Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

L'été est là, les oiseaux chantent, le soleil donne,... et les Lyonnais guinchent ! Finie la réputation du Lyonnais froid qui reste chez lui et ne parle à personne, en juillet le Lyonnais sort, et ça lui va bien !

 

 

 

Les Parisiens ont Paris plage, nous avons les guinguettes. Tout de suite, on ressent une ambiance beaucoup plus décontractée qu'à la capitale. Ici, sur les berges du Rhône, règne une ambiance de franche camaraderie, que ce soit autour d'un verre de Beaujolais ou d'un cours de Salsa, les gorges se délient et les corps se rencontrent.

 

 

 

Le choix est vaste : ambiance sardines, barbecue, friture, tapas, bière (on remercie très chaleureusement la présence du Ninkasi, brasseur lyonnais et son staff), vin, glaces, etc. le Lyonnais se restaure. Il danse aussi, se prélasse dans des chaises longues au rythme de musiques variées, ou découvre des petits groupes qui donnent des concerts. Pendant ce temps, de l'autre côté du fleuve, "Les Nuits de Fourvière" battent leur plein chaque soir, en même temps que l'excellent "Jazz à Vienne". Ou donner de la tête dans tout ce raffut ?

 

 

 

Pour ma part, un mix des trois fut un bon compromis ; on ne regrette que la trop courte durée de cette initiative qui permet aux Lyonnais de s'évader l'espace de deux petites semaines.

Par Vero - Publié dans : Actu lyonnaise
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00
Nous voici partis pour la dernière ligne droite des concerts de l’été : les Authentiks à Vienne. Sur deux soirs s’étalent des concerts de la scène française. Cette année, nous avons eu une soirée rock et une soirée nouvelle scène française.
 
Soir 1 : les Uncommonmenfrommars, groupe de rock français aux influences nofx-ienne, a mis le feu à la scène du théâtre antique de Vienne. Un jeu net, frais, témoigne d’une grande habitude de la scène. On en redemande, mais ils doivent être déjà laisser la place aux  No one is innocent. Bien qu’ayant déjà de la bouteille, le groupe n’est plus le même qu’à l’origine – le guitariste doit avoir mon âge, c’est pour dire (mais un délice pour les yeux) ! Malheureusement, j’ai trouvé qu’il manquait de l’énergie et de la haine, rage de vivre et de protester dans la voix du chanteur qui devrait hurler "La peau". Ce n’est donc pas là-dessus qu’on pogotera ! Alors, on attend patiemment l’arrivée des Mass Hysteria. La chaleur humaine se fait sentir, et les corps se resserrent pour hurler. Enfin arrive Luke. Pour être franche, on se dit finalement que Luke est un groupe bien commercial, qui n’est peut-être même pas assez rock pour passer ce soir-là à Vienne. En réalité, les petits mecs de Luke, on peut le dire, ils déchirent un max ! Plus endurant qu’un lapin Duracell, ils jouent et jouent avec une énergie impressionnante. Entraîné par Thomas (le chanteur), qui nous donne l’impression d'avoir un orgasme à chaque fois qu’il ferme les yeux pour chanter avec une petite moue assez craquante, Luke nous emmène loin, très loin, et surtout ne nous donne pas l’envie de rentrer dans nos chaumières dès le set fini. Sniff…
 
Soir 2 : 2e soirée beaucoup plus calme, au premier abord seulement. On commence par Ridan, qui malheureusement ne nous a pas chanté son single mais a préféré nous parler, et nous parler, et encore parler,… mais on est venu l’entendre chanter le jeune homme ! Bref, on est bien content de voir débarquer La Tropa. C’est frais, c’est sympa, mais ça ne vaut pas la patate stéphanoise, la déferlante verte sur le théâtre antique,… allez les verts ! (une Lyonnaise qui dit ça devrait être pendue sur la place publique, mais pour la continuation et le bon fonctionnement de ce blog nous éviterons toute effusion de sang !). Bref, l’équipe de Mickael enflamme un public à moitié supporter des verts avec : "La France a peur", "Matador", "Tu vas pas mourir de rire", "Tu dis mais ne sais pas", etc. on chante, on crie, oh oui qu’ils sont bons sur scène (rien à voir avec le concert vu il y a troi" ans quand ils avaient fait la première partie de Dyonisos à Fourvière).  Je regrette tout de même de ne pas avoir pu m’époumoner sur ‘Jeudi pop pop", parce que je trouve les paroles de cet opus tellement décalées… j’adore ! Juste un extrait pour les novices : « Jeudi pop pop, on va enfin se retrouver, on ira au cinéma, à la piscine, ou on ira se promener, je ne te quitterai pas », très beau texte pour parler de sa copine. J’avoue qu’à la première écoute, je croyais qu’il disait « Je dis papa, on va à la piscine,… », mais rien à voir, c’est plus beau que ça ! Ils sont forts ces Stéphanois !
 
“Rock’n’roll is NOT dead” devrait chanter Lenny Kravitz. Première partie un peu décevante de la soi-disant petite amie de Lenny, Nina Costa, qui a "braillé" dans son micro pendant… beaucoup trop de temps à mon goût ! (J’ai même pu lire la moitié de mon livre : Amélie Nothomb "Péplum" – très sympa au demeurant !!!). Bref, Monsieur Kravitz se fait attendre, puis… débarque l’ange noir vêtu d’une cape noire et rouge, version Dracula de Bram Stocker revisité. Il se campe devant un public en délire qui n’attendait que lui (rappelons que ce fut l’un des premiers concerts complet). Il se la pète un peu, mais bon on lui pardonne aisément ses frasques, c’est tout de même Lenny Kravitz ! Bref, il commence à jouer, et je me tourne vers ma voisine en lui disant qu’il est complètement cramé (qui veut dire qu’il est très certainement sous l’influence de substances illicites). Il commence par balancer en l’air sa guitare, qui bien entendu se casse en deux (nous apprendrons plus tard qu’elle était soi-disant mal accordée, la salope !). Bref, je voyais le concert mal parti, mais il s’est finalement calmé. Il joue, s’applique, mais laisse surtout son groupe s’amuser à faire des petits bœufs bluezzy, pendant que l’on attend les autres tubes que l’on est venu écouter. Enfin, vient le « Are you gonna go my way ? » que j’attendais tant, et dont mes oreilles se délectent. Le bilan du concert pour moi est assez décevant : la bête de scène que j’imaginais a perdu de sa fougue et sa verve.
 
Retour de mes vacances viennoises et dernière soirée de concert à Lyon avec "Lyon rugit la nuit" aux Nuits de Fourvière. Il faut toujours finir par les Nuits de Fourvière pour un Lyonnais qui se respecte, et après, fini la bringue, on se calme. Et cette nuit-là, la programmation n’était pas là pour apaiser les foules ! Marie Cosmos, qui nous enchante toujours par sa présence scénique, la puissance de sa voix et ses mélodies envoûtantes. Vous l’aurez compris, je suis fan de ce groupe lyonnais menée par la belle Karine, que j’ai eu la chance de rencontrer l’an passé au jazz à Vienne. Ont suivi, dans un tout autre registre, les "Tits nassels", couple de Roannais,  qui a enchanté un public de punk à chien venus écouter les Babylon Circus ! Non, le jugement n’est pas du tout péjoratif, j’en fais partie, mais la musique des "Tits Nassels" est dans le registre français beaucoup plus proche des "Têtes Raides" que des "Babylon", ce qui peut dérouter.  Après un autre groupe dont le nom m’échappe, dont le style musical n’avait rien à voir avec le thème de la soirée, sont arrivés sur scène les "Babylon Circus". Je les avais déjà vus l’année dernière à Vienne pour le festival des Authentiks, et ils avaient bien assuré. Là, c’était toujours pour le même album qu’ils venaient, mais on y prend toujours autant de plaisir, surtout quand ils décident de finir leur concert dans la fosse avec leurs instruments. Vraiment très sympa !
 
En conclusion, le budget concert + bière du mois de juin juillet a explosé toutes les prédictions. Le budget "Soldes" fut donc diminué au profit de sorties et de purs moments musicaux, autant de souvenirs qui m’ont rempli la tête, les oreilles et le cœur pour les mois à venir.
 
Rockement vôtre,
v
 
Par Vero - Publié dans : Musique
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

Après le punk rock de Green Day, le mois de juillet s'annonçait sous de bons augures avec ses festivals: Musilac, Nuits de Fourvière et Authentiks.

Le festival de Musilac est encore peu connu mais gagne vraiment à être connu pour les amateurs de festivals sans aimer la foule comme aux Eurockéennes ou à Benicassim. Sur trois jours, la tripotée d'artistes qui se succèdent est tout de même remarquable, et chaque soirée a son thème.

Musilac J1 : la scène française que l'on peut qualifier de festive avec Les fils de Teuhpu, Les Ogres de Barback, La Tropa, la Phaze, La Ruda (Salska) et Sinsemilia. Ca fait quand même du beau monde ! On aurait presque pu inviter les Babylon Circus et la liste était complète ! Bien qu'il faille avouer que la majorité du public se soit déplacée pour Sinsemilia qui nous souhaite toujours '"out le bonheur du monde", le spectacle a eu lieu avant avec les joyeux trublions de La Ruda. Déjà la 3e fois que je les vois en concert et le public est de plus en plus à fond, complètement en transe devant un Pierrot plus survolté qu'un lapin Duracell. Pogo à volonté, des voix hurlantes essayant de scander les paroles d'un Pierrot au débit toujours aussi impressionnant. Bref, un peu plus d'une heure de bonheur, mais mesdemoiselles peut-on souvent dire que ça dure plus que ça ?!

 Musilac J2 : la scène française et internationale se partagen- la scène ce soir là : The Sunday Drivers, the Servant, Sinclair, Saez, Ghinzu et Iggy & the Stogges. Un peu déçue de la prestation des Espagnols des Sunday Drivers dont le single "On my mind" nous avait enchantés, mais on peut tout de même les encourager d'avoir débuté le festival ce soir là, cette place est loin d'être enviée. Suivent alors The Servant avec son chanteur survolté (qui a dû emprunter ses piles à Pierrot, cf. paragraphe ci-dessus) ; bien qu'ils aient bénéficié d'un bon battage médiatique sur les ondes françaises, on sent bien que ces gaillards sont habitués à la scène. Ils sont bons, on en redemande... et les filles craquent face à un Dan Black (le chanteur) dont l'accent (je l'avoue) est tout à fait charmant. Nos yeux se tournent vers notre supernova superstar à nous : Sinclair. Parce que c'est bon comme ça, Sinclair nous montre encore une fois que c'est une bête de se…  euh de scène ! Enfin, celui que j'attends avec une certaine impatience pour ne pas dire une excitation certaine, Damien Saez. Après l'avoir vu en Novembre dernier à Lyon au Transbordeur, j'avoue avoir été charmée par le personnage torturé, presque rock-glam ! Je ne suis malheureusement pas seule à l'apprécier et me fait vite pousser par de jeunes ados qui doivent me trouver bien vieille ! Bref, la prestation de Saez a dérouté les non adeptes du style ; effectivement, quand il nous a demandé de chanter avec lui "Marie ou Marylin", au bout d'un moment on s'essouffle et on chante moins fort, ça l'a apparemment déçu et est parti de scène. Caprice de star ou mise en scène... lui seul le sait et à dire vrai : on s'en fout. Son génie n'est plus à prouver. Ensuite, les Belges de Ghinzu ont mis le feu à un public demandeur d'un peu plus de bruit. Chose promise, chose due, un public en délire, qui en redemande : "Do you reeeeeeeeeeeeeeeeeeeaad me ?", avant de passer à l'iguane : Iggy Pop. Connaissant le personnage et non la discographie, le concert ne m'a pas mise en transe, mais cette énergie émanant de ce petit corps tout musclé de 58 ans ne peut que surprendre. J'ai été d'ailleurs autant surprise par sa musculature que par l'absence de tatouage qu'il présente.

 

Musilac J3 : des impératifs m'ont obligés à retourner dans ma petite capitale des Gaules. La tête d'affiche était alors Franz Ferdinand.

  

Rockement vôtre,

v

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Vero - Publié dans : Musique
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

L'été a pointé son nez dès le mois de juin, ses chaleurs, ses terrasses et ses lots de concerts et festivals. Comme chacun le sait, pour moi les concerts ce n’est pas que l'été, ou alors c'et l'été toute l'année !

 

 

 

Cette saison je la commençais assez tôt, dès la fin mai avec Avril Lavigne à la Halle Tony Garnier, suivi de Kyo au Ninkasi Kao (superbe petite salle de concert qui rappelle beaucoup le Pezner). Avril Lavigne fut plus que décevante, cette minette n'a aucune énergie sur scène, et pourtant depuis son premier album elle tourne pas mal à travers le monde. La grande rebelle de 19 ans est en réalité une grande timide. Heureusement, quelques jours plus tard, mes oreilles furent bercées par la douce voix de Benoît Poher et ses acolytes (Niko, Fab et Flo). Oui, on peut aimer le rock et aimer Kyo, les deux ne sont pas antinomiques. Comme on a pu le lire sur le Rocksound n° 131, où le groupe fait la couverture (c'est une première !) Kyo n'est pas "l'horreur que ses détracteurs veulent jeter aux orties", mais un groupe dont les influences artistiques vont de "Nirvana" à "System of a down" ou "Rage against the machine", qui préfère chanter en français des messages qui vont toucher un plus grand nombre plutôt que de gueuler leur mal être dans des micros avec des guitares saturées.  Bref, une petite salle un concert intime mais très rock, et toujours la même pêche, je leur souhaite bon courage pour leur tournée, et essayez de chanter "L'assaut des regards" et "Tout reste à faire", je les adore !

 

 

En juin, tout s'accélère, on sort les griffes (peintes en noir bien sûr) et les ceintures à clous, en route pour du bon gros son. Tout d'abord, avec Chloé, fidèle serveuse des forces obscures, nous sommes allées voir Slipknot, un petit groupe de l'Iowa (USA) dont les membres ne se présentent à leur public que visages cachés derrière des masques. Je n'entretiendrais pas là de polémique : Slipknot groupe marketing ou non. Bref, ces gros messieurs crient et font du bruit devant un public de tatoués ! Pas mal, mais je ne suis pas plus emballée que ça.

 

 

 

 Heureusement qu'à la fin du mois, le 30 juin, débarque Green Day, LE groupe de punk rock californien qui m'a fait découvrir cet univers rock. Bon, il faut dire que je suis vieille (!) et à l'époque du collège, Green Day ça déchirait un max ! La première fois, je les ai vus au Transbordeur en 1995, le 16 septembre plus exactement. Ce fut mon premier concert toute seule ; là, j'y ai vécu mes premiers émois dans les pogo au milieu de centaines de jeunes à la peau moite, transpirant la bière,...10 ans plus tard et quelques concerts dans les pattes, je ne pogotte que rarement et ménage ma petite santé. Mais la rage de la punkette que je suis sait se réveiller quand il le faut, et là c'est une énergie surnaturelle qui m'a fait entrer en transe. Un vrai show à l'américaine avec confettis et trois potes qui n'ont cessé de sillonner les routes et enchanter nos oreilles de textes forts. Chapeaux bas, je m'incline, au moins ils ne feront pas comme ces abrutis de Blink 182 qui décident de se séparer (oui, l'info est confirmée - cf. Rockmag n° 57 interview de Travis Barker).

Rockement vôtre,

 

 

 

v-dog

 

 

 

 

Par Vero - Publié dans : Musique
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

Cette année, Deauville propose dix films en compétition, et une vingtaine de films entre avant-première, documentaires et autres. Pour parler de la compétition, les films étaient plus qu'éclectiques, nous montrant une Amérique qui doute d'elle-même. Le racisme, la peur de l'autre, la violence, les différences et la tolérance zéro envers les autres furent les thèmes récurrents des films de la compétition.

C'est ainsi que, dans "Collision", Los Angeles est résumée à une ville dans laquelle les gens ne communiquent que par la violence, engendrée par la peur de l'autre, notamment un racisme exacerbé.

Dans "La ballade de Jack & Rose", un homme et sa fille se sont volontairement exilés sur une île pour échapper à tout contact nocif d'uen société américaine qui pourrait les pervertir.

"Keane" ou les errances d'un père déchiré par la perte de sa fille dans une gare routière, "Reefer madness" ou la propagande anti-marijuana dans les années 30 aux US, "Transamerica", un road movie sur fond de transsexualité et retrouvailles familiales, "40 shades of blue", le parcours d'une jeune russe mariée à une vieux crooner qui la délaisse.

On remarque surtout que la famille est peu présente dans ces films, sentiment d'abandon dans une Amérique trop grande et qui n'offre aucun réconfort.

Mes deux coups de coeur du festival iront à : "Brick", film de Hal Salwen et "Pretty persuation" de Marcos Siega.

"Brick" est un film sur des adolescents bien loin des teen-movies, bien que son acteur principal, Jonathan Gordon-Levitt, ait percé grâce notamment à "10 bonnes raisons de te larguer". "Brick" est l'histoire d'un jeune homme qui mène une enquête après avoir découvert le corps de son ex-copine morte. A l'opposé de films se finissant par un bal de promo, Brick nous entraîne dans une Amérique où la violence, la manipulation et la drogue régulent la vie des lycéens.  JGL arrive ici avec un rôle qui lui permettra très certainement de casser son image de "gentil premier de la classe".

"Pretty persuation", un autre film sur des adolescentes américaines, est une sorte de remake de "Prête à tout" version "je veux être une actrice à Hollywood". Ce film est mené remarquablement par Evan Rachel Wood, déjà vu dans Thirteen.

Palmarès du festival:

Grand prix : "Collision" de Paul Haggis

Prix du jury : "Keane" de Lodge Kerrigan et "On the outs" de Lori Silverbush et Michael Skolnik

Prix du scénario : "Transamerica" de Duncan Tucker

Prix de la critique internationale : "Keane" de Lodge Kerrigan

Prix première : "Reefer madness" d'Andy Fickman

Prix Michel d'Ornano : "La Petite Jérusalem"  de Karin Albou

 

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 22 septembre 2005 4 22 /09 /Sep /2005 00:00

Après le Festival de Cannes, voici le Festival du film américain de Deauville, sa Normandie, ses Américains et ses stars absentes ! Cette année, pas de grandes pointures, à part Pierce Brosnan, Val Kilmer, Robert Downey Jr et... on a du mal à pouvoir faire une liste exhaustive des stars absentes. Néanmoins, on peut tout de même apprécier le calme de ce festival ; très loin de Cannes du point de vue de la fréquentation, du nombre de films projetés, etc. Le stress ne peut nous atteindre dans cette petite bourgade calme, désertée par ses vacanciers, tous rentrés à la capitale. Malgré les deux premiers jours de festival que j'ai malheureusement ratés, le rythme est pris, 3 à 4 films par jour, critiques en rentrant à l'appart et cidre, calvados et poiré à volonté au stand Big Apple Bar ! Vous saurez dans quelques jours mes impressions sur les films de la compétition, les hors compétition, et mon palmarès.

Je tiens à vous faire part de cet article parru dans Libé, écrit par Philippe Azoury; l'article se suffit à lui-même :

"Un message préenregistré tente de dissuader quiconque de lâcher son chien sur le sable, mais pas le moindre labrador à l’horizon. Quelques pulls noués autour des épaules ont été recensés, mais près des cours de tennis. Il y a bien l’entrée du CID réservée aux invités du Medef, une porte dérobée sur le flanc gauche de l’édifice, mais inutile d’y faire le pied de grue dans l’espoir de ramener à ses gosses un autographe (…) : personne ne l’emprunte. Deauville attend son dernier week end pour s’animer. Il y aura de quoi, avec la venue de la poterie humaine Abel Ferrara en pleine mystique (qui n'est pas venu car récompensé à Venise) et du curiste Tim Burton, venu présenter les Noces Funèbres, dont l’affiche rappelle la magnificence gothique de l’étrange Noël de Monsieur Jack (qui est loin de pouvoir rivaliser avec celui-ci).
En attendant l’ambiance est celle d’un plateau de tournage cinq minutes avant l’arrivée des figurants. Le décor est planté. Il est bien le seul."
Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 25 août 2005 4 25 /08 /Août /2005 00:00
Palme d'or : A history of violence, de David Cronenberg
Grand Prix : Les 3 enterrements, de Tommy Lee Jones
Interprétation féminine : Les 3 actrices de Free Zone, de Amos Gitaï
Interprétation masculine : Michael Pitt, dans Last Days, de Gus Van Sant
Scénario : Les 3 enterrements, de Tommy Lee Jones
Mise en scène : Sin City, de Robert Rodriguez
Prix du Jury : L'enfant, des frères Dardenne
 

 
Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Lundi 15 août 2005 1 15 /08 /Août /2005 00:00

Enfin les beaux jours arrivent et avec eux nombre de réjouissances : le muguet, mon anniversaire et… le Festival de Cannes. Pour un premier festival, l’appréhension est grande et les questions se succèdent : quel est le programme de la semaine ? Quels films dans quelles salles et combien de fois ? Mon accréditation me permet-elle de monter les marches ? Tant de questions qui n’ont plus aucun secret pour moi aujourd’hui.

 

 

 

 

 

Arrivée à Cannes le mardi 10 mai, veille de l’ouverture, je fais un rapide repérage des lieux et une vraie redécouverte de ce Cannes customisé à la sauce ciné, et réussit à voir mon premier film à la Semaine de la Critique : Me & you & everyone we know, qui sera d’ailleurs largement récompensé à ma plus grande joie.

 

 

 

 

 

Le lendemain, jour d’ouverture, les cinéphiles ont droit à leur distribution de badges et programmes. Avant les réjouissances de la soirée (= montée des marches), la Semaine de la Critique m’enchantera encore avec un film français, La petite Jérusalem, film sur le combat d’une jeune femme entre la loi (de sa religion, juive) et le désir. Enfin, une instance préparation est nécessaire pour avoir le privilège de gravir les marches ô combien mythiques du Palais des festivals. Le film d’introduction, Lemming, qui est loin du documentaire animalier sur les rongeurs des steppes nordiques, nous plonge dans une atmosphère pesante. Premier visionnage, premier émoi, début de marathon. Marathon des films (21 en compétition officielle + Un certain regard + Quinzaine des réalisateurs + semaine de la critique), marathon des places, marathon du stress !

 

 

 

 

 

J1 : Premier jour officiel de compétition et 3 projections : Bashing, film japonais qui relate le retour d’une jeune bénévole qui s’est faite kidnapper durant la guerre en Irak et qui, pour être libérée, va obliger son pays à retirer ses troupes du sol irakien. Déshonneur et incompréhension rythment ce film, dont l’action ne m’a pas tenu éveillée très longtemps.

 

 

Ah ! Woody ! Le retour de Woody Allen sur la croisette avec Match point (j’espérais bien voir que ma déception de Melinda, Melinda serait effacée par ce nouveau film, et la mission fut accomplie). Avec un coup de chance pas possible, j’arrive à obtenir des places pour la corbeille, premier rang, juste au-dessus de l’équipe du film, un pur bonheur. On y retrouve une Scarlett Johansson magnifique, un sex-symbol, une jeune femme qui ne peut que susciter l’envie et le désir ; le décor londonien de l’action nous change un peu des paysages new-yorkais si chers au réalisateur ; tout est là pour nous ravir.

 

 

La soirée se termine par Kilometre 0, un film politique sur l’enrôlement des Kurdes dans les forces armées irakiennes, eux qui n’ont jamais souhaité défendre un pays qui les a tant fait souffrir par le passé. Film très réussi, quoiqu’un peu trop long, qui narre l’histoire d’un homme obligé de ramener le corps d’un soldat dans son village.

 

 

 

 

 

J 2 : le tant attendu Last Days de Gus Van Sant. Après avoir gagné la Palme d’or avec Elephant, chacun se bouscule pour ce nouvel opus. La salle, tout d’abord comble, se vide progressivement : question d’ennui dû à de nombreux plans fixes et lenteurs ? Ou est-ce le sujet qui déroute ? En pure fan de Nirvana, je ne retrouve pas Kurt dans ce film, mais c’est presque préférable. L’errance du personnage et la mise en scène sont en symbiose, les scènes musicales sont très puissantes et nous transportent dans l’univers du musicien.

 

 

Le soir, pour la montée de marches, Atom Egoyan nous présente un duo assez surprenant composé de Colin Firth et le beau gosse de Footloose, Kevin Bacon. Ce dernier m’a d’ailleurs très agréablement surprise : non seulement sa performance était assez réussie, mais en plus il est encore pas mal pour son âge ! Bref, Where the truth lies est une histoire d’amitié entre deux hommes dont le destin va basculer un soir, lors de la mort d’une jeune étudiante dans leur chambre d’hôtel. Divertissement agréable, mais qui ne bouleversera pas l’histoire du cinéma.

 

 

J3 : une pression énorme pèse sur Cannes. En avant-première mondiale, un public de privilégiés pourra voir Star Wars episode III ! Nul besoin de dire que les places coûtent cher, quelques journalistes en font profiter quelques personnes mais ils ne sont pas nombreux. 8 h 30, la séance va commencer et je me trouve toujours sans place. Là, un homme arrive avec deux places qui nécessitent d’avoir un badge pour rentrer, mais n’en possède pas. Il crie, insulte le personnel du palais puis déchire les places sous nos yeux ébahis et rageurs, tel Gainsbourg avec son billet de 500 F (Le franc est une monnaie disparue, remplacée par l’Euro en 2001), les places de Star Wars envolées ! Un Américain habitué du festival alors suit l’homme énervé qui allait jeter ses places à un moment, et les récupère. C’est alors que je peux profiter de l’une de ses places et finalement assister à la mythique première séance interplanétaire de Star Wars. Nul besoin de dire que je me suis délectée de cette explosion d’images.

 

 

Commençant magistralement cette journée, portée par des nuages, mon bonheur s’est étalé, comme un soufflé devant le dernier opus de Johnnie To, Election. Encore une histoire de règlement de compte entre triades, où l’on arrive à ne s’attacher à aucun personnage. Une spectatrice me confiera d’ailleurs ne rien avoir compris à l’histoire à cause du problème d’identification des personnages !

 

 

Ensuite, place à un grand favori de la compétition, Michael Haneke, avec Caché interprété par Daniel Auteuil et Juliette Binoche. Un lourd passé enfoui refait surface et bouleverse les protagonistes de cette histoire. De trop nombreux plans fixes ne servent pas toujours l’histoire, et ennuient passablement le spectateur, bien que l’idée soit bonne.

 

 

A la quinzaine des réalisateurs, un film très intéressant va être projeté : Factotum avec l’excellent et toujours aussi sexy, Matt Dillon. C’est l’histoire d’un mec un peu paumé et pas très motivé par son travail, mais beaucoup plus par la boisson. Film dont il faudra retenir tout de même une leçon d’auto-école très intéressante : la seule cause de perte de contrôle de son véhicule qui soit involontaire est l’éternuement !

 

 

Ayant raté la majestueuse montée des marches de l’équipe de George Lukas avec orchestre et garde impériale, il reste une dernière séance à minuit, qui ne commencera pas avant 1 h du matin pour Kiss kiss bang bang, film de Shane Blake. Un vrai plaisir : une comédie noire à la façon de L’arme fatale, avec un Robert Downey Jr qui nous fait oublier qu’il a joué dans Ally McBeal ! Excellente fin de soirée pour une journée mémorable.

 

 

 

 

 

J4 : Un repos bien mérité et seulement une première séance à 11 h pour voir ce qu’a bien pu faire Marco Tullio Giordana, après Nos meilleurs années. Quelle déception de constater que rien dans ce film ne nous tirera une larme, ni même ne nous donnera envie de nous attacher à ces personnages. Fond politique : exil de population vers l’Italie, une relation père-fils finalement peu attachante.

 

 

Puis un film mexicain diffusé une seule fois, et on en remercie l’équipe de la programmation (!), Batalla en el cielo. Histoire d’un homme qui kidnappe un enfant pour demander une rançon, mais l’opération tourne mal et l’enfant meurt. Impuissant (face à la situation mais non physiquement), son entourage le décidera à se livrer. Les scènes d’amour (si on appelle ça de l’amour) entre le personnage principal et sa femme, puis avec la fille de son patron, une prostituée, sont plus que déroutantes. On ne comprend pas comment elles servent l’histoire et aucune esthétique ne se dégage non plus de celles-ci. On sort avec un profond dégoût de cet homme qui, physiquement, est loin d’être attirant et aux mœurs un peu trop légères.

 

 

 
Par Vero - Publié dans : Cinéma
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17/07 : Tracy Chapman (Fourvière)
20/07 : Olivia Ruiz (Fourvière)
21/07 : Anthony and the johnsons (Fourvière)
23/07 : Jamie Cullum (Fourvière)
25/07 : Bénabar (Théatre antique de Vienne)
26/07 : Peter Doherty et Cold War Kids (Fourvière)

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