Mardi 8 septembre 2009
Se déroulera la 10e (ou Xe) biennale d'Art contemporain à Lyon du 16 septembre 2009 au 03 janvier 2010.
Comme thématique : le spectacle du quotidien.
Les lieux d'accueil des oeuvres ne changent pas : la sucrière, le Musée d'Art Contemporain, la Fondation Bullukian et l'entrepôt Bichat.
On invite déjà les lyonnais à opter pour le pass permanent à 19€ (entrée illimitée sur les 4 lieux tout le temps de la biennale) ou le pass duo à 28€ (même condition).
On adore deja les affiches et le numéro 10 en chiffre romain décliné dans tous les styles de typographie possibles.
Bonne biennale à tous !
Pour plus d'informations : http://www.biennaledelyon.com/
Par Absolutvero - Publié dans : Actu lyonnaise
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 8 septembre 2009

Mathieu, un architecte parisien, la quarantaine, rentre dans son village pour vivre les dernières heures de la vie de sa mère. Le hasard fera que son chemin recroisera celui de son ancien amour de jeunesse, Maya, maintenant mère et femme. La passion qui les animait va être ravivé par ce simple échange de regards...

 

Je t'aime, moi non plus

 

Le réalisateur a choisi de nous montrer combien une passion amoureuse peut être forte, irraisonnée et destructrice. Un homme qui regrette d'avoir quitté celle qui l'a tant aimé de peur de trop souffrir, une femme qui fuit l'amour quand elle le trouve de peur d'être trop heureuse et de souffrir à son tour. C'est ce thème universel fort que Cédric Kahn a voulu mettre en scène et orchestrer, nous faisant les voyeurs d'une relation torturée et endiablée. Les regards se croisent, les lèvres se pincent, les poings se serrent, les corps s'étreignent jusqu'à être perdre haleine,... il y a quelque chose d'animal dans le comportement de ce « faux couple » qui tente de se reformer.

 

Yvan Attal a ce « je ne sais quoi » de bestial qui le rend parfait pour ce rôle, assumant complètement son attirance physique envers celle qui fut sienne, compo dépassant tout entendement, et nous portant avec lui dans son tourbillon de folie... Et en face de lui,... la déception. Valeria Bruni Tedeschi... Femme blessée, faible, effacée, irréfléchie, pas franchement attirante, molle, … Et malgré cela, Kahn a réussi à capter cette part d'égoïsme qu'ont ces 2 personnages et qui rend beau l'amour de l'intérieur, et le rend sale et immorale de l'extérieur.

 

Pourtant, le spectateur ne peut que ressortir ennuyé par ce film dont l'histoire semblait si prometteuse. L'amour ridicule n'est pas beau, les corps s'enlacent sans réellement s'aimer, les longueurs s'installent et ne laissent pas d'espoirs de découvrir un sursaut, un frémissement à cette histoire qui nous ennuient dès la première demi heure... Dans ce ballet de charme, où l'un fait la roue et l'autre accourt, on éprouve une lassitude profonde. Kahn est complètement passé à côté de son désir, et par là même a fait mourir le notre.

 

Sortie le 2 septembre 2009

 

 

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009

Encore un nouvel arrivant dans les kiosques... Qu'est ce qui peut pousser une maison d'édition à vouloir nous gaver un énième féminin ? Alors que le marché de la presse est soit-disant en perte de vitesse, voir en danger, pourquoi ce géant italien choisit ce moment-là pour tenter de conquérir le marche de la presse féminine française avec Grazia ?

 

Sous ses allures d'énième magazine people, Grazia se révèle être un magazine féminin d'actu, pouvant rivaliser avec l'actuel indétrônable hebdomadaire français féminin, bible de toutes les femmes depuis plus de 60 ans.

La couverture de celui-ci le dessert largement, tout autant que sa campagne de publicité (télé + affichage – qui d'ailleurs était incompréhensible : femme sur fond blanc en tenue oranger). Et pourtant en lisant attentivement ces 178 pages, Grazia se révèle très intéressant et qualitatif. On est d'ailleurs agréablement surpris par la qualité de son contenu et de son rédactionnel.

Loin d'un people à dominante rose fluo, comme annoncé dans leur spot pub, le côté people du magazine est traité sous forme d'article-reportage sur la célébrité en question, ou bien en analyse modeuse de l'actrice ou top model, et non en un pugilat de sa dernière sortie en ville. Les journalistes et chroniqueurs ont été triés sur le volet, et on note notamment, avec plaisir, la participation de Patrick Eudeline pour les pages musicales.

 

Le temps nous dira s'ils avaient raison de se lancer à cette période, où la presse tire la langue. En tout cas, ils viennent de gagner une lectrice. Je suis conquise !

http://www.grazia.fr/
 
Par Absolutvero - Publié dans : En apparté
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 16 août 2009

Will Burton est un adolescent passionné par la musique, mais pas par ses cours. Il va déménager de sa petite ville minable de Cincinnati où il se fait martyrisé par ses collègues, pour rejoindre le New Jersey. Là, il va rencontrer 2 filles qui vont changer sa vie : Charlotte, dont il va devenir le manager de son groupe de rock, et Sa5m, jeune gothique silencieuse qui en pince pour lui, et tous les 3 vivront l'aventure de l'année : le tremplin rock américain, Bandslam.

 

Ziggy (rock)stardust

 

Enfin, le teen movie de l'été est arrivé, et il réunit les ingrédients essentiels : casting porté par une star : Vanessa Hudgens (récemment vu dans High School Musical, au côté de son boyfriend Zac Efron), une thématique qui parle aux jeunes : le rock et le lycée, un geek qui devient cool au fil de l'histoire, et une amourette avec un premier baiser mémorable. 

 

Les références au rock sont multiples et traversent les décennies : du Velvet Underground, à Bloc Party, en passant par Patti Smith, The Ramones, U2, The Killers, Red Hot Chili Peppers, Arcade Fire, et le mémorable Violent Femmes et leur tube « Blister in the sun »... La visite du CBGB révèle du mystique. Et le héros semble une petite encyclopédie du rock sur pattes, au physique plutôt ingrat, mélange de Michel Gondry et Eddie Kaye Thomas (Finch dans American Pie). On sent que les connaissances en rock aurait pu être un peu plus poussé, mais elles auraient peut etre un peu perdu le jeune public à qui le film est destiné.

 

Pas de teen movie sans franche rigolade, et dans le genre, la scène du premier baiser est à hurler de rire. Elle nous rappelle les gestes gauches de l'adolescent qui commence à rouler ses premieres pelles (cf. Les Beaux Gosses, de Riad Sattouf), et l'effet escompté est bien présent.

 

On peut pourtant reprocher quelques maladresses à ce film, car il reprend pas mal de scènes de teen movies à succès : la description des groupes qui composent son lycée à la « Clueless », le portrait que dresse Sa5m de son ami Will en cours de Sciences Humaines à la « 10 bonnes raisons de te larguer », ou le road trip en musique dans New York à la « une nuit à New-York »... mais ces ressemblances n'empêchent pas de passer un bon moment. 

 

On est d'ailleurs étonnamment surpris de constater que le personnage principal n'est pas la tête d'affiche mais le petit nouveau, Gaelan Connel, ce qui est quelque peu dommage parce qu'Alyson  et lui ne sont pas très bons acteurs... mais comme dit le dicton c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

 

College rock star est un bon moment de vie lycéenne au pays du rock'n roll et des grosses guitares,  loin d'un « Garden State » à qui il est parfois comparé.

 

Sortie le 12 aout 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 août 2009

Alors que les élevages de vers à soie en Europe sont ravagés par la maladie, un entrepreneur va faire le pari d'aller en chercher au Japon, île fermée au commerce mais où les oeufs sont en parfaite santé. Hervé Joncour, jeune officier français d'une vingtaine année, se voit proposer de ramener des oeufs de vers à soie, afin de lancer une production dans son village...

 

Fascination et dévotion

 

Adapté du roman à succès d'Alessandro Barrico, « Soie » narre le parcours d'un jeune français à travers l'Orient, mais aussi le parcours d'un jeune homme dont la soif de découverte et le désir anime la vie. Au début, réticent à l'idée d'abandonner de nouveau sa famille et son épouse, la belle et douce Hélène (Keira Knightley), mais aussi anxieux de parcourir des terres inconnues, Hervé va se laisser envoûter par les paysages majestueux de la Russie et du Japon, tout comme nous, spectateurs de son périple. 

 

Son parcours s'apparente beaucoup à un voyage initiatique, au cours duquel sa fidélité sera mise à rude épreuve, lors d'une cérémonie du thé dont la délicatesse frôlera l'érotisme, mais aussi son jugement et sa raison, qui le conduiront dans certains voyages inutiles. 

Alors que la faiblesse de l'homme est mise en avant, l'amour et la dévotion que peut porter une femme à son mari sont les éléments les plus touchants et les plus poignants du film. Malgré l'aspect lisse du personnage interprété par Keira Knightley, elle se révèle finalement être le plus émouvant...

 

Certains pourront trouver cette histoire terriblement belle ou terriblement ennuyeuse, pour ma part, j'ai fait mon choix.

 

Sortie le 5 aout 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 9 août 2009

Alors qu'il était adolescent, Michael Berg rencontre une femme d'une trentaine d'année avec laquelle il va vivre une passion aussi furtive que bouleversante. Avant leurs étreintes, Hannah lui demande de lui faire la lecture, et s'abreuve des histoires que lui conte son jeune amant...

 

Bouleversant, dérangeant, magnifique

 

Il est des films dont il est difficile de parler de peur de trop en dire, et « The reader » en fait partie. Car au delà de cette histoire d'amour, le contexte dans lequel elle se situe est tout aussi important. L'action se passe d'abord en 1955, 10 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, en Allemagne de l'Ouest. Loin d'être meurtri par la guerre, la vie se déroule simplement, et les moeurs évoluent (les écoles deviennent mixtes).  Malgré la culpabilité qui ronge encore certains esprits, pour d'autres cet « épisode » de l'Histoire ne semble pas avoir eu d'impact sur leur vie...

 

Ce qui est intéressant est le fossé qui sépare les 2 personnages, d'un point de vue de leur rapport au passé. Elle, a connu l'enfer, et lui, n'en connait que les souvenirs des autres, ou ce qu'il peut lire dessus. Et de ce fait, ce qui les sépare aussi, est le pardon...

 

Pour mettre en scène cette relation complexe, Stephen Daldry jongle parfaitement avec sa camera de plans en plans, et arrive à nous faire ressentir de l'intérêt et des émotions là ou certains n'en verrait pas, sans effet de style trop poussé. Les émotions, il les tire du jeu des acteurs, et cela fonctionne très bien. Loin de vouloir influencer le jugement de son audience, il essaie de dépeindre chaque scène avec neutralité et pudeur, même pudeur qu'avaient les gens à cette époque, et respecte chaque personnage dans leurs valeurs.

 

Point de vue casting, Kate Winslet est tout simplement magnifique dans ce rôle de femme seule, abîmée par les épreuves, d'une froideur extrême, et toujours digne. Elle incarne son personnage avec conviction et un tel dévouement, que le spectateur ne peut rester insensible au destin de son personnage. On comprend aisément pourquoi elle a été récompensée par l'Oscar de la meilleure actrice en 2009 ; car bien qu'elle n'ait pas besoin de ce prix pour montrer au monde qu'elle est une bonne actrice, on peut dire que son parcours n'est truffé que de bons rôles et de belles rencontres.

Pour lui donner la réplique, David Kross, qui interprète le jeune Michael Berg, est lui aussi assez bluffant, dans son jeu d'acteur et dans l'intensité qu'il met à interpréter ce jeune homme torturé par son premier amour et dont la vie sera à jamais changée par cette rencontre.

 

On regrette une chose : le fait que le film ait été tourné en anglais. Cela lui enlève tout le charme qu'il aurait pu avoir en allemand. On est également amené à se demander si un réalisateur allemand aurait traité de la même manière ce sujet, au combien délicat, de la culpabilité et de la manière dont chacun essaie de vivre avec.

 

The reader est un excellent film, certainement l'un des films qui figureront dans mon Top 10 de 2009.

 

Sortie le 15 juillet 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 juillet 2009

Retour sur les premières années de règne de la reine qui a gouverné pendant 63 ans l'Angleterre, et qui l'a élevé au rang d'empire, malgré les tensions sociales et la sévérité de son régime. « Victoria » nous plonge dans la fraîcheur des 18 ans de la souveraine, les difficultés auxquels elle a fait face lors de son accession au trône et son histoire d'amour légendaire avec celui qui deviendra son époux, le prince Albert.

 

Jolie petite histoire

 

Il est très clairement annoncé que « Victoria » n'est pas un film historique souhaitant mettre en lumière une période de l'histoire, mais le parcours d'une jeune femme, à qui l'on a  demandé beaucoup très tôt. Victoria évolue donc dans un monde qui ne souhaite pas la voir accéder à ses fonctions de souveraine, et trouvera en 3 hommes un appui non négligeable : le roi Guillaume, Lord Melbourne, et son futur époux, Albert. 

 

Après le succès du portrait de la reine Elizabeth, magistralement interprétée par Cate Blanchett, en 1998 puis en 2007, l'arrivée du portrait de la reine Victoria donne un léger goût de déjà-vu. L'accession au trône, les questionnements sur son inexpérience, ses amourettes, son caractère rebelle, ... tout cela est repris, et finalement semble assez commun pour toute nouvelle tête couronnée de jeune âge. 

 

Tandis que Rupert Friend, grand habitué des films d'époque (Rochester, Chéri, Orgueil et préjugés), semble à son aise dans son rôle de mari aimant et transi. Emilie Blunt ne convint pas dans le rôle de la jeune fille frêle et un peu rebelle. Du haut de ces 27 ans, on a du mal a croire a sa naïveté et n'y trouveront pas de fraîcheur. Elle serait beaucoup plus crédible dans le rôle de la Victoria que l'on connaît, austère et rigide, menant son pays d'une main de fer.

 

Malgré les décors magnifiques de Buckingham Palace, les toilettes de ces dames, et les quelques plans magnifiques que nous devons à Martin Scorcese, « Victoria » ne nous éblouit pas. Rien de son parcours ne semble réellement insurmontable, même ses ennemis, et donc rien ne la pousse à faire acte de bravoures. Son histoire d'amour n'est pas si difficile non plus à assumer (elle épouse le neveu de la famille royale belge, et non un roturier). Et on se demande donc pourquoi mettre autant en avant ce monarque, qui nous semble un peu plat. A moins d'une suite, qui nous montre l'étendue de son empire sur l'Angleterre et les Indes...

 

Sortie le 22 juillet 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 15 juillet 2009

Nikki fait partie de ces provinciaux qui viennent à Los Angeles en quête de fortune et de vie facile. Ses journées se limitent à profiter des maisons des belles quarantenaires fortunées et célibataires, qu’ils baisent pour garantir son quotidien au chaud. Il connaît tout de la séduction, de ce qu’attendent ces femmes et comment leur faire sentir qu’elles sont les seules et uniques. Jusqu’au jour où son chemin croisera celui de Heather, une jeune serveuse, avec laquelle il a bien envie de jouer…

L’arroseur arrosé

Déambulant dans les soirées friquées de Los Angeles, Nikki balade sa silhouette de play-boy, nonchalamment, arborant un jean moulant, pull col V rouge en cashmere, veste de costard et foulard en pied de poule, à la recherche de sa prochaine proie. Basant son « travail » sur les apparences, la direction artistique s’est appliquée à montrer des images lisses et bien léchées de la ville des anges, des villas et des personnes qui évoluent dans cet univers superficiel, de manière très convaincante. De même, le travail des stylistes est assez intéressant, et va très certainement déclenché une nouvelle vague auprès des gardes de robe de ces messieurs, remettant ainsi au goût du jour les bretelles fines et noires, les revers au jeans (déjà vu chez Katie Holmes il y a à peu près un an) et les bottines lacées noires, à la punk – année 80.

Dans un sens, on peut se demander si Toy boy n’est pas juste un prétexte à mettre en avant la plastique parfaite d’Ashton Kutcher, et ses talents de séducteur. Allant de plans serrés sur sa cambrure, ses pectoraux parfaitement épilés, voir son postérieur parfaitement rebondi… Celui à qui on a beaucoup collé l’image de cet homme objet depuis qu’il a épousé Demi Moore, va finir par s’imposer comme un acteur, si ce n’est comme un bon acteur, en tout cas comme une belle gueule avec laquelle il va falloir composer ces prochaines années. On peut dire que grâce à Toy Boy, il s’est enfin détâché de son image d’adulescent vu dans « Hé mec, elle est où ma caisse? », « That 70’s show », « Jackpot » ou l’émission de MTV « Punked », et va plutôt se rapprocher de l’image de Vince Vaugh, Owen Wilson et compagnie dans le rôle du boyfriend idéal.

On peut un peu regretté que Toy boy ait une morale à l’américaine (comment faire autrement quand le personnage principal a en sonnerie de téléphone portable l’hymne américain), mais ça ne l’empêche pas d’être un film divertissant, qui, par contre, est tout à fait desservi par une date de sortie inappropriée…

Sortie le 8 juillet 2009

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 10 juillet 2009

Paloma, jeune fille de 11 ans, issue d'une  famille bourgeoise, habite dans un quartier chic de Paris. Sous ses boucles blondes, se cachent une incroyable personnalité, et un détermination de fer. Ne supportant plus le monde d'hypocrisie dans lequel vit sa famille, elle décide de se suicider le jour de ses 12 ans. Dans les 165 jours qui la séparent de sa prochaine mort, elle va faire la connaissance de Renée, la concierge de l'immeuble, une femme discrète, sauvage et peu aimable...

 

Le sens de la vie

Tenant constamment sa caméra super 8 à la main, Paloma nous donne à observer le monde qui l'entoure, démontrant à la fois l'absurdité des relations humaines et le désintéressement qu'ont ses parents pour elle. Sorte de justification à son geste futur, elle dissèque les relations humaines des personnes qui l'entourent avec une réflexion adulte assez déconcertante, car très juste. 

Même s'il paraît d'ailleurs parfois étrange de trouver des mots et des constructions de phrase aussi recherchés sortent de la bouche d'une enfant, cela ne fait que crédibiliser son acte et est une illustration de ce moment de pré-adolescence où elle oscille entre le monde insouciant et naïf de l'enfance et le monde réfléchi des adultes.

 

Pour partager l'affiche avec Garance Le Guillermic (Paloma), nous retrouvons une Josiane Balasko toujours aussi splendide et talentueuse. Le personnage de concierge qu'elle interprète est certainement le plus touchant. Acceptant de s'enlaidir et d'endosser un rôle de ménagère acariâtre, elle s'impose une nouvelle fois comme une grande actrice, et dépasse l'image de comédie qu'on peut lui connaître. Son personnage redonnera d'ailleurs certainement ses lettres de noblesse à la profession de concierge.

 

Le hérisson est une très belle histoire sur la vie, le sens que l'on veut lui donner, les autres, le hasard... Des destins croisés, et des amitiés qui se lient. Une ouverture d'esprit qui tardent, des préjugés persistants, ... Le hérisson c'est tout cela, et bien plus encore.

Sortie le 3 juillet 

Par Absolutvero - Publié dans : Cinéma - Communauté : Club de cinéphilie élitiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009

Hier, dimanche 5 juillet 2009, a eu lieu à Lyon le concert le plus attendu de l'été et des festivals, non seulement français mais européens : Blur au théâtre antique de Fourvière.

Douze ans après leur dernière venue à Lyon, au Transbordeur, les 4 anglais ont débarqué pour donner à un public majoritairement français un show qui restera gravé dans les mémoires.

 

Avant leur entrée sur scène, le ton est donné : un air de valse résonne dans le théâtre, c'est « The debt collector » de Parklife. On sent tout de suite que le set qu'on choisit les Blur est pour ses fans, les vrais. Ceux qui chanteront aussi bien des morceaux de Leisure que de Think Tank. 

Après cette arrivée, détendue et souriante, commence la longue liste de chansons du répertoire du groupe mythique de la scène Brit pop des années 90. Doucement, comme pour se chauffer la voix, Graham Coxon, vêtu d'un superbe t-shirt à rayures bleues et oranges, commence à gratter les notes de « She's so high ». Le public étant mis en condition, le délire peut commencer et les corps vont se serrer et s'écraser les uns sur les autres, car le revival est lancé sur les titres de Parklife, et Leisure : Girls and Boys, Tracy Jacks, There's no other way, Jubilee et Badhead. Le public est en feu, et Damon Albarn aussi ! Dans son polo Fred Perry, on le voit discrètement se rendre du bord de scène vers Dave Rowntree, en se baissant. Il enlève sa médaille, et se dirige de nouveau vers la scène à grand pas, et hop : premier stagediving ! Il est content, il est en forme... et nous aussi !

Puis, les choses se calment, avec des morceaux comme 'Beetlebum', 'Out of time', 'Trimm Trab' ou 'Tender', et Alex James peut se griller une clope, comme à son habitude, nonchalamment posé au bord de ses lèvres. 

Cette première partie se clot avec les morceaux les plus mythique du groupe, issu de l'album qui leur a fait connaître la gloire internationale, Parklife : 'End of the century', 'to the end' et le magnifique 'This is a low', qui, je l'avoue, a failli me faire pleurer.

Après ces 19 premiers titres, le groupe prend une courte pause, et revient pour donner l'assaut finale à ces petits veinards de lyonnais, qui apparemment n'ont pas encore assez sués à leur goût. Ils vont donc lancer 3 bombes coup sur coup : 'Popscene, ''Advert' et le trop célèbre 'Song 2, qui se finira en une pluie de coussins verts et rouges (coussin distribué à l'entrée pour les personnes étant dans les gradins). La foule est en délire, et le groupe n'en revient tout simplement pas. On les voit sourire, et s'émerveiller de cette nuée multicolore qui s'abat sur la scène...

 

Tellement contents de cette ambiance, Damon Albarn demande à son staff de laisser les coussins sur scène, Alex James ne résiste pas au plaisir de se coucher dedans... Le concert touche presque à sa fin, mais ni eux ni nous ne voulons partir ; heureusement ils ont prévu encore 3 titres, plus calmes, pour se quitter en douceur : 'death of the party', 'for tomorrow' et le très beau 'The universal'.

 

Quand les 4 loustics sortent de scène, on en croit pas nos yeux, ni nos oreilles. Le spectacle était entier, le son parfait (clair, et ni trop fort, ni trop faible), le public était là...

 

On en regrette leur séparation, mais finalement n'y pensons pas du tout en voyant l'osmose qui règne sur scène et le plaisir que chacun retire de ce concert à sa manière. On sort de là ému, trempé de sueur, euphorique, triste (de savoir que ce serait peut être le dernier concert d'une très très longue date).

 

Le seul regret que j'ai c'est de ne pas avoir réussi à me faufiler dans les coulisses, histoire de faire dédicacer l'intégralité de mes pochettes d'album, et puis les revoir, comme en 1996, au Summum de Grenoble, où j'avais réussi à me faire dédicacer mon pantalon et mon billet !

Par Absolutvero - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Catégories

Rechercher

Agenda concert

12 au 15/06 : Mylène Farmer (Halle T. Garnier)

14/06 : Oasis (Théatre antique de Vienne)
22/06 : Marylin Manson  (Théatre antique de Vienne)

05/07 : Blur (Fourvière)
17/07 : Tracy Chapman (Fourvière)
20/07 : Olivia Ruiz (Fourvière)
21/07 : Anthony and the johnsons (Fourvière)
23/07 : Jamie Cullum (Fourvière)
25/07 : Bénabar (Théatre antique de Vienne)
26/07 : Peter Doherty et Cold War Kids (Fourvière)

01/08 : Anaïs (Fourvière)
18/08  : Leonard Cohen  (Théatre antique de Vienne)

20/11 : Indochine (Halle T. Garnier)

18/12 : Superbus (Halle T. Garnier)


Syndication

  • Flux RSS des articles

Festivals ciné

Les festivals lyonnais :
Festival Cinéma nouvelle génération
(du 22 au 26/09/09)

Festival du cinéma
(du 13 au 18/10/09)

Toiles des Gones
(du 24/10 au 4/11/09)

Asie expo
(du 03 au 08/11/09)

Festival du film court de Villeurbanne
(du 13 au 22/11/09)

A nous de voir
(du 19 au 29/11/09)

Festival en court
(du 23 au 28/11/09)

Ciné o'clock
(du 27/01 au 02/02/10)

Et les festivals internationaux :
Sundance - Janvier
Berlin - Février
Cannes - Mai
Venise - Septembre
Deauville - Septembre

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés