à Michelle Pfeiffer qui n'a pas hésité à montrer un visage, dont les rides d'expression et le travail de l'âge ont donné une sagesse, mais ont su conserver la fraîcheur de son être, sublimant d'autant plus ses magnifiques yeux bleus en amande. Par ce rôle de Léa, elle montre à ses consoeurs d'Hollywood que sans lifting, on peut se voir confier des rôles denses, dans lesquels une actrice peut rayonner et écraser toutes les jeunes premières. Cela fait longtemps que l'on attendait son retour, et on peut dire sans risquer de se tromper que « Chéri » sonne le grand retour de Michelle Pfeiffer au cinéma.

 

Aussi dérangeant que pourrait être le sujet de ce film, où une femme  vit une histoire d'amour avec un jeune homme de 30 ans son cadet, « Chéri » n'inspire en rien le dégoût, mais laisse plutôt un goût de nostalgie pour une époque où les conventions empêchaient certaines amours d'exister, et où l'élégance et la bien séance font regretter les habitudes et tenues vestimentaires d'aujourd'hui.

 

 

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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Jeudi 23 avril 2009

Mike O'Donnel fut l'un des plus grands joueurs de basket-ball de son lycée. Populaire et sortant avec l'une des plus jolies filles, il était destiné à un grand avenir, jusqu'au jour où, alors qu'un recruteur venait voir son match et lui proposer une bourse, sa petite amie lui apprend qu'elle est enceinte. Jour où il décidera de fonder une famille et mettre de côté ses rêves. A l'approche de la quarantaine, Mike est devenu un homme aigri, constamment grincheux, et dont la femme ne supporte plus son attitude négative, et les reproches, jusqu'au jour où il lui est donné la possibilité de revivre son adolescence...


Réflexion d'adulte dans un corps de minet


Quand on demande à des personnes s'ils ont des regrets face à des décisions prises par le passé, ou s'ils auraient agi différemment, la réponse est souvent positive. Et c'est exactement la réflexion dans laquelle nous entraine « 17 ans encore ». S'il nous était donné de revivre certaines scènes de notre vie, mais avec l'expérience des années déjà passées, ferait on toujours les mêmes erreurs, ou plutôt les mêmes choix ? Le personnage principal, Mike O'Donnel (interprété par Matthew Perry et Zac Efron) revit des années lycées, à 20 ans d'intervalle avec les siennes. On aurait pu craindre d'être plongé dans un film de fiction du type de « retour vers le futur », mais pas du tout, c'est avec une grande délicatesse que Burr Steers aborde sa thématique, et malgré ses allures de teen-movie, « 17 ans encore », n'en est pas forcément un...


En effet, la présence de Zac Efron, se pavanant dans chaque scène, n'est pas sans rappeler des émeutes ou crises d'hystérie de jeunes demoiselles s'étant amouraché de ce bel éphèbe dès la sortie du premier volet de la série des High School Musical, et aurait plutôt tendance à crédibiliser le film. Mais malgré son jeu d'acteur qui mérite d'être encore beaucoup amélioré, il apporte une fraîcheur, une bonhomie et un capital sympathie, qui ne laisse pas indifférent le spectateur, qui s'identifie (quand il a plus de 30 ans) à lui.


On s'amuse beaucoup de le voir se ridiculiser dans des attitudes ou des dialogues un peu réac', et de même pratiquer l'auto-dérision, notamment dans une scène où une belle jeune fille de 17 ans lui demande s'il est gay, s'habillant trop bien pour être hétéro (rumeur sur le compte de Zac qui court depuis un certain temps sur la toile). Donc même si on lui demande de « faire son show », il reste très attachant. On lui souhaite simplement de faire une meilleure et plus longue carrière que son homologue et partenaire Matthew Perry !


Les éléments comiques de ce film sont de 2 ordres : du comique de situation d'un adulte coincé au milieu d'adolescents dont il ne comprend plus les codes et le comportement, mais aussi dans les gags de geeks (histoire parallèle du meilleur ami de Mike, informaticien ayant fait fortune, mais looser en amour, fan de « Star Wars » et de la trilogie du « Seigneur des anneaux »). Certes, certaines scènes restent très légères, mais le fil conducteur du film restant le même, sérieux, le spectateur n'est pas trop gêné dans son appréciation du film ; d'autant plus que le rythme du récit est tenu sous constante pression.


Juste un bémol : On regrette le placement de produits, trop insistant, concernant les produits de luxe qui y sont présentés : Lamborgini, Apple, Bose, ... mais qui, on le suppose, a permis de financer les cachets des 2 stars. Et on regrette également de n'avoir joué que sur la valeur ajoutée de Zac Efron dans une production telle que celle-ci, car un public plus mature pourrait être séduit par le concept de ce film, qui propose à tous d'avoir 17 ans encore.


« 17 ans encore » n'est donc pas le teen-movie que le public de moins de 15 ans attend, mais une bonne comédie pour trentenaire et plus. Certes, c'est un film qui défend les valeurs familiales, d'une Amérique traditionnelle, mais avec une énergie si débordante que l'on en oublie l'intention moralisatrice qui peut se cacher derrière.


Sortie le 22 avril 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
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