Dimanche 20 novembre 2005

Un homme est retrouvé mort dans le désert par deux gardes-frontières au Texas. Déjà mort depuis quelques jours, le corps de Melquiades Estrada, est rapidement inhumé et l’autopsie de son corps effectuée ; l’homme étant d’origine mexicaine, les autorités n’aiment pas laisser apparaître les éventuelles bavures des gardes-frontières. Pete Perkins (Tommy Lee Jones), un ami de Melquiades, va chercher à mettre la main sur l’assassin de son ami, et honorer la promesse qu’il lui avait faite : l’enterrer de l’autre côté de la frontière.

 

Incroyable road trip de trois hommes dans le désert texan : un tueur, sa victime et le justicier. La relation assez sordide entre le justicier, Pete (Tommy Lee Jones) et le mort semble irréelle et pourtant très touchante. Bien qu’il semble accepter sa mort, il continue à entretenir avec lui une relation presque filiale avec ce corps en décomposition.

 

Le personnage de Pete, remarquablement joué par Tommy Lee Jones, évolue dans cet univers tel un ange. Il semble que rien ne peut l’atteindre ; pas une larme, pas de gestes violents, mais rien ne paraît sur son visage, stoïque ; il ne semble pas faire partie du monde qui l’entoure et le dégoûte. Pour le réalisateur, on ressent que ce personnage reflète une utopie, un idéal pour un texan qui souhaiterait voir cesser ces rivalités et peut-être même le protectionnisme de l’état américain ; mais avant tout, Pete souhaite que la justice soit rendue.

 

Une rare originalité de scénario et une sublime photo ont fait de ce film l’une de plus belles surprises de Cannes. A voir et revoir.

V

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 16 novembre 2005

Il est rare qu'à Lyon se passe ce genre d'événements : le Eastpack antidote tour 2005 est passé par le Transbordeur ce week-end et ça décrasse bien les oreilles ! Il fallait retrouver les baggies, enfiler les Vans, son plus beau T-shirt de NOFX et filer à Villeurbanne. Un concert, une soirée, quatre artistes de la scène punk-rock tous aussi impressionnants les uns que les autres.

 

"The Unseen" ouvrirent le bal ! Petit groupe de Boston qui en est déjà à son 5e album. Globalement inspiré par Bad Religion, the Misfits ou encore les Clash, dont ils ont vraisemblablement gardé la garde-robe (jeans resserrés aux chevilles et assez moulants). Sur scène...on peut dire qu'ils dégagent une certaine énergie, assez violente d'ailleurs, le chanteur et le bassiste se partageant le micro pour hurler des paroles "inaudibles à mes pauvres oreilles", malheureusement collées aux enceintes de côté, de peur de me faire écraser par une foule en transe si je daigne m'approcher. La fosse bouillonne et the unseen s'en donne à coeur joie.

 

Le public de jeunes punkers maintenant en nage, les Randy peuvent prendre la scène sans grand effort. Il faut dire qu'ils sont presque les doyens de la soirée. Depuis les années 90, la Suède nous a livré de nombreux groupes sur la scène pop internationale, mais moins pour la scène punk-rock. Les quatre compères arrivent donc sur scène paisiblement, vêtus de costumes noirs sur lesquels ils ont peint des squelettes de manière très artisanale, et on avoue ne pas savoir à quelle sauce être mangé... Ca sent le NOFX, sans trop s'en approcher, les mélodies sont carrées, les suédois bedonnants n'ont pas l'air d'être de nature tres énervée,... Que dire de plus...

 

 

Flogging Molly, l'extraterrestre venu d'Irlande ! Et bien non, Flogging Molly est un groupe d'origine américaine, malgré les connotations irlandaises du groupe apportées par le chanteur, lui d'origine iralndaise. Au programme : violon, accordéon et grosse guitare ! On ne peut être que surpris par le choix de ce groupe au son punk-folk-pop-rock... qu'on arrive peu à catégoriser finalement ! Et pourtant, tout se passe dans la bonne humeur et dans un esprit festif. L'heure n'est pas au pogo mais à la gigue, la fosse ressemblant plus au spectacle "Lord of the dance" qu'à une scène de "Braveheart" !

 

Last but not least... les tant attendus suédois de Millencolin ! Juste après les Descendents, et contemporain de Pennywise, les membres de Millencolin ont tout simplement commencé par faire du skate. Puis leur a germé l'idée de faire de la musique pour aller avec. Et voilà, comment les suédois arrivent avec des idées de génie à illuminer la scène skate-rock-punk ! Une énergie très présente malgré leurs rides naissantes, les Millencolin ont toujours le même esprit. 6 albums à leur actif, une consécration pour leur excellent 4e album, Pennybridge pionners, qu'ils ont eu la chance d'enregistrer Outre-Atlantique,... du gros son, mais du beau son. On chante avec eux, on danse, on essaie d'attraper au vol chaque médiator jeté par Mathias Farm (médiator orange customisé aux couleurs du groupe et signé). Bref, du bonheur en boîte.

 

 

 

Par Vero - Publié dans : Musique
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Mardi 15 novembre 2005

Un nouvel ouvrage de gastronomie lyonnaise sort aujourd'hui dans les librairies.

A l'initiative de ce projet : la Jeune Chambre Economique de Lyon. Régulièrement, la JCI, qui est une association, décide d'aider une autre association en laissant un projet innovant. C'est l'association Accompagner, qui vise au mieux-aller des personnes en soins palliatifs de l'Hôpital Lyon Sud, qui a été choisie. Leur projet consiste à avoir des visites d'esthéticiennes ou coiffeurs auprès de malades qui ne s'occupent plus de leur corps, ou encore l'aménagement de salles de détente pour les familles qui rendent visite à leur proches. Il va sans dire que tous les bénéfices de la vente de cet ouvrage ira à l'association.

Au programme, des recettes données par :

  • des élus : Gérard Collomb, Jean-Jack Queyranne, Michel Mercier,
  • des professionels des métiers de bouche : Pierre Orsi, Jean-Jacques Bernachon, Christian Lherm, Daniel Boulud,
  • des personnalités de la région : Max Chaoul (présent lors de la soirée), Nicolas Fafiotte, Patrick Chene,
  • des sportifs : Sydney Govou, etc.

Un tirage limitée à 2 000 exemplaires, une bonne action pour une association de la région, un prix raisonnable : 12 €.

 

Par Vero - Publié dans : Actu lyonnaise
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Lundi 14 novembre 2005

 

 

 

A la fin de son école de police, Antoine (Jalil Lespert) décide de s’engager dans la brigade judiciaire pour assouvir ses envies de gloire et enfin monter à Paris, où il pense trouver de "l’action". Dans la même division, Caroline Vaudieu (Nathalie Baye) est réintégrée après une cure de désintoxication pour alcoolisme. Les deux protagonistes vont intégrer une équipe de la PJ, et tenter de démasquer un réseau de mafieux russes.

 

L’intérêt premier de ce long métrage, et à vrai dire le seul, réside tout de même dans les yeux d’Antoine, un jeune plein de rêves qui décide de tout donner pour son métier, abandonnant sa compagne au Havre, sa ville de résidence, pour le grand Paris. Tout au long du film, tel un gamin qui attend patiemment son cadeau, Antoine apprend, suit ses collègues et rêve de terrain. On sent un profond respect pour l’institution qu’il sert, et un réel désir de jouer les justiciers. Les désillusions prendront place au fur et à mesure, sans qu’il ne puisse être acteur, mais simple spectateur de ce théâtre.

 

 

La police judiciaire est dépeinte comme un club de vacances : bureau aux allures de chambres universitaires avec moquette au mur, posters de playmate et affiches de cinéma, cadavres de bouteille en pagaille, etc. Il semble alors difficile de croire que l’intention du réalisateur serait de glorifier cette noble institution, bien au contraire. Les officiers rechignent à partir en mission, ne cherchent pas vraiment à élucider les affaires et sont très heureux de rentrer le soir dans leur famille respective, ce que n’arrive pas à comprendre le jeune lieutenant, qui est là pour récolter les lauriers de la gloire. Compte tenu des événements récents, on se demande s’il est nécessaire de montrer le monde de la PJ de cette manière.

 

Associer la police et l’alcoolisme était un cliché que le réalisateur a osé orchestrer. En effet, après deux années d’absence, Caroline (Nathalie Baye) réintègre ses bureaux. Pour tenir le choc, elle prend sous son aile Antoine, le petit lieutenant en qui elle voit son fils, mort à l’âge de 7 ans, qui aurait eu l’âge d’Antoine. A travers lui, elle revit sa vie de mère, distante et protectrice à la fois. Avec sa délicatesse dans ce monde masculin, elle arrive à diriger son équipe avec une profonde tendresse et fermeté.

 

"Le petit Lieutenant" est malgré tout un film sans grande surprise ; une Nathalie Baye aux traits fatigués mais excellente dans le rôle de femme de tête diminuée par l’alcool, Jalil Lespert en grand gamin avec de la poussière d’étoile pleins les yeux et une police nationale au blason terni.

Le manque d’originalité de l’histoire est décevant, Xavier Beauvois avait pourtant tous les ingrédients pour nous tenir en haleine…

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 11 novembre 2005

Jeronimo fait partie de la "clique" belge émergeante. Largement diffusés sur les radios rock avec leur titre '"es mains qui tremblent", ils ont sorti leur second album "12 h 33" la semaine derniere et c'est bon !

Pour la seconde fois, j'ai eu l'occasion de voir Jeronimo sur Lyon. La première, il eut l'honneur de faire la première partie de ses compatriotes belges : dEUS, maintenant c'est seul que Jérôme et sa bande, Sacha et Thomas, viennent défendre leur second opus.

Jeronimo chante en français, ce qui est rare pour un groupe belge (si on les compare à Ghinzu, Girls in Hawai ou autres artistes), mais Jérôme est de Liège, et y tient. Avec un délicieux accent, il nous narre des choses simples de la vie, coup de coeur ou coup de gueule, mais surtout ses histoires de coeur, qui se finissent mal en général.

Dans son premier opus, il rencontre Sarah, une jeune femme pour laquelle il annule son mariage. Il raconte sa tenacité face à sa femme qui le trompe, pour laquelle il a arrêté de fumer, boire, le foot à la télé. Extrait : "Je sais que ma femme me trompe mais je tiens bon, je me fais traiter de tous les noms, mais je tiens bon". Cet album recelait également une belle reprise de Bowie, "I'm afraid of Americans", traduction : "J'ai peur des Américains".

Pour le second opus, Jerome garde le cap : chansons au texte précis, un trio efficace dont la complicité n'est plus à prouver. Le premier single "Les mains qui tremblent" matraque nos ondes et c'est tant mieux. Les artistes francophones dont la cible a plus de 25 ans sont rares... heureusement Jeronimo nous parle de sujets universels certes, mais qui touchent nos coeurs de célibataires déjà usés.

"Intérieur en désordre, impossible à ranger
L'espoir qui nous liait a fini par casser
En silence j'ai brûlé tes affaires excepté
Ca et là des cassettes que tu as oubliées

J'ai les mains qui tremblent
Ce n'est pas la drogue, ce sont les couleurs
De tes jolies robes que je n'oublie pas
J'ai les mains qui tremblent
Ce n'est pas l'alcool, ce sont les paillettes
De tes yeux de braises qui ne s'effacent pas"

Il décrit avec un certain tragi-comique ses expériences, dont il a l'air de s'être relevé. Rassurez-vous Jérôme invente aussi certaines  de ses histoires, tout n'est pas autobiographique ! Et ce pour notre plus grand plaisir auditif. Une énergie scénique malgré le public venu peu nombreux ce soir là au Ninkasi Kafé (concert pourtant gratuit !), Jeronimo aime la scène et la pratique dans la plus grande simplicité. Il reviendra (c'est promis) pour une grande tournée, où là on viendra pour lui seul.

A écouter de toute urgence !

       

Par Vero - Publié dans : Musique
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Mercredi 9 novembre 2005

Après le succès planétaire de l'opération de l'an passé avec le grand maître de la couture Karl Lagerfeld, H&M réitère cette année avec Stella McCartney. En effet, pour ceux qui s'étaient coupés du monde pendant cette période, H&M avait décidé de faire appel au grand manitou de Chanel pour créer une collection one-shot (une sorte d'édition limitée) de prêt-à-porter et accessoires. Cette année, l'heureuse élue s'appelle Stella McCartney.

Pour les novices, Stella McCartney est bien la fille de Paul, ex-Beatles. Après une école de stylisme, elle connaît un succès quasi immédiat, non pas parce qu'elle est la "fille de", mais parce qu'elle sait allier l'élégance avec une certaine irrévérence. Dès 1997, elle est employée en tant que directeur artistique par la marque Chloé, un vrai succès. Elle rend toutes les stars accros à son style, de Madonna à Gwyneth Paltrow. Elle se décide alors de lancer sa propre marque, en association avec le groupe Gucci en 2001. Elle a créé les costumes de la tournée "Reinvention tour" pour Madonna, pour Annie Lennox, Jude Law et autres personnalités. Elle a signé un partenariat avec Adidas pour une collection femme, et maintenant s'attaque à H&M.  

Vous pourrez donc trouver un pantalon resserré à la cheville, des vestes de tailleurs accessoirisées de satin ou broderie, trois petites robes-tuniques en satin toutes en fluidité, un bikini en strass, un trench façon extra large pour les longues nuits d'hiver, une écharpe à la longueur démesurée, un petit blouson de sport en satin, une jupe forme tulipe, etc. bref, une belle collection de vêtements déjà collectors. Pour les petites bourses : à 19,90 €, vous trouverez un top manches longues ou un débardeur sérigraphiés.

 Des prix raisonnables, des coupes originales et surtout Mesdames du Stella McCartney à notre portée.

 Rendez vous jeudi matin devant H&M dès 6 h du matin ! Ouverture des portes à 10 h !

 

 

 

 

 

 

Par Vero - Publié dans : En apparté
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Jeudi 3 novembre 2005

Et bien, ce sont des choses qui arrivent. Phénomène de plus en plus rare je vous l'accorde, mais il existe sûrement des hommes et des femmes qui, par choix ou non, sont encore vierges à 40 ans. Quelle que soit la raison de ce fait... le résultat est le même : ça choque !

 

 

 

C'est donc le parcours "initiatique" du pauvre Andy, vierge du nouveau film de Judd Apatow. Il travaille dans un magasin d'équipement électronique, habite un appartement rempli de consoles de jeu et figurines de héros de bandes dessinées, très propre et rangé. Il se complaît dans cette situation, jusqu'au jour où ses collègues viennent s'en mêler.

Quelques passages valent le détour, dont une scène d'épilation du torse (sans trucage, on a mal pour lui vu sa toison), le moment fatidique du "bonheur suprême", et la réplique qui tue:  "Tu sais pourquoi je sais que tu es gai ? Parce que tu aimes Coldplay !"

Du concentré de bonne humeur, de vraies réflections sur les difficultés rencontrées à la trentaine. Le genre est lancé. Après les teen-movies, voilà une nouvelle vague de comédies pour une audience plus mûre mais dans le même esprit de dérision.

 

 

Le débat est lancé, et ce n'est pas le Vatican qui s'en plaindra. Aujourd'hui, on assiste au retour à des valeurs très traditionnelles. Loin d'être ringard, les mocassins, les serre-tête et peut-être bientôt les robes à smocks reviennent à la mode, alors pourquoi pas le fait de rester vierge ? A l'époque, Britney Spears ne s'était pas gênée pour baser son fonds de commerce dessus, et ça a marché. La virginité, nouvel argument marketing ou vraie conviction ?

Andy a fait le choix de rester vierge jusqu'à ce qu'il se sente prêt... et vous ?!

 

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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Lundi 31 octobre 2005

Et oui, le phénomène des blogs est en pleine expansion. Que ce soit pour étaler ces états d'âmes sur le net, pour chercher du travail ou faire la promotion d'un produit, des blogs se créent toutes les minutes. Le phénomène blog a explosé, et les Lyonnais n'y ont pas échappé! 

A l'initiative de cet apéro blog, Stéphanie, jeune et dynamique mistinguette, a fait la tour de tous les bloggeurs qu'elles connaissait et d'autres avec lesquels elle discutait par commentaires interposés... et le lieu fut trouvé ! (La Luz, dans le 1er arrondissement). Avec l'appui d'un bloggeur absent qui a fait un petit article sur les blogs dans Le Progrès la veille, et un autre aujourd'hui (lundi)... ça risque de faire du bruit !

Les prochaines actions ne sont pas encore choisies mais le groupe ne manque pas d'idées.

Alors n'hésitez pas à vous laisser tenter par l'aventure blog ; j'en ai déjà deux et pense en ouvrir un troisième !

Absolutvero ;)

Pour en savoir plus : http://www.lyon-blog.fr/

Pour quelques photos de l'apéro : http://gallery.bbreton.net/category.php?cat=52 Merci Benoit

PS : je ne suis pas encore allée visiter tous vos sites, mais la machine est lancée !

Par Vero - Publié dans : Actu lyonnaise
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Lundi 31 octobre 2005

Pour sa 3e édition, le Europe2 Campus Tour s'arrête à Lyon, avec à l'affiche des groupes Rock de la scène française, dont Mass Hysteria en tête d'affiche. Etonnamment, le public est très éclectique : un public assez, voire très jeune, les oreilles imbibées de nouveau son pop'rock viennent scander les paroles des deux nouveaux groupes émergeants dont la radio fait la promo, et les autres, trentenaires, viennent retrouver le rock énervé et engagé des Mass Hysteria.

Vegastar: copieurs de Nicola Sirkis?

Vegastar est de plus en plus diffusé sur les ondes grâce à son titre : 100e étage. Petit extrait... sur les jeunes filles en fleurs, dont la référence au 100e étage rappelle étrangement l'apesanteur de Calogero...

"Au 100 ème étage, les filles de ton âge
Pourrait bien finir par s'y plaire
Au 100 ème étage, même les filles les plus sages perdent la tête
Au 100 ème étage, les filles de ton âge
Cherchent à percer le grand mystère
Au risque d'en rester prisonnière.

Tu sens le frisson qui te caresse
Plus les chiffres défilent plus tes jambes vacillent
L'altitude est ivresse
Maintenant tu n'as même plus conscience de ton corps.
Peu à peu ta candeur s'évapore
Une dernière sonnerie annonce l'ouverture de la porte"

Faisant partie de la Nowhere team, on pourrait penser que les Vegastar balancent du gros son, et on s'attend même à éventuellement les catégoriser en néo-métal. Mais rappelons que Kyo fait également partie de la Nowhere team, et n'est pas tout à fait métal ! A écouter les Vegastar, ils se revendiquent plus proches de Pleymo que Kyo devant le public de jeunes excités qui s'est pressé contre la scène. Pourtant ils effectuent les premières parties de Kyo depuis quelques mois, et reviendront à Lyon le 2 décembre à cette occasion ; leurs chansons sont assez sirupeuses, ajoutant de grosses guitares pour toucher à la fois le public d'Avril Lavigne et de Green Day.

Bref, Vegastar est un groupe pop rock comme beaucoup de nouveaux groupes, au look punk-rock-goth soigné, qui fait du bruit mais pas trop. Que les parents se rassurent, leur progéniture peut écouter sans réserve ce petit groupe d'Orléans ; c'est inoffensif ! 

Melatonine : le pop rock féminin en force

Melatonine c'est tout d'abord une figure de proue : Bénédicte. Et puis, c'est aussi un groupe qui surfe sur la vague pop-punk-rock, avec une belle énergie. Complètement fan de Shirley Manson (Garbage) et David Bowie (on voit moins le rapport), Bénédicte saute dans tous les sens, ondulant sa chevelure telle une égérie de L'Oréal. On ne peut en tout cas pas lui reprocher de savoir exciter son public et de vouloir communier avec lui. Et le public la suit. Il faut dire que les chansons de Melatonine sont surtout pop, on a pas entendre dernièrement "Prozac generation" et le tout nouveau "J'aime pas" sur les ondes, bien qu'il y ait de grosses guitares dernièrement, assez inoffensives d'ailleurs.

Bénédicte nous offre sa présence sur scène avec les Mass Hysteria pour un petit tour de danse, puis à la fin pour une petite séance de dédicace. La bonne humeur et un bon esprit animent ce groupe, dont la photo nous rappelle étrangement Evanescence... la voix d'Amy Lee en moins !

La parité scénique est enfin réparée sur la scène du Campus tour, et finalement ça fait du bien à tout le monde !

 

Mass Hysteria : toujours la meme verve, on dit oui !

Avec 4 albums à leur actif, les Mass Hysteria sont déjà rodés ! La scène, ils connaissent, et adorent ça, ça se voit et se sent. Entre néo-métal et samples, Mass hysteria a su imposer son style éclectique qui les différencie de ses collègues de la scène metal francaise. Mouss au micro et un groupe uni qui le suit, la synergie est là. Une fusion. On saute avec eux, pogotte un peu, le tout dans un bon esprit, dans un respect complet où lycéens et trentenaires se retrouvent autour d'un même message d'unité.

Dans un sens, on pourrait presque les rapprocher de La Ruda (Salska), dans l'énergie qu'il dégage et le message ultra-positif de respect qu'il prône.

C'est encore une fois une petite heure de bonheur et de bonne humeur.

Bref, du rock, du rock, du rock, ... on en veut encore plus, mais vivement que la mode rock passe et que l'on se retrouve entre puristes !

Rockement vôtre,

Vero

Par Vero - Publié dans : Musique
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Jeudi 27 octobre 2005

Et non, ce n’est pour évoquer le grand prix de tennis de Lyon que je vais aborder le sujet du tennis, mais plutôt le dernier opus de Woody Allen : "Match Point". Après l’inégal "Melinda, Melinda", dans lequel s’opposaient deux visions toutes aussi manichéennes l’une que l’autre, la critique ne savait pas à quoi s’attendre de la part du réalisateur new-yorkais préféré des Français. Et quelle agréable surprise ! 

"Match point" est tout d’abord l’histoire d’un ancien champion de tennis issu d’un milieu modeste qui réussit à se faire "adopter" par une famille londonienne fortunée. Manipulateur et vil, le destin et le hasard - « chance » en anglais, et le terme est ici plus qu’approprié – seront ses seuls atouts pour accéder à ce monde auquel il aspirait en tant que professionnel.

Loin de la love story que l’on pourrait supposer au vu de l’affiche (par ailleurs très décevante), Match point est un film sombre d’une grande sensualité. Jonathan Rhys Meyers se pose en véritable Iago, envieux et jaloux de la richesse et du bonheur des autres. Scarlett Johansson représente elle aussi la classe moyenne, mais américaine, envieuse du confort financier de la famille de son fiancé, et aspirant à une carrière de comédienne qui lui rendrait son indépendance. Injustice et désespoir poussent ces deux compagnons d’infortune à se rapprocher. Ce rapprochement charnel est assez étonnant chez Woody Allen, où la passion qui anime les deux protagonistes et la sensualité qui s’en dégage sont très rarement filmées. On peut alors se demander s’il n’aurait pas volontairement oublié son élégante pudeur de l’autre côté de l’Atlantique en venant à Londres.

Du grand Woody Allen, un film qui réconcilie tous les critiques, des dialogues d’une justesse incroyable, un casting parfait,… "Match point" fut LE film hors compétition du Festival de Cannes, et maintenant LE film qui fera décoller la fréquentation des salles obscures cet l’automne.

Noir, amoral, jouissif, on en veut plus ; prions pour que Woody Allen nous redonne autant d’émotions dans ses films à venir, et que l’Europe lui inspire encore son talent.

 Véro

 

 

 

 

 

 

Par Vero - Publié dans : Cinéma
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